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Problèmes de spermatogenèse

Par Robert W. Rebar, MD, Western Michigan University Homer Stryker M.D. School of Medicine

Le nombre et la vitalité des spermatozoïdes peuvent être amoindris, ou présenter des formes anormales, ou leur libération hors du corps peut être obstruée ou interrompue.

  • une augmentation de la température au niveau des testicules, certaines affections ou des blessures, et certains médicaments et toxines peuvent altérer la spermatogenèse ;

  • le sperme est analysé et parfois des examens génétiques sont effectués ;

  • le clomifène, un médicament contre la stérilité, peut augmenter le nombre de spermatozoïdes, mais cela nécessite de recourir à des techniques de procréation médicalement assistée.

Pour procréer, un homme doit être en mesure d’émettre une quantité suffisante de sperme dans le vagin et ce sperme doit pouvoir féconder l’ovule. Les situations qui perturbent ce processus peuvent rendre un homme moins fertile.

Causes

Certaines affections qui entraînent une élévation de la température au niveau des testicules (où sont produits les spermatozoïdes) peuvent réduire énormément le nombre et la vitalité des spermatozoïdes et accroître les formes anormales. Certains troubles des testicules, comme lorsque la descente des testicules ne s’est pas effectuée ou en cas de varices (appelée varicocèle), augmentent également la température de ces organes. Les effets d’une chaleur excessive ou prolongée peuvent durer jusqu’à 3 mois.

Quelle est la cause de la stérilité chez l’homme ?

Cause

Exemples

Production de spermatozoïdes réduite

Augmentation de la température des testicules

Chaleur excessive

Troubles provoquant une fièvre prolongée

Troubles hormonaux

Affections des glandes surrénales (qui produisent la testostérone et d’autres hormones)

Hyperprolactinémie

Hypogonadisme (faibles taux de testostérone et/ou une production de spermatozoïdes altérée), parfois associé à de l’obésité

Troubles de l’hypothalamus (l’hypothalamus est une partie du cerveau qui contrôle l’hypophyse, qui, à son tour, agit sur la production de testostérone)

Hypothyroïdie

Maladies de l’hypophyse

Maladies génétiques

Syndrome de Klinefelter

Autres troubles qui provoquent une anomalie des chromosomes sexuels

Troubles des testicules

des infections.

Lésions testiculaires

Oreillons qui affectent les testicules (orchite ourlienne)

Rétrécissement des testicules (chose pouvant se produire dans le cas d’une consommation excessive et régulière d’alcool)

Testicules qui ne sont pas descendus (les testicules restent dans l’abdomen plutôt que de descendre jusqu’au scrotum)

Varices dans les testicules (varicocèle)

Médicaments

Stéroïdes anabolisants

Alcool, lorsque la consommation est importante

Androgènes (des hormones mâles telles que la testostérone)

Antiandrogènes (des médicaments qui neutralisent les effets des androgènes, tels que la bicalutamide, la cyprotérone et la flutamide)

Aspirine, lorsqu’elle est prise sur une période prolongée

Caféine, lorsqu’elle est consommée en quantité excessive (éventuellement)

Chlorambucil (un agent chimiothérapeutique)

Cimétidine (utilisée pour traiter les ulcères à l’estomac)

Colchicine (utilisée pour traiter la goutte)

Corticoïdes par voie orale (comme la prednisone)

Cotrimoxazole (un antibiotique)

Cyclophosphamide (un agent chimiothérapeutique)

Médicaments utilisés pour traiter le paludisme

Estrogènes administrés pour traiter le cancer de la prostate

Analogues de l’hormone de libération des gonadotrophines(GnRH) (utilisés pour traiter le cancer de la prostate)

Kétoconazole

Marijuana

Médroxyprogestèrone (une hormone femelle synthétique)

Méthotrexate (un médicament qui éradique le système immunitaire)

Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO – un type d’antidépresseur)

Nitrofurantoïne (un antibiotique)

Opiacés (narcotiques)

Spironolactone (un diurétique)

Sulfasalazine (un antibiotique)

Exposition à des toxines industrielles ou environnementales

Métaux lourds, comme le plomb

Pesticides (pouvant avoir des effets similaires à ceux des hormones féminines ou pouvant diminuer les effets des hormones masculines)

Absence de spermatozoïdes dans le sperme

Interruption de la libération du sperme hors du corps

Absence d’épididymes (qui fournissent l’espace et l’environnement nécessaires à la maturation des spermatozoïdes), chose fréquente chez les hommes atteints de mucoviscidose

Obstruction ou absence des canaux déférents (tubes qui mènent des épididymes aux conduits éjaculatoires), chose fréquente chez les hommes atteints de fibrose cystique (ou mucoviscidose)

Absence des vésicules séminales (qui fournissent les nutriments aux spermatozoïdes)

Obstruction des deux canaux éjaculateurs

Éjaculation rétrograde (les spermatozoïdes reviennent dans la vessie au lieu de sortir du pénis)

diabète ;

Dysfonction du système nerveux

Chirurgie pelvienne, telle que le retrait de la prostate

Suppression des nodules lymphatiques dans la zone située derrière l’abdomen (comme lorsqu’il s’agit de traiter le lymphome d’Hodgkin)

Certains troubles hormonaux ou génétiques peuvent perturber la spermatogenèse, à l’instar d’autres troubles.

L’exposition à des toxines industrielles ou environnementales et le recours à certains médicaments peuvent réduire la production de spermatozoïdes. La prise de stéroïdes anabolisants, comme la testostérone et d’autres hormones synthétiques mâles (androgènes), réduit la production des hormones de l’hypophyse qui stimulent la production des spermatozoïdes.

Certains troubles provoquent l’absence totale de spermatozoïdes (azoospermie) dans le sperme. Ils comprennent les atteintes graves des testicules et d’autres parties du système reproducteur masculin : l’obstruction ou l’absence du canal déférent et des vésicules séminales, et l’obstruction simultanée des deux canaux éjaculateurs ( Structure du système reproducteur masculin). La même malformation génétique qui provoque la fibrose cystique (ou mucoviscidose) peut déclencher une azoospermie, en empêchant généralement la formation des deux canaux déférents.

L’azoospermie peut se produire également si le sperme, qui contient les spermatozoïdes, prend une autre direction (dans la vessie au lieu de descendre dans le pénis). Ce trouble est appelé éjaculation rétrograde (voir Éjaculation rétrograde).

Le saviez-vous ?

  • L’usage de stéroïdes anabolisants peut diminuer la production de spermatozoïdes.

Diagnostic

Le médecin commence par un interrogatoire sur les antécédents médicaux de l’homme, puis il procède à un examen clinique pour identifier la cause. Le médecin interroge le patient sur ses précédents troubles et opérations chirurgicales, l’usage de médicaments et la possible exposition à des toxines. Il recherche toute malformation physique, telle que les testicules non descendus, ou des signes de désordres hormonaux ou génétiques, causes de stérilité. Les taux des hormones (dont la testostérone) dans le sang peuvent également être mesurés.

Souvent, une analyse du liquide séminal est pratiquée, méthode la plus courante en matière de dépistage de la stérilité masculine. Dans le cadre de cette procédure, l’homme ne doit pas éjaculer pendant les 2 à 3 jours qui précèdent les analyses. La raison est qu’il faut s’assurer que le sperme contient le plus possible de spermatozoïdes. Ensuite, on demande à l’homme d’éjaculer, généralement par masturbation, dans un tube de verre stérile et de préférence en laboratoire. S’il n’y parvient pas avec cette méthode, il est possible d’utiliser des préservatifs particuliers qui ne contiennent ni lubrifiants ni substances chimiques toxiques pour recueillir les spermatozoïdes lors du rapport sexuel.

Le volume de l’échantillon de sperme est mesuré. On vérifie si la coloration, la consistance, l’épaisseur et la composition chimique sont normales. Une numération des spermatozoïdes est effectuée. Une numération spermatique faible peut indiquer une stérilité réduite, mais ce n’est pas toujours le cas. L’examen microscopique des spermatozoïdes peut permettre de détecter des anomalies de forme, de taille, de mobilité ou de nombre.

En cas d’anomalies sur l’échantillon de sperme, il faut renouveler l’analyse, car, chez une même personne, les résultats peuvent présenter de grandes variations. Deux ou trois échantillons, obtenus à au moins 1 semaine d’intervalle, permettent d’obtenir des résultats plus précis qu’avec un seul échantillon. Si les résultats restent identiques, le médecin essaie d’identifier la cause. Si les spermatozoïdes sont peu nombreux, des analyses génétiques sont réalisées. Des analyses d’urine peuvent également être effectuées à la recherche de sperme après l’éjaculation, pour déterminer la survenue ou non d’une éjaculation rétrograde.

D’autres analyses peuvent être effectuées pour évaluer le fonctionnement des spermatozoïdes et leur qualité si les analyses de routine des deux partenaires n’expliquent pas la stérilité. Ces analyses visent à rechercher la présence d’anticorps dans le sperme, à déterminer si les membranes des spermatozoïdes sont intactes, ou à évaluer la capacité des spermatozoïdes à se fixer à un ovule et le pénétrer. Cependant, l’utilité de ces analyses n’est pas encore avérée.

Parfois, une biopsie des testicules est réalisée pour obtenir des informations plus précises sur la spermatogenèse et le fonctionnement des testicules.

Traitement

Si possible, le trouble à l’origine du problème est traité. Par exemple, la varicocèle peut être traitée chirurgicalement, ce qui permet parfois d’améliorer la fertilité.

Le clomifène, un médicament utilisé pour déclencher (induire) l’ovulation chez la femme, peut être utilisé pour augmenter le volume spermatique. Néanmoins, on ignore si le clomiphène améliore la vitalité des spermatozoïdes ou s’il réduit le nombre de spermatozoïdes anormaux. Son action sur la fertilité n’a pas fait ses preuves.

Chez un homme qui présente une oligospermie, mais dont les spermatozoïdes sont normaux, l’insémination artificielle peut augmenter la probabilité de grossesse de sa partenaire. Cette technique utilise la première fraction du sperme éjaculé, qui contient la plus grande concentration en spermatozoïdes. Un procédé de sélection des spermatozoïdes les plus actifs (sperme lavé) permet parfois d’améliorer les résultats. Avec le sperme lavé, une grossesse survient généralement au bout de la sixième tentative. La fécondation in vitro, souvent effectuée par injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (l’injection d’un seul spermatozoïde dans un seul ovule), et le transfert intratubaire de gamète (GIFT) sont des procédés beaucoup plus complexes et coûteux. Ils sont cependant efficaces dans le traitement de nombreux types de stérilité masculine. L’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes constitue la méthode la plus efficace.

Si l’homme ne peut pas produire de spermatozoïdes, on peut envisager une insémination par sperme de donneur. Toutefois, du fait du risque de maladies sexuellement transmissibles, dont l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), les prélèvements de sperme frais ne sont plus utilisés aux États-Unis. Le risque de transmission de maladies est minimisé par la congélation du sperme du donneur pendant 6 mois ou plus, puis de nouvelles analyses sont effectuées pour rechercher de possibles infections. Si les analyses sont négatives, l’échantillon est décongelé et utilisé.

La partenaire d’un homme qui a des problèmes de fertilité peut être traitée par des gonadotrophines humaines pour stimuler la maturation et la libération de plusieurs ovules (voir Stérilité:Gonadotrophines humaines). Cette approche peut augmenter les chances de grossesse.

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