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Le divorce et l’enfant

Par Steven D. Blatt, MD, Professor of Pediatrics, Director, Division of Pediatrics;Director, ENHANCE Services for Children in Foster Care, State University of New York, Upstate Medical University;State University of New York, Upstate Medical University

La séparation et le divorce, et les événements qui les motivent, détruisent la stabilité et la prévisibilité dont les enfants ont besoin. Le divorce, avec la mort d’un membre de la famille, est l’événement le plus stressant que doit affronter une famille. Le monde qu’ils connaissent n’étant plus comme avant, les enfants peuvent ressentir une sensation de grande perte, de l’anxiété, de la colère, de la tristesse. Ils peuvent redouter d’être délaissés ou de perdre l’amour de leurs parents. Pour plusieurs raisons, les aptitudes d’un parent se dégradent souvent au moment de la séparation. Ils sont en général préoccupés, et peuvent être en colère et agressifs entre eux. Les enfants peuvent se sentir coupables, car ils pensent qu’ils sont à l’origine du divorce. Si les parents ignorent les enfants, ou les voient sporadiquement et de façon imprévue, les enfants se sentent rejetés.

Étapes d’adaptation

Une fois la séparation et le divorce décidés, le noyau familial traverse différentes étapes d’ajustement. Les étapes :

  • Aiguë

  • Transitoire

  • Après le divorce

En phase aiguë (du moment où les parents décident de se séparer jusqu’au divorce), le trouble est maximal. Ce stade peut durer jusqu’à 2 ans.

Pendant la phase de transition (les semaines précédant et suivant le divorce proprement dit), l’enfant a davantage de contrôle sur ce changement et il s’adapte à la fois à la nouvelle relation entre ses parents, aux visites et à sa nouvelle relation avec le parent qui n’a pas la garde.

Après le divorce (l’étape postérieure au divorce), un autre type de stabilité doit se développer.

Effets sur les enfants

Pendant la séparation, le travail scolaire peut être considéré sans importance par les enfants et les adolescents ; leurs performances diminuent souvent. Les enfants peuvent rêver que les parents se réconcilient. Les effets sur les enfants varient selon l’âge et le niveau de développement :

  • Enfants âgés de 2 à 5 ans : Peuvent avoir des troubles du sommeil ( Troubles de sommeil chez les enfants), des accès de colère et ressentir l’angoisse de la séparation. Leur capacité à faire leur toilette peut se détériorer.

  • Enfants âgés de 5 à 12 ans : Peuvent ressentir de la tristesse, de l’angoisse, d’intenses colères et des peurs irrationnelles (phobies).

  • Adolescents : Se sentent souvent peu sûrs, seuls et tristes. Certains se lancent dans des comportements à risque comme la consommation d’alcool et de drogues, le sexe, le vol et la violence. D’autres développent des troubles alimentaires ou des attitudes rebelles : ils s’absentent du collège ou du lycée, ou ont des fréquentations dangereuses ( Présentation des troubles chez les adolescents).

Aider les enfants à faire face

Les enfants ont besoin d’exprimer leurs sentiments à un adulte qui les écoutent avec attention. Un suivi par un psychologue peut leur fournir l’attention d’un adulte qui, à la différence de ses parents, ne sera pas perturbé par leurs sentiments.

Les enfants s’adaptent mieux lorsque les parents coopèrent et se concentrent sur les besoins de l’enfant. Les parents doivent se rappeler qu’un divorce n’interrompt que leurs rapports d’époux, non leurs rapports comme parents avec leurs enfants. Les parents doivent autant que possible vivre près l’un de l’autre, s’adresser avec respect l’un à l’autre en présence de l’enfant, maintenir la participation de chacun dans la vie de l’enfant, et prendre en compte les souhaits de l’enfant concernant les visites. Les enfants et les adolescents plus âgés doivent avoir davantage leur mot à dire sur ces arrangements de vie. Les parents ne doivent jamais inciter leurs enfants à prendre parti, et doivent essayer de ne pas exprimer de sentiments négatifs au sujet de l’autre parent.

Avec les enfants, les parents doivent :

  • Discuter des problèmes ouvertement, honnêtement et calmement

  • Rester affectueux

  • Continuer à exercer une discipline constante

  • Maintenir des attentes normales en ce qui concerne les tâches et les devoirs

Les parents peuvent conserver une communication ouverte avec leurs enfants en les encourageant à se confier et à exprimer leurs émotions. Par exemple, si l’enfant ressent de la colère à propos du divorce, on peut dire : « Le divorce te met donc en colère » ou « Continue à t’exprimer ». Demander à l’enfant comment il se sent peut également encourager la discussion sur les émotions sensibles ou les craintes.

En exprimant leurs propres sentiments, les parents incitent l’enfant à affronter ses peurs et ses préoccupations. Par exemple, lorsqu’il s’agit d’un divorce, un parent peut dire : « Moi aussi je suis triste de cette situation. Mais je sais également que c’est la meilleure solution pour maman et papa. Même si nous ne pouvons plus vivre ensemble, nous t’aimerons toujours très fort et nous prendrons toujours soin de toi. » De cette manière, les parents peuvent parler de leurs sentiments, ils rassurent l’enfant et lui expliquent les motivations qui ont conduit au divorce. De temps en temps, il faut renouveler le message chez les enfants, principalement chez les plus petits.

La plupart des enfants regagnent un sentiment de sécurité et de soutien dans l’année qui suit le divorce, à condition que les parents s’adaptent, et œuvrent à satisfaire les besoins de l’enfant.

Les effets d’un remariage

Pour un enfant, le remariage de l’un de ses parents peut créer un nouveau conflit, mais devrait rétablir un sentiment de stabilité et de permanence s’il est géré de manière appropriée par tous les adultes impliqués. Certains se sentent déloyaux envers un parent en acceptant le nouveau conjoint de l’autre.

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