Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées en langage simple.

Techniques de procréation médicalement assistée

Par Robert W. Rebar, MD, Professor and Chair, Department of Obstetrics and Gynecology, Western Michigan University Homer Stryker M.D. School of Medicine

Les techniques de procréation médicalement assistée impliquent de manipuler du sperme et des ovules ou des embryons dans une boîte de culture (in vitro), avec pour objectif de produire une grossesse.

Si le traitement n’a pas donné satisfaction après quatre à six cycles menstruels, les techniques de procréation médicalement assistée, notamment la fécondation in vitro ou le transfert intratubaire de gamètes, sont envisageables. Ces techniques réussissent mieux chez les femmes de moins de 35 ans. Par exemple, aux États-Unis, la fécondation in vitro donne les résultats suivants :

  • Chez les femmes de moins de 35 ans : Environ 46 % des tentatives aboutissent à des grossesses et naissances vivantes dans 87 % des grossesses.

  • Chez les femmes âgées entre 41 et 42 ans : Seulement 18,8 % des tentatives aboutissent à des grossesses et naissances vivantes dans seulement environ 60 % des grossesses.

Chez les femmes de plus de 42 ans, il est recommandé de recourir à des ovules issus d’autres femmes (donneuse).

Les techniques de procréation médicalement assistée peuvent donner lieu à une grossesse multiple, mais elle est beaucoup moins probable qu’avec d’un traitement par des médicaments contre la stérilité.

Si le risque d’anomalies génétiques est élevé, l’embryon peut souvent être analysé avant son implantation dans l’utérus de la femme. Cette procédure est appelée diagnostic de pré-implantation génétique.

Le saviez-vous ?

  • Un embryon peut être analysé à la recherche d’anomalies génétiques avant son implantation chez la femme.

Fécondation in vitro (FIV ; en éprouvette)

Cette technique est utilisée lorsque la stérilité est due à certains problèmes portant sur le sperme, les trompes de Fallope ou une glaire cervicale anormale, ou lorsque la femme est atteinte d’endométriose et lorsque la cause demeure non identifiée.

La FIV implique généralement ce qui suit :

  • Stimulation des ovaires : généralement, les ovaires de la femme sont stimulés par les gonadotrophines humaines, avec ou sans clomifène. Un agoniste ou un antagoniste de l’hormone de libération des gonadotrophines est souvent administré pour empêcher le déclenchement de l’ovulation tant que plusieurs ovules ne sont pas arrivés à maturité. Il en résulte qu’un grand nombre d’ovules arrivent en général à maturité. Ensuite, la gonadotrophine chorionique humaine est administrée pour déclencher l’ovulation.

  • Récupération des ovules libérés : guidé par une échographie, le médecin insère une aiguille par voie vaginale jusqu’à l’ovaire et prélève plusieurs ovules qui ont grossi et se sont développés. Parfois, les ovules sont retirés au moyen d’une petite sonde (laparoscope) insérée à travers une petite incision juste en dessous de l’ombilic.

  • Fécondation des ovules : les ovules sont mis en culture et fécondés par des spermatozoïdes sélectionnés parmi les plus actifs.

  • Développement des embryons obtenus en laboratoire : après l’ajout du sperme, on laisse les ovules se développer pendant 2 à 6 jours (généralement 5 à 6 jours).

  • Implantation des embryons dans l’utérus de la femme : un ou plusieurs des embryons développés sont transférés dans l’utérus par voie vaginale. Le nombre d’embryons implantés est déterminé par l’âge de la femme et sa probabilité de réponse au traitement.

Des embryons qui restent sont de plus en plus souvent congelés dans de l’azote liquide pour être utilisés plus tard si la grossesse ne se développe pas. Aussi, les praticiens pratiquent de plus en plus des FIV en n'utilisant qu'un seul ovule qui se développe normalement au cours d'un cycle menstruel (c'est-à-dire sans médicaments pour la fertilité).

Les chances d’avoir un bébé par fécondation in vitro dépendent de nombreux facteurs mais l’âge de la femme est déterminant en soi.

Le plus grand risque de la fécondation in vitro est :

Une grossesse multiple peut engendrer de graves complications chez la mère et les nouveau-nés. Les complications peuvent être liées à la grossesse. Par exemple, la mère peut développer de l’hypertension artérielle ou du diabète, ou présenter des saignements excessifs. Les fœtus peuvent mourir ou les bébés présenter un faible poids à la naissance. En raison de ces complications, les médecins transplantent moins d’embryons dans l’utérus à la fois.

Les anomalies congénitales sont légèrement plus courantes chez les bébés conçus par FIV. Toutefois, les experts ne peuvent affirmer si la raison de ces malformations est liée ou non à la technique employée ou aux problèmes de fertilité rendant la FIV nécessaire. En outre, plus de 5 millions de bébés ont été conçus par FIV, et la majorité d’entre eux n’ont présenté aucune malformation congénitale.

Injection intracytoplasmique de spermatozoïdes :

Cette technique peut être utilisée lorsque :

  • D’autres techniques s’avèrent infructueuses.

  • Il existe un problème grave avec les spermatozoïdes.

Elle s’apparente à la fécondation in vitro, si ce n’est qu’un seul spermatozoïde est injecté dans chaque ovule.

Les malformations congénitales sont plus probables après cette procédure, dans la mesure où :

  • Cette procédure peut endommager l’ovule, le spermatozoïde ou l'embryon.

  • Nombre d’hommes recourant à cette méthode présentent un chromosome Y anormal (l'un des chromosomes sexuels), pouvant affecter le développement des organes reproducteurs masculins. La plupart des malformations congénitales chez les bébés conçus par injection intracytoplasmique de spermatozoïdes concernent ces organes.

Transfert intratubaire de gamètes (GIFT) :

Cette technique peut être utilisée si les trompes de Fallope fonctionnent normalement. Les ovules et le sperme sont obtenus comme dans le cas de la fécondation in vitro, mais la fécondation ne se fera pas en laboratoire. Au lieu de cela, les ovules et les spermatozoïdes sont implantés dans la partie distale de la trompe de Fallope à travers une petite incision trans-abdominale (avec un laparoscope) ou par le vagin (guidé par une échographie), de façon à ce que l’ovule soit fécondé dans la trompe de Fallope. Par conséquent, cette technique est plus invasive que la fécondation in vitro.

Le transfert intratubaire de gamètes (GIFT) est peu utilisé aux États-Unis, car la FIV est une procédure qui réussit très bien.

Autres techniques

Ces techniques sont les suivantes :

  • association d'une FIV et d'un GIFT

  • transfert d’un embryon plus mature (transfert de blastocystes) ;

  • utilisation des ovules issus d’une autre femme (donneuse) ;

  • transfert d’embryons congelés vers une mère porteuse.

Ces techniques soulèvent des problèmes moraux et éthiques, tels que les problèmes liés à la destruction des embryons conservés (en particulier en cas de décès ou de divorce), les problèmes de parenté légale en cas de réclamation de la mère porteuse ou la réduction sélective du nombre d’embryons à implanter (semblable à l’avortement) lorsque plus de trois embryons se sont développés (ndt : l’ovodonation, la congélation embryonnaire et le transfert en utérus de plus de trois embryons sont strictement encadrés ou proscrits en France).

Ressources dans cet article