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Dysfonctionnement des trompes de Fallope

Par Robert W. Rebar, MD, Western Michigan University Homer Stryker M.D. School of Medicine

Les trompes de Fallope peuvent être obstruées ou présenter des lésions, ce qui empêche l’ovule de passer de l’ovaire à l’utérus pour s’y implanter.

  • pour identifier le problème, les médecins recourent à des radiographies après avoir injecté un produit radio-opaque dans le col de l’utérus ; ils peuvent aussi observer les organes par l’entremise d’une sonde (laparoscope) insérée à travers une petite incision en dessous de l’ombilic ;

  • il est possible dans certains cas de réparer les trompes de Fallope, mais la fécondation in vitro est généralement préconisée.

Parfois, les trompes de Fallope peuvent être obstruées ou présenter des lésions, ce qui empêche l’ovule de passer de l’ovaire à l’utérus.

Causes

Les causes incluent les conditions précédentes, ainsi que les suivantes :

  • infections pelviennes (telle qu’une maladie inflammatoire pelvienne) ;

  • utilisation d’un dispositif intra-utérin s’il provoque une infection pelvienne (chose rare) ;

  • perforation appendiculaire ;

  • chirurgie du pelvis ou de la partie inférieure de l’abdomen ;

  • grossesse extra-utérine (ectopique) dans les trompes de Fallope.

Les conditions présentes peuvent également obstruer les tubes :

  • malformations congénitales de l’utérus et des trompes de Fallope ;

  • Endométriose

  • fibromes utérins ;

  • bandes de tissu cicatriciel situées entre des structures normalement séparées (adhérences) dans l’utérus ou le pelvis.

Diagnostic

Parmi les procédures utilisées pour déterminer si les trompes de Fallope sont obstruées, on compte les suivantes :

  • hystérosalpingographie : elle consiste à effectuer des examens radiographiques après injection endocervicale d’un produit radio-opaque. Le produit de contraste dessine l’intérieur de l’utérus et des trompes de Fallope. L’hystérosalpingographie est effectuée quelques jours après la fin des règles. Elle peut détecter les altérations structurelles qui obstruent les trompes de Fallope. Cependant, dans 15 % des cas, l’hystérosalpingographie indique une obstruction tubaire (obstruction des trompes de Fallope) qui n’existe pas en réalité, c’est ce que l’on appelle un résultat faux-positif. Après une hystérosalpingographie normale, la fertilité peut être légèrement améliorée, même si les analyses sont normales, car cette technique a permis une dilatation temporaire des trompes ou l’élimination de la glaire préexistante. Aussi, avant d’entamer d’autres tests sur le fonctionnement des trompes de Fallope, le médecin doit d’abord s’assurer qu’aucune grossesse n’a eu lieu après cette technique.

  • sono-hystérographie : l’injection de soluté physiologique en intra-utérin à travers le col distend l’intérieur de l’utérus et permet de visualiser à l’échographie d’éventuelles anomalies. Si le soluté circule vers les trompes, il n’y a pas d’obstruction tubaire. Il s’agit d’une technique rapide qui ne nécessite pas d’anesthésie. Elle est considérée comme plus sûre que l’hystérosalpingographie, car elle ne nécessite ni irradiation ni injection de produit de contraste. Toutefois, elle peut ne pas toujours être aussi précise.

Si une anomalie est détectée à l’intérieur de l’utérus, le médecin explore la cavité utérine à l’aide d’une sonde, appelée hystéroscope, qui est introduite à travers le vagin et le col de l’utérus, jusque dans l’utérus. À la visualisation d’une adhérence, d’un polype ou d’un petit fibrome, l’hystéroscope peut être utilisé en même temps pour libérer ou éliminer un tissu anormal, afin d’augmenter les probabilités de grossesse.

Si les images évoquent une obstruction tubaire ou la présence d’une endométriose, on insère une petite sonde endoscopique, appelée laparoscope, dans la cavité abdominale, à travers une petite incision sous-ombilicale. Généralement, l’opération se pratique sous anesthésie générale. Cette technique permet d’observer directement, in situ, l’utérus, les trompes de Fallope et les ovaires. Les instruments introduits par le laparoscope servent également à déplacer ou à enlever le tissu anormal retrouvé dans le pelvis.

Traitement

Le traitement dépend de la cause. Des tissus anormaux se détachent parfois ou sont retirés lors d’un diagnostic (au cours d’une hystéroscopie ou d’une laparoscopie).

Une intervention chirurgicale peut être pratiquée pour réparer les lésions tubaires, conséquences d’une grossesse extopique (extra-utérine) ou d’une infection. Cependant, après ce type d’intervention, les possibilités d’une grossesse normale se réduisent. Les risques d’une grossesse ectopique sont plus élevés qu’habituellement, aussi bien avant qu’après l’opération. Par conséquent, la fécondation in vitro est souvent proposée à la place.