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Commotion

Par James E. Wilberger, MD, Professor of Neurosurgery;Jannetta Endowed Chair, Department of Neurosurgery;DIO, Chairman Graduate Medical Education Committee;Vice-President, Graduate Medical Education, Drexel University College of Medicine;Allegheny General Hospital;Allegheny Health Network Medical Education Consortium;Allegheny Health Network ; Derrick A. Dupre, MD, Department of Neurosurgery;, Allegheny General Hospital;Drexel University College of Medicine

Une commotion est une altération de la fonction mentale induite par une blessure ou un niveau de conscience pouvant impliquer une perte de connaissance, pouvant survenir sans dommage évident aux structures cérébrales, qui peut durer moins de 6 heures.

Dans la commotion cérébrale, il est possible qu’aucune lésion cérébrale ne soit détectée sur les examens d’imagerie tels que la tomodensitométrie (TDM) ou l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Pourtant, les cellules du cerveau sont temporairement endommagées ou présentent une anomalie de fonctionnement. Les personnes présentent des symptômes temporaires d’anomalie de fonctionnement du cerveau.

Les personnes qui subissent une commotion peuvent se sentir temporairement abasourdies ou légèrement confuses. Certaines personnes répondent lentement aux questions. D’autres peuvent ne pas se rendre compte qu’elles ont subi une commotion. Les personnes peuvent être étourdies ou affectées de céphalées, de vision double, de sensibilité à la lumière, d’un mauvais équilibre ou de maladresse. Une perte de connaissance peut survenir pendant une brève période, rarement plus de 15 minutes. Il peut y avoir perte de mémoire des événements survenus juste avant ou juste après la lésion.

Le syndrome post-commotionnel fait référence à certains symptômes qui apparaissent parfois jusqu’à quelques semaines après une commotion. Les personnes peuvent souffrir de céphalées, avoir la sensation de tournoyer, éprouver des vertiges, de la fatigue, avoir des troubles de la mémoire, une incapacité à se concentrer, une sensibilité à lumière ou au bruit, de l’irritabilité, de la dépression et de l’angoisse. Certaines personnes peuvent manifester une altération du raisonnement, en particulier celles qui ont éprouvé des troubles émotionnels avant la commotion. Les symptômes du syndrome post-commotionnel sont fréquents pendant la semaine qui suit la commotion et se résolvent généralement pendant la deuxième semaine. Cependant, ces symptômes persistent parfois pendant des mois ou, rarement, pendant des années. Les personnes ayant souffert d’une commotion semblent plus susceptibles d’en subir une autre, en particulier si la nouvelle lésion survient avant que les symptômes de la commotion précédente aient totalement disparu.

Pour diagnostiquer une commotion, les médecins ont besoin de s’assurer que les structures cérébrales ne sont pas endommagées. Il peut être nécessaire de faire une TDM, une IRM, ou les deux. S’il n’y a pas de lésion cérébrale structurale, seuls les symptômes doivent être traités. En présence de commotion, on administre de l’acétaminophène contre la douleur. Il ne faut pas prendre d’aspirine ni d’autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS, Antalgiques non opioïdes : Anti-inflammatoires non stéroïdiens) parce qu’ils interfèrent avec la coagulation sanguine et peuvent contribuer à l’hémorragie de vaisseaux sanguins endommagés. Le repos est le meilleur traitement pour la commotion.

Le traitement du syndrome post-commotionnel dépend de la sévérité des symptômes. Le repos et une observation étroite sont des éléments importants. Les personnes qui souffrent de troubles émotionnels peuvent avoir besoin de recourir à la psychothérapie. La répétition des commotions peut augmenter ultérieurement le risque de démence, de maladie de Parkinson et de dépression. Il est recommandé de pas pratiquer de sport de contact après une commotion tant que les tous les effets néfastes de celle-ci ne se sont pas complètement résolus et qu’une évaluation médicale n’a pas été effectuée.