Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées en langage simple.

Pertes vaginales

Par David H. Barad, MD, MS, Albert Einstein College of Medicine, Bronx;Center for Human Reproduction

Les pertes vaginales peuvent se produire normalement ou être le résultat d’une inflammation du vagin (vaginisme) liée à une infection. La zone génitale (vulve), zone entourant l’ouverture du vagin, peut être enflammée. Selon la cause des pertes vaginales, d’autres symptômes sont souvent ressentis. Il s’agit de prurit, d’une sensation de brûlure, d’une irritation, d’une rougeur et parfois de douleurs lors de la miction et des rapports sexuels.

Pertes normales :

Les pertes vaginales peuvent provenir de l’évolution normale des taux d’estrogènes. Lorsque les taux sont élevés, l’estrogène stimule le col de l’utérus pour la production de sécrétions (mucus), et une petite quantité de mucus peut être évacuée du vagin. Les taux d’estrogène sont élevés :

  • pendant les cycles menstruels, quelques jours avant la libération de l’ovule ;

  • chez les nouveau-nés, pendant une à deux semaines en raison de l’absorption des estrogènes de la mère avant la naissance ;

  • quelques mois avant les premières règles chez les jeunes filles .

  • pendant la grossesse ;

Généralement, les pertes normales sont sans odeur. Elles sont en général lactescentes ou liquides et claires. Chez la femme en âge de procréer, leur volume et leur aspect varient en fonction du cycle menstruel. Par exemple, au milieu du cycle, lorsque l’ovule est libéré (ovulation), le col de l’utérus sécrète du mucus en plus grande quantité, et il est plus fluide. La grossesse, les contraceptifs oraux et la stimulation sexuelle agissent également sur les quantités sécrétées et l’aspect des pertes. Après la ménopause, les taux d’estrogènes diminuent en induisant souvent parallèlement une baisse des sécrétions vaginales physiologiques.

Pertes anormales :

Une perte vaginale est considérée comme anormale lorsqu’elle est :

  • plus dense que la normale ;

  • plus épaisse que la normale ;

  • semblable à du pus ;

  • blanche et grenue (comme le fromage blanc maigre non battu) ;

  • grisâtre, verdâtre, jaunâtre ou striée de sang ;

  • malodorante ou semblable à une odeur de poisson ;

  • accompagnée de prurit, de sensation de brûlure, d’une éruption ou de douleur.

Causes

Les pertes vaginales anormales sont généralement provoquées par des vaginites, qui, la plupart du temps, résultent d’une irritation par une substance chimique ou d’une infection ( Infections vaginales et infections pelviennes).

Causes courantes :

Les causes probables de pertes vaginales varient en fonction de l’âge.

Pendant l’enfance, les causes courantes sont :

  • une infection liée à une bactérie dans l’appareil digestif ;

  • les produits chimiques présents dans les bains moussants ou les savons ;

  • un corps étranger, tel qu’un morceau de papier toilette ou parfois un jouet.

Une infection peut venir d’un manque d’hygiène. Par exemple, les petites filles, en particulier entre 2 et 6 ans, peuvent transférer une bactérie de l’appareil digestif vers la sphère génitale lorsqu’elles s’essuient de l’arrière vers l’avant ou si elles ne se lavent pas les mains après être allées à la selle.

Si un corps étranger en est la cause, les pertes peuvent contenir de petites quantités de sang.

Chez la femme en âge de procréer, les pertes viennent généralement d’une infection vaginale. Les plus courantes sont :

  • la vaginose bactérienne ;

  • la candidose ;

  • la vaginite à trichomonas (trichomonase du vagin), sexuellement transmissible.

Parfois, les pertes sont provoquées par une autre infection, y compris des maladies sexuellement transmissibles (telles que la gonorrhée, une infection à chlamydia ou la trichomonase).

Les bactéries protectrices qui vivent normalement dans le vagin (lactobacilles) permettent de prévenir les infections vaginales. Ces bactéries maintiennent l’acidité normale du vagin. Lorsque celle-ci diminue, le nombre de bactéries protectrices diminue également et le nombre de bactéries nocives augmente.

Les situations suivantes favorisent la prolifération des bactéries nocives (et par conséquent augmentent le risque d’infections vaginales) :

  • l’utilisation d’antibiotiques (car ils peuvent réduire le nombre de bactéries protectrices) ;

  • le sang menstruel ou le sperme dans le vagin (car ils réduisent l’acidité du vagin) ;

  • le manque d’hygiène ;

  • les douches vaginales fréquentes (car elle peuvent réduire l’acidité du vagin) ;

  • la grossesse ;

  • le diabète sucré.

Après la ménopause, de nombreuses femmes souffrent de pertes anormales. Elles se produisent en raison de la baisse des taux d’estrogène qui rend le vagin plus fin et plus sec. En cas d’amincissement et de sécheresse modérés à sévères, on parle de vaginite atrophique. Un vagin fin et sec est plus facilement sujet aux irritations et aux inflammations.

Causes moins courantes :

Pendant l’enfance,, des abus sexuels peuvent être à l’origine des infections vaginales, car ils provoquent des blessures ou transmettent des maladies sexuellement transmissibles.

Chez la femme en âge de procréer, la cause est parfois la présence d’un corps étranger (tel qu’un tampon oublié). Toutefois, chez les femmes de cet âge, les pertes sont rarement provoquées par une inflammation uniquement (sans infection).

Chez les femmes plus âgées, l’urine ou les selles peuvent irriter la région des organes génitaux et de l’anus, ce qui provoque des pertes vaginales. Ces irritations se produisent chez les femmes qui souffrent d’incontinence (qui ne peuvent pas contrôler leur besoin d’uriner ou d’aller à la selle) ou qui sont alitées.

À tous les âges, les différents produits entrant en contact avec la sphère génitale sont susceptibles de les irriter et donc de provoquer des pertes. C’est le cas des déodorants utilisés pour l’hygiène intime, des parfums, des serviettes hygiéniques, des lessives, de l’eau de javel, de l’adoucissant et parfois des crèmes spermicides, des crèmes vaginales et lubrifiants, des anneaux contraceptifs, diaphragmes et, chez les femmes allergiques au latex, des préservatifs. Dans de rares cas, la femme présente une ouverture anormale (fistule) entre l’intestin et le tractus génital, provoquant des pertes vaginales. Ces pertes contiennent parfois des selles. Les fistules résultent souvent de complications de l’accouchement (le plus souvent dans les pays en voie de développement), de la maladie de Crohn, d’une radiothérapie pelvienne (la partie la plus basse du tronc), de blessures provoquées pendant une chirurgie pelvienne ou de tumeurs présentes dans le pelvis. La radiothérapie, la chirurgie pelvienne et les tumeurs peuvent provoquer des pertes vaginales, avec ou sans fistule.

Évaluation

Souvent, les médecins peuvent identifier la cause des pertes anormales d’après les caractéristiques des pertes (telles que l’aspect et l’odeur), l’âge de la femme, les autres symptômes et de simples tests qui donnent des résultats rapides.

Signes avant-coureurs :

Chez les femmes souffrant de pertes anormales, certaines caractéristiques sont préoccupantes :

  • Chez les petites filles, de la fièvre ou des pertes jaunâtres ou verdâtres, d’odeur de poisson (car il peut s’agir d’une maladie sexuellement transmissible résultant d’un abus sexuel) ;

  • de fortes douleurs abdominales et pelviennes ou douleur durant plus de 2 heures ;

  • l’écoulement de pus, de la fièvre ou d’autres signes d’infection dans les organes reproducteurs ;

  • des selles dans les pertes vaginales.

Quand consulter un médecin :

Les femmes ou les filles présentant des signes avant-coureurs doivent consulter un médecin dans les 24 heures. Toutefois, si le seul signe avant-coureur est la présence de selles dans les pertes, elles peuvent attendre quelques jours sans risque.

Les femmes sans signes avant-coureurs doivent consulter un médecin dans les 24 heures.

Si les femmes ont reconnu les symptômes d’une infection par des levures ( Infection vaginale par des levures (candidose)), qu’elles sont certaines qu’il s’agit bien d’une telle infection et qu’elles n’ont aucun autre symptôme, elles n’ont probablement pas besoin de voir un médecin à chaque fois qu’elles ont des pertes. Les pertes provoquées par une infection par des levures se distinguent généralement bien. Elles sont épaisses, blanches et grenues, comme du fromage blanc maigre non battu. Toutefois, il arrive que les infections par les levures ne provoquent qu’un prurit et une sensation de brûlure avec très peu de pertes.

Ce que le médecin fait :

Le médecin commence par lui poser des questions concernant ses symptômes et ses antécédents médicaux. Il pratique ensuite un examen clinique. Les données des antécédents et de l’examen clinique suggèrent souvent une cause à la douleur et les examens à réaliser (voir Certaines causes et caractéristiques des pertes vaginales).

Le médecin pose des questions sur les pertes :

  • l’aspect et l’odeur ;

  • le moment auquel elles surviennent par rapport aux règles et aux rapports sexuels ;

  • la présence d’autres symptômes (tels qu’un prurit ou une douleur).

Les autres questions concernent l’utilisation de déodorants ou autres produits pour l’hygiène intime, susceptibles d’irriter la sphère génitale, ou les antécédents de maladies pouvant augmenter le risque de pertes vaginales.

L’examen clinique se concentre sur l’examen gynécologique ( Examen gynécologiqueDiagnostic des maladies gynécologiques/Bilan écologique/Examen gynécologique).

Certaines causes et caractéristiques des pertes vaginales

Cause

Caractéristiques courantes*

Examens

Pendant l’enfance

Corps étranger (souvent du papier toilette) dans le vagin

Pertes, généralement malodorantes et contenant souvent de petites quantités de sang

Examen par le médecin, parfois après sédation ou anesthésie de la petite fille

Infections telles que :

  • levures (candidose) ;

  • oxyures ;

  • streptococoques ;

  • staphylococoques.

Prurit, rougeur et œdème

Souvent douleur à la miction

Dans le cas de l’infection par des oxyures, prurit qui empire la nuit

Avec les infections à staphylococoques et streptococoques, rougeur et œdème des parties génitales

Un examen au microscope et une analyse d’un échantillon des pertes pour déceler les micro-organismes à l’origine des infections vaginales

Examen de l’appareil génital et de l’anus à la recherche d’oxyures

Abus sexuel

Douleurs aux parties génitales

Parfois pertes malodorantes ou contenant du sang

Souvent vagues symptômes (tels que fatigue ou douleurs abdominales) ou changements de comportement (tels que des accès de colère ou de tristesse)

examen au microscope et analyse d’un échantillon des pertes ;

Tests pour dépister des maladies sexuellement transmissibles à partir d’un échantillon de sécrétions prélevées sur le col de l’utérus

Chez la femme en âge de procréer

Vaginose bactérienne

Sécrétion liquide, blanchâtre ou grisâtre, à l’odeur de poisson

Prurit et irritation

examen au microscope et analyse d’un échantillon des pertes ;

Infections par les levures

Irritation, prurit, rougeurs et œdème des parties génitales

Pertes épaisses, blanchâtres et grenues, comme du fromage blanc maigre non battu

Parfois aggravation des symptômes après des rapports sexuels ou avant les règles

Utilisation récente d’antibiotiques et antécédents de diabète

examen au microscope et analyse d’un échantillon des pertes ;

Trichomonase (infection par des protozoaires)

Pertes généralement abondantes, jaunes verdâtres, mousseuses, avec une odeur de poisson

Prurit, rougeur, œdème et douleurs aux parties génitales

Parfois, douleurs pendant les rapports sexuels et la miction

examen au microscope et analyse d’un échantillon des pertes ;

Infections pelviennes

Douleur pelvienne de plus en plus intense, pouvant être ressentie d’un côté ou de l’autre ou des deux

Pertes vaginales parfois malodorantes et, à mesure que l’infection s’aggrave, pouvant ressembler à du pus et devenir jaunes verdâtres

Parfois, douleurs pendant les rapports sexuels ou la miction, fièvre ou frissons, nausées ou vomissements

Tests pour dépister des maladies sexuellement transmissibles à partir d’un échantillon de sécrétions prélevées sur le col de l’utérus

Parfois échographie du bassin

Corps étranger (souvent un tampon oublié) dans le vagin

Pertes généralement abondantes et extrêmement malodorantes

Un examen médical

après la ménopause ;

Amincissement de la paroi du vagin (vaginite atrophique)

Pertes insuffisantes

Douleurs pendant les rapports sexuels

Un examen médical

examen au microscope et analyse d’un échantillon des pertes ;

Irritation provoquée par l’urine ou les selles

Rougeur diffuse dans la zone entourant les organes génitaux et l’anus

Conditions qui augmentent le risque d’irritation telles que l’incontinence ou l’alitement

Un examen médical

Cancer du vagin, du col de l’utérus et de la paroi utérine (endomètre)

Pertes aqueuses ou avec du sang

Souvent, aucun autre symptôme jusqu’à ce que le cancer soit avancé

Douleur qui se développe progressivement et qui devient parfois chronique

Parfois perte de poids

Test de Papanicolaou (Pap test)

Une biopsie

Examens par imagerie, tels que : échographie, IRM ou TDM

À tout âge

Irritation chimique (liée à l’utilisation de savons, bains moussants, déodorants pour l’hygiène intime ou crèmes vaginales et pommades)

Rougeur et douleur aux organes génitaux

Un examen médical

Ouverture anormale (fistule) entre l’intestin et le tractus génital, provoquée par :

  • une complication de l’accouchement ;

  • une chirurgie ;

  • une maladie inflammatoire intestinale ;

  • un cancer de l’appareil digestif ou des organes reproducteurs.

Pertes malodorantes

Présence de selles dans le vagin ou dans les pertes vaginales

Un examen médical

Inflammation provoquée par :

  • une radiothérapie ;

  • une chirurgie pelvienne ;

  • certains agents chimiothérapeutiques.

Traitement récent pour une maladie affectant le pelvis

Pertes contenant du pus

Douleurs pendant la miction et les rapports sexuels

Parfois irritation, prurit, rougeur, sensation de brûlure et léger saignement

Un examen médical

Généralement examen au microscope et analyse d’un échantillon des pertes

*Les caractéristiques comprennent les symptômes et les conclusions de l’examen clinique. Les caractéristiques mentionnées sont habituelles, mais pas toujours présentes.

TDM = tomodensitométrie ; IRM = imagerie par résonance magnétique.

Examens :

Des examens simples, qui peuvent être pratiqués dans la salle d’examen ou à proximité, donnent des résultats rapides qui permettent souvent aux médecins de déterminer la cause. Des examens supplémentaires sont effectués pour confirmer ou identifier la cause lorsque c’est nécessaire.

Quand la cause n’est pas évidente (par exemple, en cas de présence d’un corps étranger ou de réaction allergique), les médecins utilisent un coton-tige pour prélever un échantillon de pertes dans le vagin ou le col de l’utérus ( Tests de dépistage : Dépistage de maladies sexuellement transmissibles). Ils examinent l’échantillon au microscope à la recherche d’infections par des levures, de vaginose bactérienne et de vaginite à trichomonas. L’échantillon est généralement envoyé au laboratoire pour rechercher une gonorrhée et des infections à chlamydia (qui sont sexuellement transmissibles).

Traitement

Les maladies sous-jacentes sont traitées si possible. Par exemple, la vaginose bactérienne est traitée par antibiotiques.

Certaines prises en charge peuvent aider à soulager les symptômes, même si elles n’éliminent pas l’infection.

Prise en charge

L’hygiène de la sphère génitale doit être irréprochable. Il est souhaitable de se laver tous les jours à l’aide d’un savon doux sans parfum (comme un savon à base de glycérine) et de se rincer et se sécher avec soin. Changer de sous-vêtements et prendre un bain ou une douche quotidiennement peut soulager les symptômes. Il est particulièrement important d’améliorer l’hygiène si la cause est l’incontinence ou l’alitement. Les jeunes filles doivent apprendre les bons réflexes d’hygiène, à savoir, s’essuyer de l’avant vers l’arrière, se laver les mains après être allé à la selle ou après avoir uriné et éviter de mettre ses doigts dans l’appareil génital.

Si un produit (tel qu’une crème, une poudre, un savon ou une marque particulière de préservatifs) provoque une irritation persistante, il ne doit plus être utilisé. Il est conseillé aux femmes de ne pas utiliser de déodorants pour hygiène intime ou de douches vaginales. Ces produits ne permettent pas d’éradiquer les pertes et peuvent les aggraver. La douche vaginale peut augmenter le risque d’infections pelviennes ( Infections pelviennes).

Placer de la glace sur la sphère génitale ou encore faire un bain de siège tiède (avec ou sans bicarbonate de sodium) peut réduire la douleur et le prurit. Ce bain doit être pris en position assise, la région anale et génitale plongées dans l’eau (bain de siège). Asperger la sphère génitale avec de l’eau tiède contenue dans une bouteille d’eau peut aussi apporter un certain soulagement.

Médicaments

Si les symptômes sont modérés ou sévères, ou ne répondent pas à la prise en charge, des médicaments peuvent s’avérer nécessaires. Par exemple, une crème corticoïde (telles que l’hydrocortisone) ou certains antihistaminiques par voie orale peuvent soulager le prurit.

Pour les femmes plus âgées

Après la ménopause, les taux d’estrogènes diminuent considérablement. En conséquence, la quantité de pertes normales diminue généralement. Toutefois, la paroi du vagin devenant plus fine et plus sèche (ce que l’on appelle vaginite atrophique), le vagin est plus facilement sujet aux irritations, ce qui provoque souvent des pertes vaginales anormales. Ces pertes peuvent être liquides et claires ou épaisses et jaunâtres.

L’amincissement favorise également le développement de certaines infections vaginales. Lorsqu’ils sont fins et secs, les tissus du vagin sont plus facilement lésés, ce qui permet à des bactéries cutanées généralement inoffensives de pénétrer les tissus et s’infiltrer sous la peau, provoquant ainsi des infections. Ces infections ne sont généralement pas graves, mais elles peuvent causer une gêne.

Les femmes plus âgées ont davantage tendance à suivre des traitements qui réduisent les taux d’estrogènes, et rendent ainsi le vagin plus sujet aux irritations. Parmi ces traitements figurent l’ablation des deux ovaires, la radiothérapie pelvienne et certains agents chimiothérapeutiques.

Les troubles rendant l’hygiène plus difficile, tels que l’incontinence ou l’alitement, sont plus fréquents chez les femmes plus âgées. Un manque d’hygiène peut entraîner une inflammation chronique de la sphère génitale, liée à l’irritation provoquée par l’urine et les selles.

Les infections vaginales, telles que la vaginose bactérienne, les infections par les levures et les vaginites à trichomonas, sont rares après la ménopause, mais peuvent se produire chez les femmes présentant des facteurs de risques pour ces infections. Les facteurs de risques des infections par les levures comprennent le diabète et l’incontinence. Les facteurs de risque de la vaginose bactérienne et de la vaginite à trichomonas comprennent le changement de partenaires sexuels ou l’existence de multiples partenaires sexuels.

Si des femmes âgées sont sexuellement actives, elles doivent utiliser des préservatifs pour réduire le risque de maladies sexuellement transmissibles. Toutefois, les préservatifs pouvant irriter les tissus du vagin, en particulier chez les femmes âgées, il est impératif d’avoir recours à des lubrifiants. Seuls les lubrifiants aqueux doivent être utilisés avec des préservatifs en latex. Les lubrifiants à base d’huile (tels que la vaseline) peuvent fragiliser le latex et provoquer la rupture du préservatif.

Les saignements vaginaux étant plus souvent liés à un cancer après la ménopause, les femmes âgées doivent rapidement consulter un médecin en cas de pertes, en particulier si elles contiennent du sang ou si elles sont marron ou roses (ce qui peut indiquer la présence de sang). Des pertes striées de sang, roses ou marron peuvent être le signe avant-coureur d’un trouble précancéreux (tels qu’un épaississement de la paroi utérine) ou d’un cancer et ne doivent pas être ignorées.

Points importants

  • Les pertes vaginales peuvent s’accompagner de prurit, rougeur, sensation de brûlure et douleur.

  • Les causes potentielles varient selon l’âge.

  • Généralement, les médecins examinent un échantillon de pertes pour rechercher des micro-organismes pouvant causer les infections.

  • Le traitement dépend de la cause, mais l’application de glace ou un bain de siège tiède peut aider à soulager les symptômes.

  • Toutes les pertes se produisant après la ménopause nécessitent une consultation médicale rapide.

Ressources dans cet article