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Présentation des tumeurs cérébrales chez l’enfant

Par John J. Gregory, Jr., MD, Assistant Professor of Pediatrics;Attending Physician, Rutgers, New Jersey Medical School;Goryeb Children's Hospital, Atlantic Health

  • Les astrocytomes sont les tumeurs cérébrales les plus fréquentes chez l’enfant. Les tumeurs cérébrales plus rares incluent les médulloblastomes et les épendymomes.

  • Les tumeurs cérébrales peuvent entraîner divers symptômes, dont notamment des céphalées, des nausées, des vomissements, des troubles de la vision, de l’apathie et une perte de la coordination ou de l’équilibre.

  • Le diagnostic repose habituellement sur les résultats de l’imagerie par résonance magnétique et de la biopsie.

  • Le traitement peut comprendre une intervention chirurgicale, une radiothérapie, une chimiothérapie ou une association de ces traitements.

Les tumeurs cérébrales (voir également Tumeurs cérébrales) sont le second cancer le plus courant chez l’enfant de moins de 15 ans (après la leucémie) et la seconde cause principale de décès dû au cancer. La cause des tumeurs cérébrales est en général inconnue.

Symptômes

Les premiers symptômes des tumeurs cérébrales peuvent être dus à une pression accrue dans le crâne (pression intracrânienne). La pression peut être augmentée car la tumeur bloque le flux du liquide céphalorachidien dans le cerveau ou parce que la tumeur prend de la place. Une pression accrue peut entraîner ce qui suit :

  • Une tête hypertrophiée (hydrocéphalie) chez les nourrissons et les très jeunes enfants

  • Céphalées

  • Des nausées et des vomissements (souvent en se réveillant)

  • Des troubles de la vision, comme une vision double

  • Des difficultés à tourner les yeux vers le haut

  • Des modifications de l’humeur ou du degré de conscience, qui rendent l’enfant irritable, apathique, confus ou somnolent

Les autres symptômes sont variables selon la partie spécifique du cerveau où se trouve la tumeur.

Diagnostic

  • Examens d’imagerie

  • Généralement biopsie ou parfois chirurgie pour retirer l’intégralité de la tumeur

  • Parfois, rachicentèse

Les médecins suspectent une tumeur cérébrale en fonction des symptômes.

Pour rechercher une tumeur cérébrale, les médecins pratiquent habituellement un examen d’imagerie comme une imagerie par résonance magnétique (IRM), qui en général permet de dépister la tumeur. Une tomodensitométrie (TDM) peut également être réalisée. Avant la réalisation d’une IRM ou d’une TDM, un agent de contraste est normalement injecté dans une veine (par voie intraveineuse). Les agents de contraste sont des substances qui rendent les images plus nettes. En cas de suspicion de tumeur cérébrale, les médecins prélèvent habituellement un petit morceau de tissu (biopsie) pour confirmer le diagnostic. Parfois, plutôt que de prélever un morceau de tissu, les médecins retirent chirurgicalement l’intégralité de la tumeur.

Parfois, une rachicentèse (ponction lombaire, voir Réalisation d’une ponction lombaire) est réalisée pour prélever du liquide céphalorachidien en vue d’un examen au microscope. Il s’agit d’une procédure de routine permettant de déterminer si les cellules tumorales ont envahi le liquide céphalorachidien ou lorsque le diagnostic n’est pas évident.

Traitement

  • Ablation chirurgicale de la tumeur

  • Chimiothérapie, radiothérapie, ou les deux

  • Drainage du liquide céphalorachidien

Habituellement, le traitement des tumeurs cérébrales implique l’ablation chirurgicale de la tumeur. S’ensuivent une chimiothérapie, une radiothérapie ou les deux. Le traitement doit être planifié par une équipe d’experts spécialisés dans le traitement des tumeurs cérébrales chez l’enfant. L’équipe de soins peut inclure des médecins spécialisés dans les soins et les traitements des bébés, des enfants et des adolescents, tels que les spécialistes du cancer pédiatrique (oncologues), des neurologues pédiatriques, des neurochirurgiens pédiatriques et des radio-oncologues.

Si la tumeur bloque le flux de liquide céphalorachidien, un petit tube (cathéter) peut être utilisé pour drainer le liquide céphalorachidien avant que la tumeur ne soit chirurgicalement retirée. Le tube est inséré par un petit orifice percé dans le cerveau sous anesthésie locale ou générale et le liquide est retiré pour réduire la pression dans le crâne. Le tube est connecté à une jauge qui mesure la pression dans le crâne. Au bout de quelques jours, le cathéter est retiré ou remplacé par un drain permanent (shunt, voir hydrocéphalie).

La tumeur est retirée chirurgicalement lorsque cela est possible en ouvrant le crâne (craniotomie). Certains types de tumeurs peuvent être retirés sans séquelles ou avec des séquelles cérébrales mineures. Après l’intervention chirurgicale, une IRM peut être pratiquée pour déterminer si une partie de la tumeur demeure et, si tel est le cas, la quantité.

Si la tumeur ne peut pas être retirée chirurgicalement, un traitement supplémentaire est normalement requis. Chez l’enfant de moins de 5 à 10 ans, selon le type de tumeur, on peut d’abord recourir à une chimiothérapie car la radiothérapie peut affecter la croissance et le développement du cerveau. Si elle s’avère nécessaire, une radiothérapie peut être utilisée lorsque l’enfant est plus âgé. La chimiothérapie peut aussi avoir de graves effets secondaires.

Le cancer étant relativement rare chez l’enfant, la participation à un essai clinique ( Science de la médecine) devrait être envisagée pour tous les enfants atteints d’une tumeur cérébrale. Dans ces essais, certains enfants reçoivent le traitement standard et d’autres reçoivent le traitement à l’essai (que l’on appelle traitement expérimental). Le traitement expérimental peut comprendre de nouveaux médicaments, des médicaments utilisés de manière inédite ou de nouvelles techniques chirurgicales ou de radiothérapie. Cependant, les traitements expérimentaux ne sont pas toujours efficaces et des effets secondaires ou des complications peuvent ne pas être connus.

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