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Interactions esprit-corps

Par Alexandra Villa-Forte, MD, MPH, Cleveland Clinic

Le corps et l’esprit interagissent de façon vigoureuse et peuvent affecter la santé d’une personne. L’esprit (cerveau) contrôle intimement le système digestif ; l’anxiété, la dépression et la peur affectent gravement son fonctionnement ( Présentation de l’appareil digestif). Les tensions psychologiques et sociales peuvent déclencher ou accentuer de nombreuses maladies et troubles comme le diabète sucré, l’hypertension artérielle et la migraine. Cependant, l’importance des facteurs psychologiques diffère de façon significative chez les patients qui souffrent de la même maladie.

La plupart des personnes, en se basant sur leur intuition ou leur expérience personnelle, croient que le stress peut déclencher ou modifier l’évolution des maladies, même les plus graves. Le mécanisme d’action de ces agents stressants n’est pas clairement établi. De façon évidente, les émotions peuvent affecter des fonctions corporelles, comme la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la sudation, le sommeil, les sécrétions gastriques et le péristaltisme intestinal, mais d’autres rapports entre les émotions et le corps sont moins évidents. Par exemple, on vient seulement de commencer à identifier les mécanismes d’interaction entre le cerveau et le système immunitaire. Il est étonnant que le cerveau puisse modifier l’activité des globules blancs, et donc, la réponse immunitaire, alors que les globules blancs se déplacent dans l’organisme à l’intérieur des vaisseaux sanguins et lymphatiques et n’ont pas de connexion directe avec les nerfs. Cependant, certaines études ont montré que le cerveau communiquait avec les globules blancs. Par exemple, une dépression ( Dépression) peut inhiber le système immunitaire, rendant une personne plus sensible aux infections telles que le rhume.

Le stress peut provoquer des symptômes physiques, même en l’absence de maladie organique, car le corps réagit physiologiquement au stress émotionnel. Par exemple, le stress peut provoquer de l’anxiété, ce qui induit une stimulation du système nerveux autonome ( Présentation du système nerveux autonome) et la production d’hormones, comme l’adrénaline, qui accéléreront le rythme cardiaque et augmenteront la pression artérielle et la transpiration. Le stress peut aussi provoquer des tensions musculaires, entraînant l’apparition de douleurs au niveau du cou (douleurs cervicales), du dos, de la tête (céphalées) ou ailleurs.

L’interaction entre le corps et l’esprit est bidirectionnelle. Non seulement les facteurs psychologiques peuvent participer à l’apparition ou à l’aggravation d’un grand nombre de maladies organiques, mais celles-ci peuvent également influer sur la pensée ou sur l’humeur d’une personne. Les personnes qui sont atteintes de troubles menaçant le pronostic vital, récurrents ou chroniques, deviennent souvent déprimées. La dépression peut aggraver les effets de la maladie organique et s’ajouter au mal-être de la personne.