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Diabète sucré (DS) chez les enfants et les adolescents

Par Andrew Calabria, MD, Assistant Professor of Pediatrics;Attending Physician, Division of Endocrinology & Diabetes, Perelman School of Medicine at The University of Pennsylvania;The Children's Hospital of Philadelphia

Le diabète sucré est une maladie où le taux de glucose dans le sang est anormalement élevé, car l’organisme ne produit pas assez d’insuline ou ne répond pas normalement à l’insuline produite.

  • Le diabète décrit un groupe de maladies avec des taux de glycémie élevés (hyperglycémie) causés par une diminution de la production d’insuline, une diminution de l’effet de l’insuline, ou les deux.

  • Les symptômes habituels lors du diagnostic comprennent une soif et une miction excessives, et une perte de poids.

  • Le diagnostic repose sur les symptômes et les résultats des analyses d’urine et de sang.

  • Le traitement dépend du type de diabète, mais inclut des modifications du régime alimentaire, de l’exercice, une perte de poids (en cas de surpoids) et des injections d’insuline ou des médicaments à prendre par voie orale.

Les symptômes, le diagnostic et le traitement du diabète sont similaires chez les enfants et les adultes ( Diabète sucré (DS)). Cependant, la prise en charge du diabète chez l’enfant peut être plus complexe. Elle doit être adaptée au degré de maturité physique et émotionnelle de l’enfant et aux variations constantes de l’alimentation, de l’activité physique et du stress.

Glycémie

Le diabète est une maladie qui affecte la quantité de sucre dans le sang. Il existe beaucoup de types de sucre. Les granulés blancs du sucre de table sont connus sous le nom de saccharose. Le saccharose est naturellement extrait de la canne à sucre et de la betterave sucrière. Un autre type de sucre, le lactose, est présent dans le lait. Le saccharose est composé de deux sucres simples différents, le glucose et le fructose. Le lactose est composé de deux sucres simples, le glucose et le galactose. Le saccharose et le lactose doivent être dégradés par l’intestin en composants élémentaires avant de pouvoir être absorbés. Le glucose est le principal sucre utilisé par le corps pour produire de l’énergie ; durant et après l’absorption, la plupart des sucres sont donc transformés en glucose. Lorsque les médecins parlent de glycémie, ils parlent donc en fait du taux de glucose dans le sang.

Insuline

L’insuline est une hormone qui est libérée par le pancréas. L’insuline contrôle la quantité de glucose dans le sang et permet au glucose de passer du sang vers les cellules. Sans une quantité appropriée d’insuline, le glucose ne passe pas vers les cellules et s’accumule dans le sang. Lorsque le taux de glucose augmente dans le sang, il commence à apparaître dans les urines. Ce glucose attire davantage d’eau dans les urines, par conséquent les personnes urinent plus (polyurie) et ont donc soif plus souvent et boivent davantage (polydipsie). Sans insuline, des problèmes électrolytiques et une déshydratation peuvent se développer. Le manque d’insuline entraîne également la dégradation des lipides et des protéines.

Types de diabète

Les types de diabète chez les enfants sont similaires à ceux des adultes. À savoir :

  • Prédiabète

  • Diabète de type 1

  • Diabète de type 2

Prédiabète

Le prédiabète est une affection qui se caractérise par des taux de glycémie trop élevés pour être jugés normaux, mais pas suffisamment élevés pour être appelés diabète. Il est plus fréquent chez les adolescents obèses. Il est temporaire chez plus de la moitié des adolescents, mais se développe en diabète chez les autres, tout spécialement chez ceux qui continuent à prendre du poids.

Diabète de type 1

Le diabète de type 1 survient lorsque le pancréas produit peu ou pas d’insuline. Le diabète de type 1 est le type de diabète le plus courant chez les enfants, représentant environ deux tiers de tous les cas de diabète. Il s’agit de l’une des maladies chroniques les plus courantes chez l’enfant. Vers l’âge de 18 ans, 1 enfant sur 350 a développé un diabète de type 1. Le nombre d’enfants affectés a récemment augmenté, tout particulièrement chez les enfants âgés de moins de 5 ans.

Le diabète de type 1 peut se développer à tout moment au cours de l’enfance, y compris durant la petite enfance, mais il se déclare habituellement entre 4 et 6 ans et entre 10 et 14 ans.

Dans le diabète de type 1, le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline, car le système immunitaire attaque et détruit les cellules pancréatiques fabriquant l’insuline(cellules des îlots pancréatiques). Cette destruction peut être déclenchée par des facteurs environnementaux chez les personnes ayant hérité de certains gènes les prédisposant à développer un diabète. Ces gènes sont plus fréquents dans certains groupes ethniques (tels que les Scandinaves et les Sardes). Les proches parents d’une personne atteinte de diabète de type 1 sont exposés à un risque accru de développer un diabète. Les frères et les sœurs ont environ 10 % de probabilité de développer un diabète et les vrais jumeaux sont exposés à un risque encore plus élevé (30 à 50 %). Le risque de diabète pour un enfant dont un parent souffre de diabète de type 1 est d’environ 10 % si le père est affecté et d’environ 4 % si c’est la mère qui est affectée.

Les enfants souffrant de diabète de type 1 sont exposés à un risque accru de développer d’autres maladies où le système immunitaire s’attaque lui-même (maladies auto-immunes), particulièrement une maladie de la thyroïde et la maladie cœliaque.

Diabète de type 2

Le diabète de type 2 survient, car les cellules de l’organisme ne répondent pas adéquatement à l’insuline (ce que l’on appelle insulino-résistance). Contrairement au diabète de type 1, le pancréas peut fabriquer de l’insuline, mais ne peut pas en fabriquer suffisamment pour surmonter l’insulino-résistance. Ce déficit est souvent appelé carencerelative en insuline par opposition à la carence absolue observée dans le diabète de type 1. Le diabète de type 2 survient principalement chez les adolescents mais il devient de plus en plus courant chez les enfants en surpoids ou obèses. Jusque dans les années 1990, plus de 95 % des enfants ayant développé un diabète avaient développé un diabète de type 1, mais de nos jours, environ un tiers des enfants ayant reçu un diagnostic de diabète souffrent d’un diabète de type 2.

L’augmentation du diabète de type 2 dans l’enfance s’est révélée particulièrement importante chez les Indiens d’Amérique, les personnes d’origine africaine, les personnes d’origine latino-américaine, les Américains d’origine asiatique et les habitants des îles du Pacifique. L’obésité et des antécédents familiaux de diabète de type 2 sont des facteurs de risque majeurs de développement de ce type de diabète. Contrairement au diabète de type 1, la majorité des enfants souffrant de diabète de type 2 (60 à 90 %) ont un parent proche souffrant de diabète de type 2.

Symptômes du diabète

Des taux élevés de glycémie sont responsables de nombreux symptômes immédiats et de complications à long terme.

Diabète de type 1

Les symptômes du diabète de type 1 se développent rapidement, habituellement en quelques jours à quelques semaines, et ils sont normalement assez évidents. Les taux élevés de glycémie provoquent une miction excessive chez l’enfant. Les enfants peuvent mouiller leur lit ou devenir incapables de contrôler leur vessie la journée. Chez les enfants qui ne sont pas encore propres, les couches peuvent être davantage mouillées ou plus lourdes. Cette perte de liquides entraîne une augmentation de la soif et de la prise de liquides. Environ la moitié des enfants perdent du poids et présentent des troubles de la croissance. Certains enfants se déshydratent, ce qui entraîne une faiblesse, de la fatigue et une accélération du pouls. Des nausées et des vomissements peuvent également se produire. La vision peut devenir floue. Si les symptômes ne sont pas reconnus comme étant causés par un diabète et ne sont pas traités, les enfants peuvent développer une acidocétose diabétique.

Diabète de type 2

De nombreux enfants ne présentent aucun symptôme et les médecins diagnostiquent un diabète de type 2 uniquement lorsque des analyses de sang ou d’urine sont réalisées pour d’autres raisons. Les symptômes que les enfants atteints de diabète de type 2 présentent sont moins graves que ceux du diabète de type 1 et ils se développent plus lentement. Les parents peuvent remarquer une augmentation de la soif et de la quantité d’urine de l’enfant, ou seulement de vagues symptômes, comme une fatigue. Les enfants qui ont un diabète de type 2 sont moins à même de développer une acidocétose ou une déshydratation sévère que les enfants souffrant de diabète de type 1.

Complications du diabète

Le diabète peut causer des complications immédiates et des complications à long terme. La complication immédiate la plus grave est l’acidocétose diabétique.

Les complications à long terme sont généralement dues aux problèmes sociaux et psychologiques ou à des problèmes vasculaires. Bien que ces problèmes vasculaires mettent plusieurs années à se développer, meilleur est le contrôle du diabète, plus faibles seront les risques de survenue de ces complications.

Acidocétose diabétique

L’acidocétose diabétique est fréquente chez les enfants souffrant de diabète de type 1. Une acidocétose diabétique est présente lors du diagnostic chez environ un tiers des enfants diabétiques de type 1. Une acidocétose diabétique se développe également chez environ 1 à 10 % des enfants chaque année, car ces enfants n’ont généralement pas pris leur insuline ou ont des problèmes d’administration de l’insuline (par exemple, problèmes avec leur pompe à insuline). Une acidocétose diabétique peut également survenir si les enfants ne reçoivent pas suffisamment d’insuline au cours de leur maladie. Sans insuline, les cellules ne peuvent pas utiliser le glucose présent dans le sang. Les cellules utilisent alors un mécanisme substitutif de production d’énergie qui brûle les graisses en produisant des produits appelés cétones.

Les cétones acidifient le sang (acidocétose), ce qui entraîne des nausées, des vomissements, une fatigue et des douleurs abdominales. Les cétones donnent à l’haleine de l’enfant une odeur semblable à celle du solvant de vernis à ongles. La respiration devient profonde et rapide dans la mesure où l’organisme s’efforce de corriger l’acidité du sang ( Généralités sur l’équilibre acidobasique). Certains enfants développent des céphalées et peuvent devenir confus ou moins alertes. Ces symptômes peuvent être causés par l’accumulation de liquides dans le cerveau (œdème cérébral). L’acidocétose diabétique peut évoluer en coma et entraîner le décès. Les enfants en acidocétose diabétique sont également déshydratés et présentent souvent d’autres déséquilibres chimiques dans le sang, comme des taux de potassium et de sodium anormaux.

Problèmes sociaux et psychologiques

Les problèmes sociaux et psychologiques ( Soutien) sont très courants chez les enfants diabétiques. Jusqu’à la moitié des enfants développent une dépression, de l’anxiété ou d’autres problèmes psychologiques ( Aperçu des troubles mentaux chez l’enfant). Comme l’insuline peut générer une prise de poids, les troubles des conduites alimentaires constituent un grave problème chez les adolescents, qui ne prennent parfois pas leurs doses d’insuline pour essayer de contrôler leur poids. Les problèmes sociaux et psychologiques peuvent affecter la capacité des enfants à respecter leurs régimes alimentaire et thérapeutique, ce qui signifie que leur glycémie est mal contrôlée.

Problèmes vasculaires

Le diabète entraîne un rétrécissement des vaisseaux de petit et grand diamètre. Le rétrécissement peut altérer de nombreux organes. Bien que le rétrécissement des vaisseaux sanguins commence à se développer quelques années après l’apparition du diabète, l’altération des organes n’est généralement évidente que des années plus tard et est rarement présente pendant l’enfance.

Les lésions des petits vaisseaux sanguins affectent le plus souvent les yeux, les reins et les nerfs. Les lésions des vaisseaux sanguins des yeux peuvent entraîner une perte de la vue (rétinopathie diabétique). Les lésions des reins (appelées (néphropathie diabétique) peuvent entraîner une insuffisance rénale. Les lésions des nerfs (appelées neuropathie diabétique) peuvent entraîner un engourdissement, des picotements ou une sensation de brûlure au niveau des bras et des jambes.

Les lésions des gros vaisseaux sanguins impliquent le plus souvent les artères du cœur et du cerveau. Le rétrécissement des artères du cœur peut causer un infarctus du myocarde. Le rétrécissement des artères du cerveau peut causer un accident vasculaire cérébral.

Diagnostic de diabète

  • Analyses de glycémie

  • Test de l’hémoglobine A1c (hémoglobine glyquée)

  • Parfois, test d’hyperglycémie provoquée par voie orale

Le diagnostic de diabète est un processus en deux parties. Les médecins déterminent tout d’abord si l’enfant est diabétique, puis déterminent le type de diabète. Les enfants présentant des complications subissent également d’autres analyses.

Diagnostiquer un diabète

Les médecins suspectent un diabète lorsque les enfants présentent des symptômes typiques ou quand une analyse d’urine réalisée pendant un examen clinique de routine met en évidence du glucose. Le diagnostic est confirmé par la mesure de la glycémie. Les taux de glycémie peuvent être mesurés le matin avant le petit déjeuner (ce que l’on appelle taux de glycémie à jeun) ou à tout moment sans se soucier des repas (ce que l’on appelle taux de glycémie aléatoire). Les enfants sont considérés comme diabétiques lorsqu’ils présentent des symptômes typiques de diabète et un taux de glycémie élevé. Un taux de glycémie à jeun égal ou supérieur à 126 milligrammes par décilitre (mg/dl) est considéré comme élevé, tandis qu’un taux de glycémie aléatoire n’est considéré comme élevé qu’à partir de 200 milligrammes par décilitre (mg/dl).

Les médecins mesurent également le taux d’une protéine dans le sang, l’hémoglobine A1C (appelée aussi hémoglobine glyquée). L’hémoglobine est la substance rouge porteuse d’oxygène dans les globules rouges. Lorsque le sang est exposé à des taux de glucose élevés pendant une période prolongée, le glucose se lie à l’hémoglobine et forme l’hémoglobine A1C. Comme il faut beaucoup de temps à l’hémoglobine A1C pour se former et se dégrader, son taux change uniquement sur plusieurs semaines ou mois, plutôt que de minute en minute, contrairement au taux de glycémie. Les taux d’hémoglobine A1C reflètent donc les taux de glycémie sur une période de 2 à 3 mois. Les personnes ayant un taux d’hémoglobine A1C de 6,5 % ou plus sont considérées comme diabétiques. Les taux d’hémoglobine A1C sont plus utiles dans le diagnostic du diabète de type 2 chez les enfants qui ne présentent pas de symptômes typiques.

Un autre type d’analyse de sang appelé test d’hyperglycémie provoquée par voie orale peut être réalisé chez les enfants ne présentant aucun symptôme ou dont les symptômes sont peu graves ou non typiques. Cet examen est réalisé à jeun. On pratique une prise de sang pour mesurer la glycémie à jeun. Ensuite, l’enfant prend un liquide spécial contenant une grande quantité de glucose. Les médecins mesurent alors les taux de glycémie 2 heures plus tard. Si le taux est égal ou supérieur à 200 milligrammes par décilitre (mg/dl), les enfants sont considérés comme diabétiques. Ce test est similaire au test subi par les femmes enceintes à la recherche d’un diabète gestationnel.

Diagnostiquer le type de diabète

Pour faire la différence entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2, les médecins réalisent des analyses de sang détectant des anticorps dirigés contre diverses cellules productrices d’insuline dans le pancréas. Ces anticorps sont généralement présents chez les enfants souffrant de diabète de type 1 et sont rarement présents chez les enfants souffrant de diabète de type 2.

Analyses après le diagnostic

Les enfants ayant reçu un diagnostic de diabète de type 1 subissent généralement d’autres analyses de sang à la recherche de maladies auto-immunes telles que la maladie cœliaque et une maladie de la thyroïde.

Les enfants ayant reçu un diagnostic de diabète de type 2 subissent des analyses de sang pour déterminer si leur foie et leurs reins fonctionnent correctement, ainsi que des analyses d’urine. Lors du diagnostic, les enfants souffrant de diabète de type 2 subissent également des tests à la recherche d’autres problèmes, tels que hypertension artérielle, taux sanguins élevés de lipides et hépatite graisseuse, car ces problèmes sont courants chez les enfants souffrant de diabète de type 2. D’autres tests sont réalisés en fonction des symptômes. Par exemple, les enfants présentant une somnolence diurne et qui ronflent subissent un test à la recherche d’une apnée obstructive du sommeil et les filles qui sont poilues et ont de l’acné ou des règles irrégulières subissent un test à la recherche d’un syndrome des ovaires polykystiques.

Prévention du diabète

Comme des mesures rapides (telles qu’un changement de régime, une augmentation de l’activité physique et une perte de poids) peuvent prévenir ou retarder le début du diabète de type 2, les enfants à risque doivent être soumis à une surveillance par des examens sanguins. Il n’y a pas de traitement préventif du diabète de type 1.

Traitement du diabète

  • Nutrition et exercice physique

  • Pour le diabète de type 1, injections d’insuline

  • Pour le diabète de type 2, metformine par voie orale et parfois injections d’insuline

L’objectif principal du traitement du diabète est de maintenir la glycémie le plus possible dans les limites normales, avec le maximum de sécurité. Néanmoins, il n’existe aucun traitement qui maintienne parfaitement la glycémie dans des valeurs normales. Lorsque les personnes font beaucoup d’effort pour essayer de maintenir leur glycémie dans la plage normale, elles augmentent le risque d’avoir une glycémie parfois trop basse. Une glycémie basse est appelée hypoglycémie.

Nutrition et exercice physique

Les enfants souffrant d’un des deux types de diabète doivent :

  • Faire des choix alimentaires sains

  • Perdre du poids en cas de surpoids

  • Faire de l’exercice régulièrement

La gestion nutritionnelle générale et l’éducation sont particulièrement importantes chez tous les enfants diabétiques. Les recommandations alimentaires pour les enfants diabétiques se basent sur les recommandations alimentaires saines destinées à tous les enfants et visent à maintenir un poids corporel idéal et une croissance optimale et à prévenir les complications du diabète à court et long termes.

Tous les enfants doivent manger régulièrement et ne sauter aucun repas. Bien que la plupart des régimes alimentaires permettent une certaine flexibilité quant à la prise de glucides et aux heures des repas, il est important de prendre des repas et des collations programmées à la même heure à peu près chaque jour et contenant des quantités similaires de glucides pour un contrôle optimal du glucose. Les glucides présents dans les aliments étant transformés en glucose dans l’organisme, toute variation de la prise de glucides entraîne des modifications de la glycémie.

Le fait de choisir des aliments sains peut permettre de contrôler la glycémie et protéger la santé cardiaque. Les enfants doivent manger des fruits et des légumes, des céréales complètes et des aliments riches en fibres (par exemple, des aliments contenant au moins 3 grammes de fibres par portion). L’alimentation ne doit pas contenir de glucides hautement transformés (raffinés), tout particulièrement les bonbons, les produits de boulangerie (tels que les biscuits, les beignets et les pâtisseries), ainsi que les boissons sucrées. Les enfants ne doivent pas consommer plus de 120 à 240 ml de jus de fruits par jour. Ils doivent éviter les sodas, le thé glacé sucré, la limonade, le punch aux fruits et les boissons énergisantes. Les enfants doivent également éviter les aliments contenant des graisses saturées, tels que les produits de boulangerie, les produits de grignotage (tels que les chips et les tortillas), les aliments frits (tels que les frites) et la restauration rapide. Nombre de ces aliments contiennent également des acides gras trans, qui se sont révélés être associés à un risque accru de maladie cardiaque.

Dans le diabète de type 1, on apprend aux parents et aux enfants plus grands à évaluer la teneur en glucides des aliments et à développer un plan alimentaire. Chez la plupart des enfants souffrant de diabète de type 1, l’apport alimentaire n’est pas spécifié de manière rigide et se base sur les modèles alimentaires habituels des enfants et les doses d’insuline sont adaptées à l’apport en glucides. Les nourrissons et les enfants d’âge préscolaire représentent un véritable défi pour les parents, car ils ne mangent pas des quantités régulières d’aliments et peuvent développer une hypoglycémie, mais peuvent ne pas être capables de communiquer les symptômes d’hypoglycémie à leurs parents.

Dans le diabète de type 2, les modifications du mode de vie concernent le poids chez la plupart des enfants. Les étapes visant à améliorer le régime alimentaire et gérer l’apport alimentaire incluent l’élimination des boissons sucrées, le contrôle de la taille des portions, la consommation d’aliments à faible teneur en matières grasses et l’augmentation de la consommation de fibres en mangeant davantage de fruits et de légumes.

Il est important de pratiquer régulièrement une activité physique, car elle améliore le contrôle de la glycémie et permet de perdre du poids plus facilement. Comme une activité physique intense peut entraîner une chute significative de la glycémie, certains enfants souffrant de diabète de type 1 peuvent devoir consommer des glucides supplémentaires avant et/ou pendant une séance.

Acidocétose diabétique

En cas d’acidocétose diabétique, les enfants sont généralement pris en charge dans des unités de soins intensifs. Ils requièrent souvent des liquides par voie intraveineuse pour corriger la déshydratation. Ils ont également souvent besoin de solutions de potassium par voie intraveineuse pour corriger les taux de potassium bas. Les enfants doivent souvent recevoir de l’insuline par voie intraveineuse en cas d’acidocétose diabétique. Bien que le sang soit trop acide, les médecins ont rarement besoin d’administrer des médicaments par voie intraveineuse, tels que du bicarbonate de sodium, pour réduire l’acidité.

Pour empêcher le développement d’une acidocétose diabétique et minimiser la nécessité d’hospitalisation, les enfants et les familles doivent utiliser des bandelettes réactives de dépistage des cétones afin de vérifier la présence ou non de cétones dans le sang ou les urines. Des analyses de sang peuvent être préférées pour les jeunes enfants et pour les enfants chez qui il est difficile d’obtenir un échantillon d’urine, ceux présentant des épisodes fréquents d’acidocétose diabétique, et les utilisateurs d’une pompe à insuline. Les tests de dépistage des cétones doivent être réalisés chaque fois que l’enfant est malade (quel que soit le taux de glycémie) ou lorsque le taux de glycémie est élevé. Des taux de cétones élevés peuvent indiquer une acidocétose diabétique, tout spécialement si les enfants présentent également une douleur abdominale, des vomissements, une somnolence ou une respiration rapide.

Traitement du diabète de type 1

Pour contrôler la glycémie, les enfants souffrant de diabète de type 1 ont besoin d’injections d’insuline.

Lorsqu’un diabète de type 1 est diagnostiqué pour la première fois, les enfants sont en général hospitalisés. Les enfants atteints de diabète de type 1 reçoivent des liquides (pour traiter la déshydratation) et de l’insuline. Le recours à l’insuline est toujours nécessaire, car rien d’autre n’est efficace. Les enfants ne présentant pas une acidocétose diabétique lors du diagnostic reçoivent généralement au moins deux injections quotidiennes d’insuline. Le traitement par l’insuline est en général initié à l’hôpital afin que la glycémie puisse être fréquemment vérifiée et que les médecins puissent modifier les doses d’insuline. Le traitement est plus rarement initié lors d’une consultation médicale standard.

Lorsque les enfants sortent de l’hôpital, ils doivent prendre régulièrement de l’insuline. Les médecins travaillent avec les enfants et leur famille pour déterminer le meilleur schéma insulinique.

Il existe plusieurs types de schémas insuliniques :

  • Schéma insulinique basal-bolus

  • Schéma comportant plusieurs injections quotidiennes (PIQ)

  • Schémas avec une insuline prémélangée

Un schéma insulinique basal-bolus implique une ou deux injections d’une insuline à action prolongée (dose basale) chaque jour, puis des injections supplémentaires distinctes (dose bolus) d’une insuline à action brève immédiatement avant les repas. Chaque dose bolus peut être différente selon la quantité de nourriture que va manger l’enfant ou la glycémie à ce moment-là. Les enfants peuvent également utiliser une pompe à insuline pour administrer la dose basale et la dose avant les repas.

Un avantage du schéma basal-bolus est qu’il permet une certaine flexibilité quant à l’heure des repas. Néanmoins, ce schéma peut ne pas être proposé, si aucune supervision adéquate n’est possible, particulièrement si aucun adulte n’est disponible pour administrer les injections à l’école ou réaliser les soins quotidiens.

Un schéma comportant plusieurs injections quotidiennes (PIQ) peut être utilisé si le schéma basal-bolus n’est pas proposé. Dans ce schéma, les enfants prennent généralement de l’insuline avant le petit déjeuner et le dîner et à l’heure du coucher, et prennent une forme d’insuline à action rapide avant de prendre leur petit déjeuner et leur dîner.

Un avantage de ce schéma est que le nombre d’injections est inférieur à celui du schéma basal-bolus, ce qui peut être préférable pour les jeunes enfants. Cependant, ce schéma n’est pas aussi flexible que le schéma basal-bolus et requiert des horaires fixes pour les repas et les collations.

Les schémas avec insuline prémélangée utilisent un mélange fixe de deux formes d’insuline : l’une agissant rapidement et ne durant que quelques heures, et une agissant moins rapidement mais plus longtemps. Les ratios habituels d’insuline sont 70/30 (70 % d’insuline à action prolongée et 30 % d’insuline à action brève) ou 75/25. Les enfants reçoivent une injection lors du petit déjeuner et une autre au moment du dîner.

Un avantage des schémas prémélangés est que le nombre d’injections est inférieur et qu’ils sont plus faciles à gérer. Cependant, les schémas prémélangés sont moins flexibles en ce qui concerne les horaires des repas et les quantités de nourriture et ne peuvent pas être ajustés aussi fréquemment. Ainsi, ces schémas ne contrôlent pas aussi bien la glycémie que les autres schémas.

Méthodes d’administration de l’insuline

L’insuline peut être injectée de plusieurs manières :

  • Flacon et seringue

  • Stylo à insuline

  • Pompe à insuline

Certains enfants utilisent un flacon et une seringue. Avec cette méthode, chaque dose d’insuline est prélevée avec une seringue dans un flacon et est injectée sous la peau, généralement dans le bras, la cuisse ou la paroi abdominale. Les petites seringues, avec des aiguilles très fines, rendent les injections presque indolores. La quantité d’insuline dans la seringue varie selon la quantité d’insuline devant être injectée. Les jeunes enfants utilisent souvent des seringues avec des demi-repères afin d’utiliser des plus petites doses d’insuline.

Le stylo à insuline permet à de nombreux enfants de transporter et d’utiliser facilement de l’insuline, notamment pour ceux qui doivent réaliser plusieurs injections par jour en dehors du domicile. Le stylo contient une cartouche contenant suffisamment d’insuline pour plusieurs doses. La dose administrée lors de chaque injection est ajustée en tournant la partie supérieure du stylo.

Un autre dispositif est la pompe à insuline qui pompe automatiquement de l’insuline en continu à partir d’un réservoir à travers une petite sonde souple (cathéter) laissée sous la peau. Le site du cathéter doit être changé tous les 2 à 3 jours. De plus en plus d’enfants utilisent des pompes à insuline, même les jeunes enfants. La pompe imite de plus près la manière dont l’organisme distribue normalement l’insuline. Les pompes sont programmées pour libérer de petites doses d’insuline en continu pendant 24 heures (ce que l’on appelle dose basale) et peuvent être déclenchées manuellement pour administrer des doses d’insuline supplémentaires (ce que l’on appelle dose bolus) lors des repas ou pour traiter une hyperglycémie. Contrairement aux autres méthodes, les pompes à insuline n’utilisent que de l’insuline à action brève. Les enfants n’ont pas besoin d’insuline à action prolongée, car ils reçoivent en continu une petite quantité d’insuline dans la dose basale. La pompe peut être programmée pour administrer différentes quantités d’insuline à différents moments du jour et de la nuit.

Les pompes à insuline peuvent être utilisées avec des systèmes de surveillance continue de la glycémie ( Surveillance du traitement du diabète) afin de mieux suivre les tendances de la glycémie tout au long de la journée. De nouvelles pompes à insuline ont été développées et combinent une pompe à insuline et un système de surveillance continue de la glycémie en un seul appareil.

Pour certains enfants, la pompe permet un meilleur contrôle, alors que d’autres ne la jugent pas pratique ou développent des plaies ou des infections au niveau du cathéter.

Traitement du diabète de type 2

En général, les enfants qui ont un diabète de type 2 n’ont pas besoin d’être traités à l’hôpital, sauf si le diabète est sévère. Généralement, ils reçoivent des médicaments pour réduire leur taux de glycémie (antihyperglycémiants) lors d’une consultation médicale standard. Les enfants présentant un diabète sévère peuvent devoir être hospitalisés pour instaurer un traitement par insuline. Plus rarement, les enfants souffrant de diabète de type 2 développent une déshydratation sévère ou, comme dans le diabète de type 1, une acidocétose diabétique.

La metformine est le principal médicament administré par voie orale pour les enfants et les adolescents. Elle est instaurée à faible dose et souvent augmentée pendant plusieurs semaines pour atteindre des doses plus importantes. Elle peut être prise avec de la nourriture pour empêcher les nausées et les douleurs abdominales.

D’autres médicaments utilisés pour les adultes souffrant de diabète de type 2 peuvent être utiles pour certains adolescents, mais ils sont plus onéreux, et les données sur leur utilisation chez les enfants sont limitées.

De l’insuline est administrée aux enfants hospitalisés avec un diabète sévère. L’insuline peut souvent être arrêtée au bout de plusieurs semaines, lorsque la glycémie est revenue dans une plage normale après un traitement par metformine. Les enfants dont le diabète de type 2 n’est pas contrôlé par de la metformine seule doivent prendre de l’insuline. Environ la moitié des adolescents souffrant de diabète de type 2 requièrent finalement de l’insuline.

Dans le cas de certains enfants qui perdent du poids, suivent leur régime et pratiquent une activité physique régulière, il est parfois possible d’arrêter les médicaments.

Hypoglycémie

Un taux de glycémie bas (hypoglycémie) survient lorsque trop d’insuline ou trop d’antihyperglycémiant est administré ou lorsque l’enfant ne mange pas régulièrement ou pratique un exercice physique particulièrement vigoureux et soutenu. Les symptômes précurseurs incluent une confusion ou tout autre comportement anormal, et les enfants sont souvent pâles et/ou transpirent.

Pour traiter l’hypoglycémie, il faut donner aux enfants du sucre sous n’importe quelle forme, comme des comprimés de glucose, des bonbons durs, du glucose en gel ou une boisson sucrée, comme un verre de jus de fruits. Si les enfants sont incapables de manger ou boire, du glucagon est injecté. Si une hypoglycémie sévère n’est pas traitée, elle entraîne une faiblesse, une confusion, voire un coma ou le décès.

Chez les adultes, les adolescents ou chez les enfants plus grands, les épisodes d’hypoglycémie entraînent rarement des troubles à long terme. Cependant, des épisodes fréquents d’hypoglycémie chez les enfants de moins de 5 ans peuvent perturber leur développement intellectuel. Les enfants en bas âge peuvent également ne pas avoir conscience des symptômes prémonitoires de l’hypoglycémie. Pour diminuer les risques d’hypoglycémie, les médecins et les parents doivent surveiller les jeunes enfants diabétiques avec attention et utiliser des valeurs glycémiques cibles légèrement plus élevées. Les systèmes de surveillance continue de la glycémie ( Surveillance du traitement du diabète) peuvent aider les enfants, car une alarme retentit lorsque la glycémie chute en dessous d’une plage spécifiée.

Surveillance du traitement du diabète

La fréquence de la surveillance dépend du type de diabète.

Dans le diabète de type 1, la glycémie doit être mesurée avant tous les repas et avant une collation à l’heure du coucher. La mesure est réalisée en utilisant une goutte de sang obtenue en piquant le bout d’un doigt avec un petit outil appelé lancette. La lancette est constituée d’une aiguille fine qui peut servir à ponctionner directement le doigt, ou être introduite dans un dispositif à ressort qui permet de ponctionner automatiquement la peau de façon simple et rapide. La goutte est placée sur une bandelette réactive et cette dernière est lue par un appareil. L’appareil rapporte le résultat sur un écran numérique. Comme l’activité physique peut faire baisser la glycémie pendant 24 heures, elle doit être mesurée plus fréquemment les jours où les enfants font une activité physique ou sont plus actifs. Parfois, la glycémie doit être mesurée pendant la nuit.

Les systèmes de surveillance continue de la glycémie (Continuous Glucose Monitoring, CGM) utilisent un petit capteur de glycémie qui est placé sous la peau. Le capteur mesure la glycémie toutes les 1 à 5 minutes. Les systèmes CGM sont étalonnés avec les taux de glucose du sang prélevé sur le bout de doigt et transmettent les résultats sans fil à un dispositif pouvant être intégré à une pompe à insuline ou à un moniteur sans fil pouvant être porté sur une ceinture. Il enregistre également les résultats pour qu’ils puissent être consultés par le médecin. Il est possible de paramétrer des alarmes si les niveaux glycémiques sont trop faibles ou trop élevés sur les CGM ; ainsi, la personne peut prendre connaissance rapidement de fluctuations inquiétantes de sa glycémie. Bien que les CGM puissent être utilisés avec n’importe quel schéma insulinique, ils sont généralement portés par des utilisateurs de pompe à insuline.

Dans le diabète de type 2, les taux de glucose dans le sang doivent être régulièrement mesurés, mais généralement moins souvent que dans le diabète de type 1. Plusieurs facteurs déterminent la fréquence de l’autosurveillance, y compris les taux de glycémie des enfants entre les repas et après avoir mangé. La fréquence de la surveillance doit augmenter si la glycémie des enfants n’est pas correctement contrôlée, lorsqu’ils sont malades ou lorsque des symptômes d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie sont perçus. Lorsque la glycémie est contrôlée, les tests à domicile se limitent à quelques mesures de la glycémie entre les repas et après les repas par semaine.

Une fois une certaine expérience acquise, les parents et les enfants peuvent ajuster la dose d’insuline nécessaire à un meilleur contrôle glycémique. En général, à partir de l’âge de 10 ans, les enfants commencent à contrôler eux-mêmes leur taux de glycémie, et à s’injecter seuls l’insuline. Les parents doivent encourager cette autonomie, mais doivent aussi s’assurer que l’enfant est en mesure de gérer ses doses. Les médecins apprennent à la plupart des enfants comment adapter leur dose d’insuline selon les valeurs de la glycémie obtenues chez eux.

Les enfants diabétiques voient généralement le médecin plusieurs fois par an. Ce dernier vérifie la croissance et le développement, contrôle les valeurs de la glycémie consignées par un membre de la famille, fournit des informations et des conseils sur la nutrition et mesure l’hémoglobine glyquée (hémoglobine A1c, Diagnostiquer un diabète). Le médecin surveille généralement les éventuelles complications du diabète à long terme en dosant les protéines dans les urines, en vérifiant la fonction thyroïdienne (dosage des hormones thyroïdiennes), en pratiquant des tests à la recherche de lésions nerveuses et un examen ophtalmologique. Des tests de dépistage peuvent être réalisés une fois par an ou tous les deux ans.

Les enfants diabétiques doivent porter une identification médicale (telle qu’un bracelet ou une carte) pour indiquer aux fournisseurs de soins d’urgence qu’ils sont diabétiques. Cette information permet aux praticiens de santé de commencer plus rapidement des traitements salvateurs, en particulier en cas de traumatisme ou d’altération de la conscience.

Certains enfants diabétiques contrôlent leur diabète sans difficulté ou conflit. Chez d’autres, le diabète devient une source continuelle de stress pour la famille et le contrôle du diabète se dégrade. Les adolescents notamment ont souvent des difficultés à respecter le traitement prescrit, compte tenu des contraintes liées à leur emploi du temps et aux restrictions de leur liberté que le diabète entraîne. Il est bénéfique pour un adolescent que le médecin prenne en compte les horaires et les activités souhaités par celui-ci et adopte une approche souple pour résoudre les problèmes, en collaborant avec lui plutôt qu’en lui imposant des solutions.

Le saviez-vous ?

  • Les enfants atteints de diabète de type 1 ont toujours besoin d’injections d’insuline qu’ils perdent du poids ou changent leur régime alimentaire.

Adolescents diabétiques

Les adolescents peuvent rencontrer des problèmes particuliers dans le cadre du contrôle de leur glycémie pour les raisons suivantes :

  • Les changements hormonaux au cours de la puberté : ces changements affectent la réponse de l’organisme à l’insuline. Des doses plus élevées sont, de ce fait, habituellement nécessaires au cours de cette période.

  • Le mode de vie des adolescents : la pression des pairs, des activités accrues, des emplois du temps irréguliers, des inquiétudes relatives à l’image du corps ou des troubles des conduites alimentaires peuvent affecter le régime alimentaire prescrit, particulièrement leur plan de repas.

  • Les expériences avec l’alcool, les cigarettes et les drogues illicites : les adolescents qui font des expériences avec ces substances sont susceptibles de négliger leur régime alimentaire et peuvent être exposés à un risque accru de complications du diabète (telles qu’une hypoglycémie et une acidocétose diabétique).

  • Les conflits avec les parents et d’autres figures d’autorité : ces conflits peuvent rendre les adolescents moins disposés à suivre leur régime alimentaire.

Certains adolescents ont donc besoin qu’un parent ou un autre adulte reconnaisse ces problèmes et leur donne l’opportunité de parler des problèmes avec un professionnel de la santé. Le praticien peut s’assurer que les adolescents demeurent attentifs au contrôle de leur glycémie, comme il se doit. Les parents et les professionnels de la santé doivent encourager les adolescents à vérifier fréquemment leur glycémie.

Soutien

Les enfants diabétiques et leurs proches sont souvent affectés par des problèmes émotionnels ( Problèmes sociaux et psychologiques). La prise de conscience qu’ils souffrent d’une affection chronique peut rendre certains enfants tristes, contrariés et, parfois même les conduire à nier leur maladie. Un médecin, un psychologue ou thérapeute doit tenir compte de ces émotions pour s’assurer de la collaboration de l’enfant, dans le respect du régime nécessaire, de l’activité physique et dans le contrôle de la glycémie et la prise des médicaments. Ne pas résoudre ces problèmes peut entraîner des difficultés de contrôle de la glycémie.

Les colonies de vacances pour enfants diabétiques leur permettent de partager leurs expériences tout en apprenant à devenir personnellement plus responsables de leur état.

Dans le cadre du traitement du diabète, le médecin généraliste de l’enfant peut faire appel à d’autres spécialistes, tels qu’un spécialiste en endocrinologie pédiatrique, une diététicienne, un éducateur spécialisé dans le diabète, une assistante sociale ou un psychologue. Des groupes de soutien familial peuvent également constituer une aide. Le médecin peut aussi fournir aux parents des informations à transmettre à l’école, de sorte que le personnel scolaire sache ce qu’il doit faire.

Le saviez-vous ?

  • Le diabète de type 2 est presque toujours associé à l’obésité.

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