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Bronchiolite

Par John T. McBride, MD, Professor of Pediatrics;Vice-Chair, Department of Pediatrics, Northeastern Ohio Universities Colleges of Medicine and Pharmacology, Rootstown;Akron Children’s Hospital

La bronchiolite est une infection qui touche les voies aériennes inférieures des nourrissons et des enfants de moins de 24 mois.

  • Elle est en général due à une infection virale.

  • Les symptômes comprennent un écoulement nasal, une fièvre, une toux, une respiration sifflante et des difficultés respiratoires.

  • Le diagnostic repose sur les symptômes et l’examen clinique.

  • La plupart des enfants sont traités à domicile et récupèrent en quelques jours ; certains en revanche doivent être hospitalisés.

  • Le traitement consiste principalement à aider l’enfant à lutter contre la maladie par l’apport de liquides et parfois d’oxygène.

La bronchiolite touche en général les enfants de moins de 24 mois ; elle est plus fréquemment observée chez les nourrissons de moins de 6 mois. Au cours de la première année de vie, la bronchiolite touche environ 11 enfants sur 100, bien que ce chiffre soit plus important au cours de certaines épidémies. La plupart des cas apparaissent entre novembre et avril, avec un pic de fréquence aux mois de janvier et février.

La bronchiolite est le plus souvent provoquée par :

Cependant, d’autres virus, tels que celui de la grippe, d’autres types de virus parainfluenza, le métapneumovirus et les adénovirus, sont parfois en cause. Plus rarement, elle est due à des rhinovirus, des entérovirus, le virus de la rougeole ou des bactéries de type Mycoplasma.

L’infection par ces virus peut provoquer une inflammation des voies aériennes à l’origine d’un rétrécissement qui empêche l’air de rentrer et de sortir des poumons. Dans les cas sévères, les enfants ont un taux d’oxygène bas dans le sang.

L’infection peut être plus fréquente ou plus sévère chez les nourrissons dont les mères fument, en particulier chez celles qui ont fumé pendant leur grossesse. L’infection semble moins répandue chez les enfants allaités au sein. Les parents et les frères et sœurs plus âgés peuvent être infectés par le même virus, l’infection en général ne provoque toutefois chez eux qu’un simple rhume.

Symptômes

Les symptômes initiaux de la bronchiolite sont identiques à ceux d’un rhume : écoulement nasal, éternuements, légère fièvre et, parfois, toux. Au bout de quelques jours, la respiration devient difficile et plus rapide et la toux s’aggrave. En général, l’enfant émet un sifflement à l’expiration (respiration sifflante, Respiration sifflante chez les nourrissons et les jeunes enfants). Chez la plupart des enfants les symptômes restent légers, et même s’ils respirent rapidement et semblent congestionnés, ils sont alertes et réactifs, heureux et mangent bien.

Chez les enfants plus sévèrement touchés, la respiration est rapide et peu profonde ; la respiration implique un effort intense des muscles respiratoires et ils présentent un battement des ailes du nez. Ils semblent grincheux et anxieux et peuvent se déshydrater à force de vomir ou parce qu’ils ont du mal à boire correctement. L’enfant a habituellement de la fièvre (mais pas toujours). Certains enfants développent aussi une infection de l’oreille. Les nourrissons prématurés ou âgés de moins de 2 mois peuvent parfois s’arrêter de respirer temporairement. Dans de rares cas très sévères, l’enfant peut devenir bleuté autour de la bouche en raison d’un manque d’oxygène.

Diagnostic

  • Examen clinique

  • Oxymétrie de pouls

  • Parfois, une radiographie du thorax

Le diagnostic repose sur les symptômes et l’examen clinique. Les médecins mesurent le taux d’oxygène dans le sang avec un capteur placé sur un doigt (oxymétrie de pouls).

Parfois, un prélèvement de mucus est réalisé assez profondément dans le nez pour tenter d’identifier le virus en cause. D’autres analyses de laboratoire peuvent être réalisées et parfois une radiographie du thorax s’avère nécessaire.

Pronostic

La majorité des enfants guérissent à domicile en 3 à 5 jours. Sous traitement adapté, le risque de conséquences graves dues à la bronchiolite est faible, même parmi les enfants hospitalisés.

Le saviez-vous ?

  • Cela prend 20 secondes, ou l’équivalent du temps nécessaire pour chanter « Joyeux anniversaire », pour se laver les mains correctement avec un savon normal, ce qui est aussi bien, voire mieux, qu’un savon antibactérien.

Après une bronchiolite, certains enfants présentent des épisodes récurrents de respiration sifflante.

Traitement

  • À la maison, liquides par voie orale

  • À l’hôpital, oxygénothérapie et liquides par voie intraveineuse

Traitement à domicile

La plupart des enfants peuvent être traités à domicile par l’apport de liquides et des soins visant à assurer leur confort.

Au cours de la maladie, l’enfant reçoit des repas fréquents sous forme de petites quantités de liquides. La respiration sifflante et la toux peuvent perdurer pendant 2 à 4 semaines. Une aggravation des difficultés respiratoires, un teint bleuâtre, une fatigue et une déshydratation doivent amener à l’hospitalisation de l’enfant. Les enfants souffrant de cardiopathie congénitale, d’une maladie pulmonaire ou de déficit immunitaire peuvent être hospitalisés plus tôt et ont beaucoup plus de risque de développer une forme assez sévère de la bronchiolite.

Traitement à l’hôpital

À l’hôpital, le niveau d’oxygénation est surveillé par un capteur placé sur un doigt ou un orteil, et de l’oxygène est administré à l’aide d’une tente à oxygène ou d’un masque facial. Une assistance respiratoire sous ventilateur est rarement nécessaire.

Si l’enfant ne peut boire normalement, un apport de liquides s’impose par voie intraveineuse.

Des inhalations de médicaments dilatant les voies aériennes (bronchodilatateurs) et de corticoïdes (pour supprimer l’inflammation) peuvent être tentées, mais leur efficacité dans la bronchiolite reste discutable.

Les médecins n’utilisent plus la ribavirine, un médicament antiviral (administré avec un nébuliseur), sauf chez les enfants présentant un déficit extrêmement grave du système immunitaire. Les antibiotiques ne sont pas efficaces, sauf si l’enfant souffre également d’une infection bactérienne.

Prévention

Les enfants exposés à un risque élevé de complications graves, comme ceux atteints d’une cardiopathie congénitale sévère ou les grands prématurés, peuvent prendre du palivizumab pour aider à prévenir l’infection par le VRS. Le palivizumab est un anticorps dirigé contre le VRS.

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