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Lésions urétérales

Par Noel A. Armenakas, MD, Clinical Professor of Urology;Attending Surgeon, Weill Cornell Medical School;New York Presbyterian Hospital and Lenox Hill Hospital

La majorité des lésions urétérales se produisent au cours des interventions pelviennes ou abdominales, telles que l’ablation de l’utérus (hystérectomie) ou du côlon (colectomie), ou lors d’un accouchement par césarienne, d’un anévrysme de l’aorte, d’une urétéroscopie (examen de l’uretère par sonde rigide ou souple à fibres optiques). Une autre cause de lésion urétérale rare est la plaie résultant d’une pénétration par balle ou par arme blanche. Exceptionnellement, les lésions fermées, en particulier celles qui causent la flexion du tronc en arrière, peuvent provoquer la désinsertion de la partie supérieure de l’uretère au niveau du rein.

Si les lésions urétérales ne sont pas traitées, des complications, telles que la formation d’une fistule (communication anormale avec une autre structure abdominale), d’un abcès (accumulation de pus), d’une sténose (rétrécissement de l’uretère) ou d’un écoulement urinaire et d’une l’infection persistants, peuvent survenir.

Symptômes et diagnostic

Certaines personnes ne se plaignent que de douleurs abdominales ou de la région comprise entre les côtes et les hanches (flanc), et peuvent parfois observer une fuite d’urine par la plaie. De la fièvre peut accompagner une infection causée par une fuite urinaire persistante. Du sang peut apparaître dans les urines.

Comme la lésion urétérale est rarement la cause la plus probable de tels symptômes, il est possible de ne pas reconnaître rapidement une telle lésion. En général, les médecins suspectent une lésion lorsque les personnes qui présentent ces symptômes ont subi récemment une intervention chirurgicale ou bien s’il s’agit de personnes ayant subi une blessure pénétrante de l’abdomen. En cas de suspicion de lésion urétérale, des examens d’imagerie s’imposent. L’examen initial est souvent la tomodensitométrie (TDM) avec un produit radio-opaque (produit de contraste) ou une urographie intraveineuse. Une pyélographie rétrograde (radiographie prise après qu’un produit de contraste soit instillé directement à l’extrémité de l’uretère) est parfois effectuée, généralement pendant une cystoscopie (passage d’une sonde flexible à fibres optiques à travers l’urètre pour être mise en place dans la vessie). Des lésions urétérales sont parfois identifiées pendant une intervention chirurgicale.

Traitement

Certaines lésions mineures peuvent être traitées par la pose d’un tube flexible (endoprothèse) dans l’uretère, soit à travers la vessie, soit à travers le rein, par l’insertion d’une aiguille dans le flanc de la personne (néphrostomie percutanée). Ces manœuvres sont réalisées pour dériver le flux urinaire qui traverse l’uretère, en général pendant 2 à 6 semaines, le temps de permettre sa guérison. Si la lésion urétérale ne guérit pas malgré l’utilisation d’une endoprothèse, une intervention chirurgicale complémentaire peut s’avérer nécessaire. Chez les personnes souffrant de lésions plus sévères, la chirurgie peut être nécessaire pour reconstruire l’uretère.

Le traitement vise à éviter les complications des lésions urétérales. Si malgré cela des complications surviennent, elles devront être traitées spécifiquement.