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Douleurs pelviennes

Par David H. Barad, MD, MS, Director of Assisted Reproductive Technology, Center for Human Reproduction

Les douleurs pelviennes correspondent aux douleurs ressenties dans la partie basse du tronc, la zone qui se situe sous l’abdomen et entre les os du bassin. Elles ne comprennent pas les douleurs de la sphère génitale externe (vulve). De nombreuses femmes souffrent de douleurs pelviennes. La douleur est considérée comme chronique si elle dure pendant plus de 4 à 6 mois.

Les douleurs peuvent être aiguës ou à type de crampes (comme des douleurs menstruelles, Crampes menstruelles), et peuvent aller et venir, ou être soudaines et transfixiantes, sourdes et constantes ou un mélange des deux. La douleur peut également augmenter progressivement en intensité, parfois par vagues. Elle intervient souvent par cycles coïncidant avec les menstruations, c’est-à-dire que la douleur peut intervenir tous les mois, avant ou pendant les règles ou au milieu du cycle menstruel, pendant l’ovulation (libération de l’ovule).

La zone peut être sensible au toucher. Selon la cause, les femmes peuvent souffrir de pertes ou saignements vaginaux. La douleur peut s’accompagner de fièvre, nausées, vomissements, transpiration et/ou sensations de vertige.

Causes

Généralement, les douleurs pelviennes ne proviennent pas d’une maladie grave. Elles sont souvent liées au cycle menstruel. Toutefois, plusieurs maladies susceptibles d’être à l’origine des douleurs pelviennes peuvent provoquer une péritonite (inflammation et généralement infection de la cavité abdominale), un trouble grave.

Les troubles pouvant être la cause de douleurs pelviennes comprennent :

  • maladies gynécologiques, celles qui affectent les organes génitaux (vagin, col de l’utérus, utérus, trompes de Fallope et ovaires) ;

  • maladies qui touchent les autres organes du bassin tels que la vessie, le rectum ou l’appendice ;

  • maladies qui touchent les organes en dehors, mais à proximité du bassin, tels que la paroi abdominale, les intestins, les reins, l’urètre ou la partie inférieure de l’aorte.

Il arrive souvent que les médecins ne parviennent pas à identifier une maladie.

Troubles gynécologiques :

Les troubles gynécologiques peuvent être ou non associés au cycle menstruel. Les causes les plus courantes sont les suivantes :

  • crampes menstruelles (dysménorrhée) ;

  • douleur au milieu du cycle menstruel (mittelschmerz), au moment de l’ovulation ;

  • endométriose (localisation anormale de fragments de tissus normalement trouvés sur la paroi utérine).

De nombreuses autres maladies gynécologiques peuvent provoquer des douleurs pelviennes ( Quelques causes de douleur pelvienne chez la femme).

Autres maladies :

Les causes fréquentes comprennent :

  • troubles gastro-intestinaux : syndrome de l’intestin irritable, gastro-entérite, maladie inflammatoire chronique de l’intestin, appendicite, diverticulite, constipation, obstruction ou déchirure (perforation) de l’intestin, abcès (accumulation de pus) et tumeurs (cancéreuses ou non) telles qu’un cancer du côlon ;

  • troubles urinaires : infections (telles que les cystites), calculs dans les voies urinaires (tels que les calculs rénaux) et inflammations de la vessie sans infection (tels que les cystites interstitielles) ;

  • troubles musculosquelettiques : séparation des os pubiens après l’accouchement, fibromyalgie et déchirure des muscles abdominaux :

  • autres maladies : abcès dans le pelvis (bassin) et dilatation dans la partie inférieure de l’aorte (anévrisme de l’aorte abdominale).

Des facteurs psychologiques, notamment le stress et la dépression, peuvent contribuer à tous les types de douleurs, y compris les douleurs pelviennes, mais sont rarement à eux seuls la cause de ces dernières.

De nombreuses femmes souffrant de douleurs pelviennes chroniques ont subi des abus physiques, psychologiques ou sexuels. Les jeunes filles ayant subi des abus sexuels risquent de souffrir de douleurs pelviennes. Chez ces femmes ou jeunes filles, il arrive que les facteurs psychologiques contribuent à la douleur.

Évaluation

Lorsqu’une femme se plaint soudainement de douleurs abdomino-pelviennes sévères, il convient de décider rapidement de la nécessité d’une intervention chirurgicale en urgence. Les exemples d’intervention chirurgicale en urgence sont l’appendicite, une rupture de grossesse ectopique (grossesse anormalement implantée, c’est-à-dire qui ne se trouve pas à l’endroit habituel dans l’utérus), la torsion d’un ovaire, un ulcère perforé, une déchirure abdominale et un anévrisme de l’aorte abdominale.

Les médecins vérifient l’existence d’une grossesse chez toutes les jeunes filles et femmes en âge de procréer.

Signes avant-coureurs

Chez les femmes souffrant de douleurs pelviennes, certains symptômes sont à prendre au sérieux :

  • vertiges, perte de conscience soudaine, même passagère (évanouissement ou syncope) ou chute importante de la tension artérielle (choc) ;

  • saignements vaginaux après la ménopause ;

  • fièvre ou frissons ;

  • douleur sévère et soudaine, en particulier si elle s’accompagne de nausées, vomissements, transpiration excessive ou agitation.

Quand consulter un médecin

Les femmes présentant des signes avant-coureurs doivent consulter immédiatement un médecin. Toutefois, si le seul signe avant-coureur est un saignement vaginal après la ménopause, elles peuvent consulter dans la semaine.

Si des femmes souffrent de douleurs abdominales sans signes avant-coureurs qui sont constantes et en progression régulière, elles doivent consulter un médecin le jour même. Si ces douleurs ne sont pas constantes et n’empirent pas, elles doivent programmer une visite médicale, à leur convenance, mais il n’est pas dangereux d’attendre quelques jours.

Les douleurs pelviennes ou chroniques devront faire l’objet d’un examen par un médecin à un moment donné. Les crampes légères ou douleurs associées aux règles sont normales et ne nécessitent pas d’évaluation, sauf si elles sont intenses ( Crampes menstruelles).

Ce que les médecins font :

Après avoir vérifié que la femme n’a pas besoin d’une intervention chirurgicale en urgence, le médecin lui pose des questions concernant ses symptômes et ses antécédents médicaux. Le médecin réalise ensuite un examen clinique. Ce qu’il trouve au cours de l’examen des antécédents et de l’examen clinique suggère souvent une étiologie et les analyses qui doivent être effectuées ( Quelques causes de douleur pelvienne chez la femme).

Les médecins demandent de décrire la douleur :

  • si elle a démarré soudainement ou progressivement ;

  • si elle est aiguë ou sourde ;

  • son intensité ;

  • le moment où elle survient par rapport au cycle menstruel, aux repas, au sommeil, aux rapports sexuels, à l’activité physique, à la miction ou en allant à la selle ;

  • si d’autres facteurs aggravent ou soulagent la douleur.

On lui demande si elle a constaté d’autres symptômes tels que des saignements vaginaux, des pertes et des vertiges.

On lui demande de décrire ses grossesses passées et ses règles. Le médecin demande également si elle a souffert de troubles susceptibles de provoquer des douleurs pelviennes et si elle a subi une chirurgie abdominale ou pelvienne.

Le médecin peut rechercher un stress, une dépression ou tout autre facteur psychologique pour déterminer si ces facteurs peuvent contribuer à la douleur, en particulier si la douleur est chronique.

Certains groupes de symptômes suggèrent un type de trouble. Par exemple,

  • la fièvre et les frissons sont le signe d’une infection.

  • Des pertes vaginales suggèrent une inflammation pelvienne.

  • Une perte d’appétit, des nausées, des vomissements, un soulagement ou une aggravation de la douleur pendant la défécation suggère un trouble gastro-intestinal.

  • Des saignements vaginaux suggèrent des crampes menstruelles, une grossesse ectopique ou une éventuelle fausse couche.

Les crampes menstruelles ne sont diagnostiquées qu’une fois toutes les autres causes plus graves éliminées.

L’examen clinique se concentre sur l’abdomen et le pelvis. Le médecin palpe délicatement l’abdomen et procède à un examen gynécologique. L’examen permet de déterminer quel organe est affecté et si une infection est présente. Souvent, le médecin vérifie également la possibilité d’anomalies au niveau du rectum.

Quelques causes de douleur pelvienne chez la femme

Cause

Caractéristiques fréquentes*

Tests

En relation avec le cycle menstruel

crampes menstruelles (dysménorrhée) ;

Douleur aiguë ou à type de crampe qui

  • se produit quelques jours avant ou pendant les règles ;

  • est plus intense environ 24 heures après le début des règles et disparaît au bout de 2 à 3 jours.

Souvent des maux de tête, des nausées, une constipation, de la diarrhée ou un besoin d’uriner souvent (fréquence)

Un examen médical du médecin

endométriose (localisation anormale de fragments de tissus normalement trouvés sur la paroi utérine).

Douleur aiguë ou à type de crampe qui se produit avant ou pendant les premiers jours des règles

Douleur fréquente pendant les rapports sexuels et/ou la défécation

Peut éventuellement causer des douleurs sans lien avec le cycle menstruel

Parois stérilité

Un examen médical du médecin

Parfois laparoscopie (insertion d’une sonde à fibre optique dans l’abdomen) pour vérifier l’existence ou non de tissus anormaux et en récolter un échantillon

Douleur au milieu du cycle menstruel (mittelschmerz)

Douleur aiguë et grave qui

  • commence soudainement ;

  • peut se produire des deux côtés, mais un seul à la fois ;

  • se produit en même temps que le cycle menstruel, généralement à mi-chemin entre le début des règles (lorsque l’ovule est libéré) ;

  • est très intense au début, puis disparaît en 1 à 2 jours.

Souvent légères pertes de sang

Un examen médical du médecin

En relation avec l’appareil génital, mais pas avec le cycle menstruel

Maladie inflammatoire pelvienne

Douleur pelvienne intense pouvant être ressentie d’un côté ou de l’autre ou des deux

Généralement des pertes vaginales qui sont parfois malodorantes et, à mesure que l’infection s’aggrave, peuvent ressembler à du pus et devenir jaune-vert

Parfois, douleurs pendant la miction et/ou les rapports sexuels, fièvre ou frissons, nausées ou vomissements

Tests pour dépister des maladies sexuellement transmissibles à partir d’un échantillon de sécrétions prélevées sur le col de l’utérus

Parfois échographie du bassin

Rupture d'un kyste ovarien

Douleur qui

  • commence soudainement ;

  • est très intense au début ;

  • diminue souvent rapidement au bout de quelques heures.

Parfois vertiges, évanouissements, léger saignement vaginal, nausées ou vomissements

Un examen médical du médecin

Parfois échographie du bassin

Rupture de grossesse ectopique (grossesse anormalement implantée, c’est-à-dire qui ne se trouve pas à l’endroit habituel dans l’utérus)

Douleurs constantes (pas à type forme de crampes) qui

  • commence soudainement ;

  • se limite d’abord à une seule zone du bas de l’abdomen.

Souvent un léger saignement vaginal

Parfois étourdissements, évanouissements, accélération du rythme cardiaque ou chute importante de la tension artérielle (choc) dus à un saignement interne sévère

Tests urinaires ou sanguins permettant de mesurer l’hormone produite par le placenta (appelée gonadotrophine chorionique humaine ou hCG)

Échographie du bassin

Parfois laparoscopie ou laparotomie (longue incision dans l’abdomen pour permettre aux médecins de voir directement les organes)

Dégénérescence soudaine d’un fibrome dans l’utérus

Douleur qui commence soudainement

Le plus souvent pendant les 12 premières semaines de la grossesse ou après l’accouchement ou la fin d’une grossesse

Saignements vaginaux

Échographie du bassin

Torsion d’annexe d’un ovaire

Douleur grave qui

  • commence soudainement ;

  • se produit d’un côté ;

  • atteint un pic rapidement.

Occasionnellement une douleur qui va et vient (tandis que l’ovaire se tord et se détord)

Se produit souvent lorsque la femme est enceinte, après un traitement médicamenteux de la stérilité ou lorsque les ovaires sont hypertrophiés

Échographie du bassin

Parfois laparoscopie ou laparotomie

Cancer des ovaires ou de la paroi utérine (endomètre)

Douleur qui se développe progressivement

Saignement vaginal anormal (saignement après la ménopause ou entre les règles) ou pertes de couleur marron ou avec du sang

Parfois perte de poids

Test de Papanicolaou (Pap test)

Échographie du bassin

Une biopsie

Parfois des examens d'imagerie du bassin, par exemple IRM ou TDM

Adhérences (bandes de tissu cicatriciel situées entre les structures normalement séparées dans l’utérus ou le pelvis)

Douleur pelvienne qui

  • se développe progressivement ;

  • devient souvent chronique.

Douleurs pendant les rapports sexuels

Pas de pertes ou saignements vaginaux

Parfois nausées et vomissements (suggérant une obstruction intestinale)

Chez les femmes ayant subi une chirurgie abdominale (généralement) ou présenté des infections pelviennes (parfois)

Un examen médical du médecin

Parfois radiographie de l’abdomen

Une fausse couche (avortement spontané) ou un risque de fausse couche (menace d’avortement)

Douleur de type crampe dans le bassin ou le dos accompagnée de saignements vaginaux

D’autres symptômes de début de grossesse tels que la sensibilité des seins, les nausées et l’absence de règles

Parfois, passage de tissus par le vagin

Un test de grossesse

Échographie pelvienne pour déterminer si une fausse couche a eu lieu et, dans le cas contraire, déterminer si la grossesse peut continuer

Sans relation avec l’appareil génital

Appendicite

La douleur se situe généralement dans la partie inférieure droite de l’abdomen

Perte d’appétit et généralement nausées et vomissements

Fièvre fréquente

Un examen médical du médecin

Parfois TDM ou échographie de l’abdomen

Infection de la vessie

Douleur juste au-dessus de l’os pubien

Parfois besoin urgent d’uriner, miction plus fréquente ou sensation de brûlure à la miction

Analyses d’urine

Diverticulite

Douleur ou sensibilité dans la partie inférieure gauche de l’abdomen

Fièvre

Parfois TDM de l’abdomen

Souvent coloscopie une fois l’infection disparue

Maladie inflammatoire intestinale dont

  • Maladie de Crohn

  • Rectocolite hémorragique

Douleur abdominale à type de crampe

Diarrhée, avec souvent du sang, en cas de rectocolite hémorragique

Perte d’appétit et de poids

TDM du petit et du gros intestin (entérographie par TDM) pour contrôler la possibilité d’une maladie de Crohn

Endoscopie (généralement colposcopie ou sigmoïdoscopie)

Parfois, radiographie de l’appareil digestif supérieur après ingestion de baryte par voie orale ou de l’appareil digestif inférieur après insertion de baryte dans le rectum (lavement baryté du côlon)

Calculs dans les voies urinaires

Douleur transfixiante et intermittente dans le bas de l’abdomen, sur le côté ou en bas du dos, selon l’emplacement du calcul

Nausées et vomissements

Présence de sang dans les urines

Analyses d’urine

Examens par imagerie, tels qu’une TDM ou une échographie

*Les caractéristiques sont les symptômes et les résultats de l’examen clinique. Les caractéristiques mentionnées sont typiques, mais ne sont pas toujours présentes.

Si les femmes sont en âge de procréer, un test de grossesse est effectué, que ce soit une cause potentielle ou non. Si les symptômes ont démarré soudainement, sont récurrents ou graves, une échographie pelvienne est généralement pratiquée. En général, les médecins demandent également des analyses d’urine pour rechercher des infections des voies urinaires.

TDM = Tomodensitométrie ; IRM = imagerie par résonance magnétique

Tests

Les examens suivants sont pratiqués :

  • Analyses d’urine

  • un test de grossesse urinaire si la femme est en âge de procréer.

Si le test de grossesse indique que la femme est enceinte, une échographie est effectuée pour éliminer la possibilité d’une grossesse ectopique. Si l’observation de l’échographie n’est pas concluante, d’autres tests, tels que la laparoscopie ou une série d’analyses de sang, seront effectués pour éliminer la possibilité d’une grossesse ectopique. Pour la laparoscopie, les médecins pratiquent une petite incision juste au-dessous du nombril et insèrent une sonde à fibre optique (laparoscope) pour rechercher directement une grossesse ectopique. Pour les analyses de sang, les médecins mesurent les taux d’hormone produits par le placenta (gonadotrophine chorionique humaine ou hCG). Si les taux d’hCG sont bas, la grossesse peut être trop récente pour être détectée à l’échographie. Si les taux sont élevés et que l’échographie ne détecte aucune grossesse, il peut s’agir d’une grossesse ectopique.

Si une grossesse très récente est possible et que le test urinaire est négatif, une analyse de sang pour vérifier la grossesse est effectuée. L’analyse de sang est plus précise que l’analyse d’urine dans le cas d’une grossesse inférieure à 5 semaines.

Une échographie pelvienne est généralement effectuée lorsque les médecins pensent qu’un trouble gynécologique peut être la cause et que les symptômes ont commencé de manière soudaine, sont récurrents ou graves. Une échographie est également effectuée en cas de suspicion de tumeur. Les médecins utilisent un appareil manuel à ultrasons placé sur l’abdomen ou à l’intérieur du vagin.

D’autres examens sont pratiqués en fonction des maladies envisagées. Les examens peuvent inclure :

  • examen et culture d’échantillons d’urine ou de pertes pour rechercher les infections qui peuvent causer les douleurs pelviennes ;

  • tomodensitométrie (TDM) ou imagerie par résonance magnétique (IRM) de l’abdomen et du pelvis ;

  • si d’autres tests n’identifient pas la cause, laparoscopie.

Traitement

Si la maladie provoquant les douleurs pelviennes est identifiée, cette maladie est traitée lorsque cela est possible. Des antalgiques peuvent également être nécessaires.

Initialement, la douleur est traitée par des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l’ibuprofène. Les femmes qui ne répondent pas bien à un AINS peuvent répondre à un autre. Si les AINS sont inefficaces, d’autres antalgiques ou l’hypnose peuvent être essayés. Si la douleur concerne des muscles, du repos, de la chaleur et de la kinésithérapie peuvent s’avérer utiles.

En de rares occasions, lorsque les femmes souffrent de douleurs sévères résistant au traitement, une intervention chirurgicale consistant à sectionner les fibres nerveuses utérines peut être pratiquée. Cependant, la procédure peut parfois léser d’autres organes pelviens, tels que les uretères. Si la douleur persiste, une hystérectomie (intervention chirurgicale consistant à retirer l’utérus) peut être pratiquée, mais elle peut s’avérer inefficace ou encore aggraver la douleur.

Pour les femmes plus âgées

Chez les femmes plus âgées, les causes courantes des douleurs pelviennes peuvent être différentes, car certaines maladies provoquant des douleurs pelviennes deviennent plus courantes avec l’âge, en particulier après la ménopause. Ces maladies comprennent :

  • troubles de la vessie, y compris des infections ;

  • Constipation

  • diverticulose ;

  • prolapsus génitaux ;

  • de nombreux cancers de l’appareil reproducteur, y compris des cancers de la paroi utérine (cancer de l’endomètre), des trompes de Fallope, de l’ovaire et du vagin.

Après la ménopause, les taux d’œstrogènes diminuent, ce qui fragilise les tissus, y compris les os, les muscles (tels que ceux de la vessie) et les tissus entourant le vagin et l’urètre. Par conséquent, les fractures et les infections urinaires sont plus fréquentes. De plus, cette fragilité contribue à des prolapsus génitaux, qui engendrent des symptômes uniquement lorsque les femmes sont plus âgées. Dans ces maladies, les tissus fragilisés ou endommagés du pelvis ne peuvent plus retenir l’utérus, le vagin ou les autres organes en place dans le pelvis. En conséquence, un ou plusieurs de ces organes peuvent tomber ( Prolapsus génitaux).

Les femmes plus âgées sont plus susceptibles de prendre des médicaments qui peuvent augmenter le risque de certaines causes de douleur pelvienne, telles que la constipation ou les diverticuloses.

Évidemment, les maladies liées aux règles ne sont plus des causes possibles.

Évaluation

L’évaluation est semblable à celle de la femme plus jeune, à la différence près que les médecins se concentrent particulièrement sur les symptômes correspondant à des troubles des systèmes urinaires et de l’appareil digestif. Les femmes plus âgées doivent consulter un médecin rapidement si elles

  • perdent soudainement du poids ou leur appétit ;

  • souffrent soudainement d’indigestion ;

  • observent un changement soudain dans leurs selles.

Le médecin procède alors à un examen pour vérifier que la cause n’est pas un cancer de l’ovaire ou de l’endomètre.

Les rapports sexuels peuvent provoquer des douleurs chez les femmes plus âgées (car la paroi du vagin devient plus fine et plus sèche après la ménopause) et les femmes peuvent décrire ou ressentir cette douleur comme une douleur pelvienne. Pour vérifier cette cause, les médecins posent des questions à la femme pour déterminer si elle est sexuellement active. Si c’est le cas, les médecins peuvent recommander un arrêt des rapports sexuels jusqu’à la disparition des symptômes.

Points-clés

  • De nombreuses femmes souffrent de douleurs pelviennes.

  • de nombreuses maladies (liées aux organes reproducteurs ou aux organes voisins) peuvent causer des douleurs pelviennes ;

  • les médecins peuvent déterminer les causes probables d’après la description de la douleur, son lien avec le cycle menstruel et les résultats de l’examen clinique ;

  • si les femmes sont en âge de procréer, un test de grossesse est effectué ;

  • des analyses d’urine et généralement d’autres tests, tels que des analyses de sang et une échographie pelvienne, sont effectués pour confirmer le diagnostic envisagé ;

  • des crampes menstruelles sont une cause courante de douleurs pelviennes, mais ne sont diagnostiquées que lorsque toutes les autres causes ont été éliminées.

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