Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées en langage simple.

Stérilisation

Par Laura Sech, MD, University of Southern California Keck School of Medicine ; Daniel R. Mishell, Jr., MD, Keck School of Medicine, University of Southern California;Women's and Children's Hospital, Los Angeles County and University of Southern California Medical Center ; Emily Silverstein, MD, University of Southern California Keck School of Medicine

La stérilisation est l’induction d’une incapacité de la personne à se reproduire.

  • Le fait de bloquer les canaux qui transportent le sperme ou l’ovule supprime la capacité à se reproduire.

  • La vasectomie est une courte procédure pour les hommes, réalisée par le médecin en ambulatoire.

  • La procédure pour les femmes (souvent appelée ligature des trompes) est plus compliquée et peut être réalisée à l’aide d’une fine sonde insérée dans une petite incision abdominale, d’instruments insérés à travers le vagin ou d’une incision abdominale.

Aux États-Unis, près d’un tiers des couples mariés qui utilisent les méthodes de planification familiale choisissent la stérilisation, en particulier lorsque la femme a plus de 30 ans (ndt : la proportion est très inférieure en Europe). Pour les hommes, la procédure est une vasectomie. Pour les femmes, la stérilisation peut être réalisée à l’aide d’une fine sonde insérée dans une petite incision abdominale (cœlioscopie), d’instruments insérés à travers le vagin (hystéroscopie) ou d’une incision abdominale (minilaparotomie – voir ci-dessous). Pour les femmes, la stérilisation est souvent appelée ligature des trompes, ce qui fait référence à une procédure de stérilisation spécifique.

La stérilisation doit toujours être considérée comme définitive. Toutefois, si un couple change d’avis, il est possible d’effectuer une opération visant à relier ou à rouvrir les canaux sectionnés (appelée ré-anastomose) afin de restaurer la fertilité. Son succès dépend en partie de la procédure utilisée pour la stérilisation. La ré-anastomose a moins de chances d’être efficace chez l’homme que chez la femme et ne peut être réalisée si certaines procédures bloquant les canaux ont été utilisées. Pour les couples, le taux de grossesse évolue entre 45 et 60 % après ré-anastomose chez l’homme, et entre 50 et 80 % chez la femme. Si la ré-anastomose ne réussit pas, la conception sera peut-être possible avec une fécondation in vitro (éprouvette) ( Fécondation in vitro (FIV ; en éprouvette)).

Vasectomie

La vasectomie est utilisée pour stériliser les hommes. Elle consiste à couper et ligaturer les canaux déférents (canaux qui transportent les spermatozoïdes issus des testicules). Une vasectomie, réalisée par un urologue en ambulatoire, nécessite environ 20 minutes et est effectuée sous anesthésie locale. À l’aide d’une petite incision sur les côtés du scrotum, chaque déférent est incisé, et les extrémités libres ligaturées. Après une vasectomie, une méthode contraceptive complémentaire devra être utilisée jusqu’à ce que la stérilité soit confirmée. Habituellement, l’homme devient stérile après environ 20 éjaculations, car de nombreux spermatozoïdes sont stockés dans les vésicules séminales. La stérilité est confirmée lorsqu’un examen de laboratoire montre que le sperme de deux éjaculations, généralement obtenu 3 mois après la procédure, ne contient pas de spermatozoïdes.

Les complications de la vasectomie comprennent une thrombose veineuse au niveau du scrotum (chez moins de 5 % des hommes), une réaction inflammatoire à une fuite de sperme et une ré-anastomose spontanée (chez moins de 1 % des hommes). Dans le cas d’une ré-anastomose spontanée, les canaux bloqués se débloquent ou se relient tous seuls, restaurant ainsi la fertilité. La ré-anastomose se produit généralement peu après la procédure.

L’activité sexuelle peut reprendre dès que l’homme le souhaite, avec une contraception jusqu’à ce que la stérilité soit confirmée, mais l’éjaculation devra être évitée les premiers jours, car elle pourrait être douloureuse. Environ 0,15 % des femmes sont enceintes après la stérilisation de leur partenaire.

Le saviez-vous ?

  • Bien que considérée comme définitive, la stérilisation est souvent réversible.

  • Une contraception devra être maintenue pendant un certain temps après la vasectomie, jusqu’à ce que les examens confirment l’absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat.

Stérilisation pour les femmes

Plusieurs méthodes (telles que la cœlioscopie, l’hystéroscopie ou la minilaparotomie) sont possibles. Le plus souvent, ces procédures sont utilisées pour bloquer les trompes de Fallope, qui transportent l’ovule des ovaires vers l’utérus.

Les femmes venant d’accoucher peuvent être stérilisées immédiatement après l’accouchement ou les jours suivants. La stérilisation peut également être planifiée et réalisée indépendamment de tout autre acte chirurgical.

La stérilisation par voie cœlioscopique est souvent pratiquée. À l’aide d’une fine sonde (laparoscope) insérée dans une petite incision abdominale, le médecin bloque et/ou ferme les trompes de Fallope en effectuant l’une des procédures suivantes :

  • sectionner et ligaturer les extrémités coupées (ligature des trompes) ;

  • utiliser un bistouri électrique (un instrument qui génère un courant électrique pour sectionner les tissus) afin de scléroser les trompes sur 2,5 cm ;

  • mettre en place des dispositifs, tels que des bandes de plastique ou des agrafes métalliques, pour bloquer les trompes ou les pincer et les maintenir fermées.

La ligature des trompes est fréquemment pratiquée au moyen d’un laparoscope. Cette procédure implique une incision juste sous le nombril, réalisée après une anesthésie générale ou régionale (spinale, par exemple). Elle est réalisée en salle d’opération.

Les taux de réussite en cas de restauration de la fertilité après une ligature des trompes varient en fonction de l’âge :

  • pour les femmes âgées de 15 à 30 ans : 73 % ;

  • pour les femmes âgées de 30 à 33 ans : 64 % ;

  • pour les femmes âgées de 34 à 49 ans : 46 %.

En général, après une stérilisation par voie cœlioscopique, la patiente rentre chez elle le jour même. Jusqu’à 6 % des femmes présentent des complications mineures, telles qu’une infection cutanée ou une douleur au niveau de l’incision, ou une constipation. Moins de 1 % présentent des complications majeures, telles qu’une hémorragie ou une perforation de la vessie ou des intestins.

Ligature des trompes : stérilisation féminine

Les deux trompes (qui transportent l’ovule des ovaires à l’utérus) sont sectionnées, fermées ou bloquées pour empêcher les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule et de le féconder.

La stérilisation hystéroscopique peut être pratiquée par un médecin en salle d’opération. Aucune incision n’est nécessaire. Une anesthésie locale est utilisée, avec ou sans médicaments destinés à rendre la femme somnolente (sédatifs). Pour cette procédure, le médecin insère un tube flexible muni d’une caméra (hystéroscope) à travers le vagin et l’utérus jusqu’aux trompes de Fallope. Des spires (micro-implants) sont ensuite insérées dans les trompes de Fallope pour les bloquer. La spire irrite les tissus des trompes, causant la formation de tissu cicatriciel. Le tissu cicatriciel bloque les trompes. Le tissu cicatriciel prenant jusqu’à 3 mois pour se former, il conviendra d’utiliser une autre méthode de contraception jusqu’à ce que le médecin confirme la ligature des trompes. La patiente peut généralement rentrer chez elle le jour même de la procédure. Environ 3 mois plus tard, le médecin confirme que les trompes sont ligaturées en effectuant une radiographie après avoir injecté par voie vaginale un produit de contraste radio-opaque dans l’utérus et les trompes de Fallope (procédure appelée hystérosalpingographie). Si le produit de contraste ne va pas jusqu’au bout des trompes, le médecin peut confirmer que les trompes sont bloquées. En général, ce type de stérilisation est irréversible.

La minilaparotomie est parfois utilisée à la place de la stérilisation par voie cœlioscopique, en général lorsque la femme veut être stérilisée peu de temps près avoir accouché. Une anesthésie générale, régionale ou locale est pratiquée. La patiente ne doit pas séjourner à l’hôpital plus longtemps que la durée habituelle pour un accouchement. Le médecin pratique une petite incision (d’environ 2,5 à 7,5 cm) dans l’abdomen, puis retire généralement une partie de chaque trompe. Comparativement à la cœlioscopie, la minilaparotomie est plus douloureuse et demande plus de temps de récupération.

Après une stérilisation par voie cœlioscopique ou une minilaparotomie, le médecin recommande à la patiente de ne rien introduire dans le vagin (comme des tampons ou des douches intimes) et de ne pas avoir de rapport sexuel pendant environ 2 semaines.

Environ 2 % des femmes sont enceintes dans les 10 ans suivant la stérilisation. Un tiers environ de ces grossesses sont extra-utérines (ectopiques) et se développent au niveau des trompes de Fallope.

L’exérèse chirurgicale de l’utérus (hystérectomie) entraîne également une stérilité. Cette procédure est habituellement réalisée dans un but thérapeutique, plutôt que comme procédé de stérilisation.

Ressources dans cet article