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Loase

(Filariose à Loa loa ; œdème de Calabar)

Par Richard D. Pearson, MD, Emeritus Professor of Medicine, University of Virginia School of Medicine

La loase est l’infection de tissus sous-cutanés par le ver rond Loa loa.

  • Des gonflements irritants apparaissent, principalement sur les bras et les jambes.

  • Parfois, les vers se déplacent sous la membrane transparente qui couvre les yeux.

  • Le diagnostic repose sur l’identification du ver dans un échantillon sanguin.

  • Le seul médicament capable de tuer le ver est la diéthylcarbamazine.

La loase est une filaire qui survient uniquement dans la région forestière tropicale de l’Afrique centrale et de l’Ouest.

Mode de transmission de la loase

La loase est transmise lorsqu’une mouche du cerf africaine pique une personne et dépose des larves du ver sur la peau de la personne. Les larves pénètrent à la faveur de la piqûre et parviennent à maturation dans les tissus sous-cutanés (tissus sous la peau). Les vers adultes peuvent faire environ 3 à 7 centimètres de long. Les adultes donnent naissance à des larves immatures (appelées microfilaires) qui se déplacent dans la circulation sanguine pendant la journée et restent dans les poumons la nuit. L’infection se propage lorsque la personne infectée est piquée par une mouche pendant la journée, lorsque les microfilaires sont dans le sang. La mouche peut alors transmettre ces larves lorsqu’il pique une autre personne.

Symptômes de la loase

Des gonflements prurigineux (œdèmes de Calabar) se développent principalement sur les bras et les jambes, mais peuvent apparaître n’importe où sur le corps. On pense qu’il s’agit d’une réaction allergique à des substances produites par les vers. Les œdèmes durent généralement 1 à 3 jours chez les habitants des régions affectées, mais dans le cas des voyageurs de passage, les gonflements se produisent plus souvent et sont plus sévères. Les vers peuvent aussi se déplacer sous la muqueuse transparente qui couvre les yeux (conjonctive). Ce mouvement peut être déstabilisant et provoque une sensation de démangeaison ou d’irritation au niveau des yeux. Mais, il ne produit aucune lésion permanente.

Il arrive parfois que la loase affecte le cœur, les reins, ou le cerveau, mais les symptômes sont d’ordinaire légers. L’urine peut contenir plus de protéine que d’habitude et un peu de sang.

Diagnostic de la loase

  • Examen ou analyse d’un échantillon de sang

L’infection est suspectée chez les personnes qui présentent les symptômes typiques si elles ont voyagé dans les régions où l’infection est endémique ou si elles ont émigré de ces régions.

Le diagnostic repose sur l’identification des microfilaires dans un échantillon de sang examiné au microscope. L’échantillon est prélevé autour de midi, lorsque le sang contient le plus grand nombre de microfilaires.

De nouveaux tests diagnostiques permettent d’identifier le matériel génétique (ADN) du parasite dans un échantillon de sang.

Prévention de la loase

Dans les régions où l’infection est endémique, la diéthylcarbamazine, administrée une fois par semaine, peut aider à prévenir l’infection.

Pour éviter les piqûres de mouche du cerf, on peut

  • Utiliser des insecticides répulsifs

  • Porter des vêtements imprégnés de perméthrine (insecticide)

  • Porter des chemises à manches longues et des pantalons longs

Comme la mouche pique pendant la journée, les moustiquaires au-dessus des lits ne sont pas utiles.

Traitement de la loase

  • Diéthylcarbamazine

  • Parfois aussi l’albendazole ou une procédure consistant à filtrer le sang

Le seul médicament capable de tuer les microfilaires et les vers adultes est la diéthylcarbamazine (un médicament utilisé pour traiter certaines filarioses). Elle est prise par voie orale pendant 21 jours. Le traitement peut devoir être répété pour éradiquer l’infection.

La diéthylcarbamazine peut produire des effets secondaires graves, parfois mortels, en particulier si l’infection est sévère. Il est possible de réduire ce risque en réduisant le nombre de microfilaires dans le sang. Pour cette raison, avant le traitement par la diéthylcarbamazine, les médecins déterminent le nombre de microfilaires dans le sang. Lorsque le nombre est élevé, ils le réduisent en donnant à la personne un autre médicament (albendazole) ou en effectuant une procédure qui vise à filtrer le sang à l’aide d’un dispositif.

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