Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées en langage simple.

Anatomie et maladie

Par Alexandra Villa-Forte, MD, MPH, Cleveland Clinic

Le corps humain est remarquablement bien conçu. Ses organes ont, pour la plupart, une réserve fonctionnelle très importante : ils peuvent fonctionner de façon efficace même après avoir été lésés. Ainsi, des conséquences graves n’apparaîtront au niveau du foie que s’il est détruit à plus des deux tiers, et une personne peut généralement vivre avec un seul poumon ou un seul rein. D’autres organes, en revanche, ne peuvent tolérer que des lésions modérées avant de connaître des dysfonctionnements et de provoquer des symptômes. Par exemple, si à la suite de l’obstruction ou de la rupture d’une artère du cerveau (accident vasculaire cérébral), une partie vitale du tissu cérébral se trouve détruite, même toute petite, la personne peut devenir incapable de parler, de mouvoir un membre ou de maintenir son équilibre. Si une crise cardiaque endommage une petite portion de tissu dans la région du cœur qui crée ou transmet les signaux de commande des battements, le rythme cardiaque peut devenir dangereusement lent et la personne peut même mourir.

La maladie affecte souvent l’anatomie et des modifications anatomiques peuvent être responsables de maladies. Si l’apport de sang dans les tissus est bloqué ou interrompu, le tissu meurt (c’est ce qu’on appelle un infarctus), comme dans une crise cardiaque (infarctus du myocarde) ou dans un accident vasculaire cérébral (infarctus cérébral). L’altération d’une valve cardiaque peut provoquer un dysfonctionnement cardiaque. Une lésion de la peau peut altérer son rôle de barrière, pouvant induire une infection. Certaines excroissances, comme les tumeurs, peuvent détruire un tissu sain, soit directement, soit par compression.

Du fait de la relation entre maladie et anatomie, les méthodes d’imagerie médicale sont devenues fondamentales pour le diagnostic et le traitement des différentes affections. Les premiers succès ont été obtenus grâce aux rayons X, qui ont permis aux médecins de voir à l’intérieur du corps et d’étudier les organes internes sans avoir recours à la chirurgie. Une autre avancée majeure a été la tomodensitométrie (TDM – Tomodensitométrie (TDM)), qui combine les rayons X et l’informatique. La tomodensitométrie produit des images en coupe transversale (bidimensionnelles) très détaillées de l’intérieur de l’organisme.

D’autres méthodes pour produire des images des structures internes comprennent l’échographie, qui utilise des ultrasons, l’imagerie par résonance magnétique (IRM – Imagerie par résonance magnétique (IRM)), qui utilise les oscillations des atomes de l’organisme dans un champ magnétique, et la scintigraphie, qui utilise des composés radioactifs injectés dans l’organisme ( Scintigraphie radio-isotopique). Ces méthodes d’exploration de l’intérieur du corps sont dites non invasives, à l’inverse de la chirurgie qui est invasive.