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Facteurs de risque de réactions indésirables aux médicaments

Par Daphne E. Smith Marsh, PharmD, BC-ADM, CDE , Clinical Assistant Professor, Department of Pharmacy Practice;Clinical Pharmacist, College of Pharmacy, University of Illinois at Chicago;Mile Square Health Center, University of Illinois at Chicago

De nombreux facteurs sont susceptibles d’augmenter la probabilité de réaction indésirable aux médicaments. À savoir :

  • Prise simultanée de plusieurs médicaments

  • Personne très jeune ou très âgée

  • Grossesse

  • Allaitement

Il existe des facteurs héréditaires qui confèrent une plus grande disposition aux effets toxiques d’un médicament donné. Certaines maladies peuvent modifier l’absorption, le métabolisme et l’élimination du médicament ainsi que la réponse de l’organisme au médicament ( Interactions médicament-maladie), augmentant ainsi le risque de réactions indésirables aux médicaments. La façon dont les interactions psychosomatiques, telles que l’attitude mentale, la conception individuelle, la confiance en soi et envers les médecins, influent sur les réactions indésirables aux médicaments, est encore très peu explorée.

Prise de plusieurs médicaments

La prise de plusieurs médicaments, sur ordonnance ou en vente libre, augmente le risque de développement d’une réaction indésirable aux médicaments. Le nombre et la gravité des réactions indésirables aux médicaments augmentent de façon non proportionnelle par rapport à la quantité de médicaments prise. La prise d’alcool, qui agit de fait dans l’organisme comme un médicament, augmente le risque. Il est possible de réduire le risque de réactions indésirables aux médicaments en demandant à un médecin ou à un pharmacien de contrôler périodiquement tous les médicaments pris afin de procéder aux changements appropriés.

Le saviez-vous ?

  • Aux États-Unis, 3 à 7 % des hospitalisations sont liées au traitement des réactions indésirables aux médicaments.

Âge

Les nourrissons et les enfants très jeunes sont exposés à un risque élevé de réactions indésirables aux médicaments, car leur capacité à métaboliser les médicaments n’est pas parvenue à une totale maturité. Par exemple, les nouveau-nés ne peuvent pas métaboliser et éliminer le chloramphénicol, un antibiotique. Chez eux, ce médicament peut induire le développement du syndrome du bébé gris, réaction grave et souvent mortelle. Lorsque des tétracyclines (un autre antibiotique) sont administrées à des nourrissons ou à de jeunes enfants au cours de la période de développement des dents (période qui s’étend jusqu’à 8 ans), l’émail de leurs dents peut se colorer en jaune de manière irréversible. Les enfants de moins de 18 ans sont exposés au risque de syndrome de Reye lorsqu’ils reçoivent de l’aspirine pour le traitement d’une grippe ou d’une varicelle.

Les personnes âgées présentent un risque élevé de développement de réactions indésirables aux médicaments pour plusieurs raisons ( Vieillissement et médicaments). D’une part, elles sont susceptibles de cumuler plusieurs problèmes de santé et donc de recevoir plusieurs médicaments sur ordonnance et/ou en vente libre. D’autre part, avec l’âge, le foie est moins à même de métaboliser de façon efficace de nombreux médicaments ; de plus, les reins éliminent moins bien les médicaments de l’organisme, ce qui augmente le risque d’atteinte rénale et d’autres réactions indésirables. Ces problèmes liés à l’âge sont souvent aggravés par la dénutrition et la déshydratation, qui tendent à devenir plus fréquentes avec le vieillissement.

Les personnes âgées sont plus sensibles aux effets de nombreux médicaments. Par exemple, elles ont une probabilité plus forte de présenter des étourdissements, une perte de l’appétit, une dépression, une confusion et des altérations de la coordination motrice, ce qui entraîne une augmentation du risque de chutes et de fractures. Parmi les médicaments susceptibles d’induire de telles réactions figurent de nombreux antihistaminiques, des somnifères, des anxiolytiques, des antihypertenseurs et des antidépresseurs ( Vieillissement et médicaments).

Grossesse et allaitement

Nombre de médicaments, p. ex., les antihypertenseurs tels que les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA), font courir un risque pour la santé et le développement normal du fœtus. Autant que possible, les femmes enceintes ne doivent pas prendre de tels médicaments, surtout pendant le premier trimestre de la grossesse ( Médicaments qui peuvent poser des problèmes pendant la grossesse*). Cependant, certains médicaments, tels que les ECA et les ARA, présentent les risques les plus élevés au cours du troisième trimestre de la grossesse. La prise de tout médicament au cours de la grossesse, qu’il s’agisse de médicaments sur ordonnance, en vente libre ou encore de compléments alimentaires (y compris les plantes médicinales), nécessite une surveillance médicale. Les drogues sociales (alcool et nicotine) et les substances illicites (cocaïne et opiacés tels que l’héroïne) comportent des risques pour la grossesse et le fœtus.

Les médicaments et les plantes médicinales peuvent atteindre le nourrisson par le lait maternel ( Prise de médicaments pendant l’allaitement). Certains médicaments ne doivent pas être pris en période d’allaitement, tandis que d’autres nécessitent une surveillance médicale. Certains médicaments ne sont généralement pas nocifs pour l’enfant allaité. Cependant, les femmes qui allaitent doivent demander conseil à un médecin avant de prendre quelque médicament que ce soit. La prise de drogues sociales et de produits stupéfiants par la mère qui allaite peut induire des effets nocifs chez son enfant.

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