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Accouchement par césarienne

(césarienne)

Par Julie S. Moldenhauer, MD, Associate Professor of Clinical Obstetrics and Gynecology in Surgery, The Garbose Family Special Delivery Unit;Attending Physician, The Center for Fetal Diagnosis and Treatment, Children's Hospital of Philadelphia;The University of Pennsylvania Perelman School of Medicine

L’accouchement par césarienne est un accouchement chirurgical au cours duquel on pratique une incision sur l’abdomen et sur l’utérus de la femme.

Aux États-Unis, environ 2 à 3 accouchements sur 10 sont des césariennes.

Les médecins ont recours à la césarienne lorsqu’ils pensent qu’elle est plus sûre que l’accouchement vaginal, que ce soit pour la femme, le bébé ou les deux, comme dans les situations suivantes :

  • lorsque le travail est prolongé ;

  • lorsque le fœtus est dans une position anormale, telle qu’une présentation par le siège (les fesses en premier) ;

  • lorsque la fréquence cardiaque du fœtus est anormale, indiquant une souffrance fœtale ;

  • lorsque les saignements vaginaux sont excessifs, suggérant que le placenta se détache peut-être trop tôt de la paroi utérine ;

  • lorsque la femme a déjà subi plusieurs césariennes par le passé (en général).

Autrefois, si une femme avait subi un accouchement par césarienne, les médecins recommandaient une césarienne pour toutes les grossesses suivantes. En effet, ils redoutaient que la cicatrice de l’incision pratiquée dans l’utérus ne s’ouvre (rupture utérine) au cours du travail. Cependant, les médecins réalisent aujourd’hui que le risque de rupture est faible après une césarienne si l’incision est pratiquée dans la partie basse de l’utérus. Ainsi, si une femme n’a subi qu’une seule césarienne par le passé et si l’incision a été réalisée dans la partie basse de l’utérus, elle peut choisir d’accoucher par voie basse (accouchement vaginal après une césarienne, AVAC). Cependant, si une femme a subi plus d’une césarienne, la plupart des médecins recommandent une césarienne pour toutes les grossesses suivantes. Avant de choisir de tenter un AVAC, il est essentiel pour la patiente d’en discuter avec son médecin pour évaluer les risques. De nombreux établissements utilisent des listes de vérification pour s’assurer que la femme et son bébé sont de bons candidats pour un AVAC sûr et réussi.

Si une femme choisit un accouchement vaginal après avoir subi une césarienne par le passé, elle devra prévoir d’accoucher dans un établissement équipé pour effectuer une césarienne rapidement, car

  • l’accouchement vaginal ne réussit que chez environ 60 à 80 % des femmes ayant subi une césarienne par le passé ;

  • il existe un risque très faible pour que l’utérus se rompe.

Le saviez-vous ?

  • Si une femme n’a subi qu’une seule césarienne par le passé, avec une incision basse, elle peut discuter avec son médecin de la possibilité d’accoucher par voie basse pour sa grossesse suivante et peut ensuite faire ce choix.

Un obstétricien, un anesthésiste, des infirmiers et quelquefois un pédiatre sont impliqués dans une césarienne. Les anesthésiques et les antibiotiques en perfusion, associés à des transfusions sanguines, contribuent à réduire les risques de la césarienne.

Pour une césarienne, l’incision peut s’effectuer dans la partie supérieure ou inférieure de l’utérus.

  • Incision inférieure : ce type d’incision est plus fréquent. La partie basse de l’utérus est très fine et moins vascularisée, de sorte que la perte sanguine sera moindre. La cicatrice est en outre plus résistante et risque moins de s’ouvrir lors des accouchements ultérieurs. Une incision inférieure est généralement horizontale, mais elle peut aussi être verticale.

  • Incision supérieure (classique) : cette incision est généralement indiquée lorsque le placenta recouvre le col de l’utérus (complication appelée placenta praevia) ou lorsque le fœtus est en position horizontale dans le canal vaginal, quand il s’agit d’un accouchement très prématuré ou lorsque le fœtus présente une malformation congénitale.

On encourage la patiente à se lever rapidement après la césarienne afin de diminuer le risque de caillot sanguin à point de départ périphérique (jambes) ou pelvien, migrant vers les poumons et bloquant ainsi les artères pulmonaires (embolie pulmonaire).

L’accouchement par césarienne provoque ultérieurement une douleur plus généralisée, un séjour hospitalier et une période de récupération plus longs que l’accouchement par voie basse.

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