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Précautions à prendre pour la plongée et la prévention des accidents de plongée

Par Alfred A. Bove, MD, PhD, Temple University School of Medicine

La plongée est une activité de loisir relativement sans danger pour les personnes en bonne santé qui sont bien informées et ont reçu un entrainement adéquat. Des cours sur la sécurité relative à la plongée offerts par diverses associations nationales de plongée sont largement disponibles.

Mesures de précaution pour assurer la sécurité

Les plongeurs doivent prendre des précautions pour minimiser le risque de barotraumatisme et d'accident de décompression.

Le risque de barotraumatisme peut être réduit par l'égalisation de la pression dans les divers espaces remplis d'air, notamment le masque facial (en soufflant de l'air par le nez à l'intérieur du masque) et l'oreille moyenne (par exemple en bâillant ou en déglutissant). Les plongeurs doivent éviter de retenir leur respiration et respirer normalement pendant la remontée qui ne devrait pas dépasser 0,15 à 0,3 mètre par seconde), vitesse qui permet d'expulser progressivement l'azote et de vider les espaces remplis d'air (par exemple, les poumons et les sinus). Les recommandations actuelles comprennent un arrêt (palier) de sécurité de 3 à 5 minutes à 4,6 mètres de profondeur. Les plongeurs doivent s'abstenir de voyager par avion pendant 15 à 18 heures après une plongée.

Les plongeurs doivent être informés des conditions de plongée (par exemple, mauvaise visibilité ou courants exigeant des efforts supplémentaires) et éviter de plonger quand elles existent. Les températures froides constituent un risque particulier car l'hypothermie peut se développer rapidement et compromettre les facultés mentales et la dextérité du plongeur. L'hypothermie peut également causer des troubles du rythme cardiaque potentiellement mortels chez les personnes qui y sont prédisposées. Plonger seul n'est pas recommandé.

Les drogues à usage récréatif, les sédatifs et l'alcool, quelle que soit la quantité, peuvent avoir des effets imprévisibles ou inattendus en profondeur et doivent être strictement évités. Les médicaments sur ordonnance non sédatifs ont rarement des effets sur la plongée de loisir.

Facteurs à haut risque en plongée

La plongée peut nécessiter de rudes efforts et les plongeurs doivent pouvoir démontrer des capacités supérieures à la moyenne pour l'aérobie (capacité pour l'exercice physique intense) et ne pas être limités par des affections cardiaques ou pulmonaires. Les affections qui peuvent diminuer la conscience, l'attention ou le discernement, comme les convulsions et le diabète traité à l'insuline (pouvant causer un faible taux de glycémie [hypoglycémie]) interdisent en général la plongée. Il existe des programmes spéciaux à l'attention des plongeurs atteints de diabète. Il faut consulter un médecin pour toute question éventuelle. Il n'est pas recommandé que les enfants de moins de 10 ans fassent de la plongée, mais des programmes commençant l'enseignement des enfants à l'âge de 8 ans ont eu du succès. La plupart des instructeurs de plongée sont familiarisés avec les directives à suivre pour l'enseignement de la plongée aux enfants. Des médecins familiarisés avec la plongée doivent évaluer les plongeurs éventuels du point de vue de leur condition physique et des facteurs de risque pouvant augmenter le risque d'incidents et de traumatismes pendant la plongée.

Les plongeurs professionnels peuvent être soumis à des examens médicaux complémentaires (fonctionnalité cardiaque et pulmonaire, épreuves d’effort, examen de l’audition et de la vision et radiographies du squelette). De plus, une formation à la plongée est absolument indispensable.

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