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Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)

Par Craig R. Pringle, BSc, PhD, Emeritus Professor, School of Life Sciences, University of Warwick

Le syndrome respiratoire aigu sévère est une infection virale responsable de symptômes pseudo-grippaux.

Cette infection a été détectée la première fois en Chine fin 2002. Une épidémie mondiale a éclaté, avec plus de 8 000 cas dans le monde entier, affectant le Canada et les États-Unis, et plus de 800 décès à la moitié de l’année 2003. En 2014, aucun cas n’ayant été signalé dans le monde depuis 2004, le SRAS (la maladie, mais pas le virus) a été considéré comme éradiqué. On estime que la source était des chats et/ou des civettes qui avaient été infectés par contact avec une chauve-souris contaminée avant d’être vendus sur un marché de viande vivante. Les chauves-souris sont souvent porteuses du virus, et le virus est probablement toujours présent chez les chauves-souris.

Le virus responsable du SRAS est un coronavirus. Le SRAS est bien plus grave que la plupart des autres infections à coronavirus, qui se manifestent en général par des symptômes semblables à ceux du rhume. Toutefois, les coronavirus sont aussi responsables d’une autre maladie grave, il s’agit du syndrome respiratoire du Moyen-Orient ( Syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Middle East Respiratory Syndrome, MERS)).

Symptômes

Les symptômes du SRAS ressemblent à ceux d’infections respiratoires virales plus courantes, mais ils sont plus sévères. Ils comprennent la fièvre, les céphalées, les frissons et les douleurs musculaires suivis d’une toux sèche et parfois des difficultés à respirer.

La plupart des personnes récupèrent en 1 à 2 semaines. Cependant, certaines développent de graves difficultés à respirer, et près de 10 % meurent.

Diagnostic

  • Examen clinique

  • Analyses pour identifier le virus

On suspecte un SRAS uniquement chez des personnes qui ont été éventuellement exposées à un patient infecté et qui sont atteintes d’une fièvre associée à une toux ou des difficultés respiratoires.

Des analyses peuvent être effectuées pour identifier le virus.

Prévention et traitement

  • Isolement

  • Le cas échéant, oxygène

  • Parfois, utilisation d’un respirateur pour faciliter la respiration

Si le médecin pense qu’une personne peut être atteinte d’un SRAS, cette personne est isolée dans une chambre munie d’un système de ventilation qui limite la diffusion des microorganismes dans l’air. Au cours de la première et unique épidémie de SRAS, l’isolement a permis d’éviter la propagation du virus, pour finir par l’éliminer.

Les patients atteints de symptômes modérés n’ont besoin d’aucun traitement spécifique. Ceux atteints de difficultés respiratoires modérées peuvent nécessiter une oxygénothérapie. Ceux atteints de sévères difficultés respiratoires peuvent être placés sous ventilation mécanique assistée pour les aider à respirer.