Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées en langage simple.

Symptôme somatique et troubles apparentés chez les enfants

Par Josephine Elia, MD, Professor of Psychiatry and Human Behavior, Professor of Pediatrics;Attending Physician, Sidney Kimmel Medical College of Thomas Jefferson University;Nemours/A.I. duPont Hospital for Children

Dans le symptôme somatique et les troubles apparentés (anciennement appelés troubles somatoformes), les enfants présentent des symptômes physiques gênants ou invalidants, pensent de manière excessive aux symptômes, et font des choses se rapportant aux symptômes.

  • Il existe plusieurs types de symptôme somatique et de troubles apparentés.

  • Les symptômes peuvent ressembler à ceux d’un trouble neurologique (comme la paralysie ou la perte de la vision) ou être vagues (comme des céphalées et des nausées), ou les enfants peuvent être obsédés par un défaut imaginaire ou être convaincus qu’ils souffrent d’une maladie grave.

  • Après avoir pratiqué des examens pour exclure des troubles physiques pouvant être à l’origine des symptômes, les médecins posent le diagnostic sur les symptômes.

  • Les psychothérapies individuelle et familiale, qui utilisent souvent des techniques cognitivo-comportementales, peuvent aider.

Les symptômes et le traitement du symptôme somatique et des troubles apparentés sont très similaires à ceux des troubles anxieux.

Les enfants souffrant de l’un de ces troubles peuvent présenter un certain nombre de symptômes, dont une douleur, une difficulté à respirer et une faiblesse ( Présentation des troubles somatoformes et apparentés). Les enfants peuvent ou non avoir un autre trouble. Les enfants développent souvent des symptômes physiques lorsqu’un autre membre de la famille est gravement malade. Les symptômes sont parfois des sensations corporelles normales ou une gêne qui sont mal interprétées. On croit que ces symptômes physiques se développent inconsciemment en réponse à un stress ou un problème psychologique ( Le corps et l’esprit). Les symptômes ne sont pas fabriqués consciemment et les enfants ressentent en effet les symptômes qu’ils décrivent.

Les enfants sont focalisés sur leur santé et/ou leurs symptômes. Ils s’inquiètent de la gravité de leurs symptômes et/ou dépensent beaucoup de temps et d’énergie à réaliser des activités en rapport avec leur santé ou leurs symptômes.

Le symptôme somatique et les troubles apparentés incluent :

  • Trouble de conversion ( Trouble de conversion) : Les symptômes ressemblent à ceux d’un trouble du système nerveux. L’enfant peut avoir un bras ou une jambe paralysés, devenir sourd ou aveugle ou avoir des tremblements qui ressemblent à des convulsions.

  • Trouble factice imposé à autrui ( Trouble factice imposé à autrui) : Les soignants (généralement un parent) falsifient ou génèrent intentionnellement des symptômes physiques chez un enfant. Par exemple, ils peuvent ajouter du sang ou d’autres substances dans les échantillons d’urine pour simuler une infection urinaire.

  • Trouble anxieux à l’égard de la maladie ( Trouble anxieux) : Les enfants sont extrêmement inquiets à l’idée d’être malades ou de pouvoir tomber malades. Ils peuvent ou non avoir des symptômes physiques ou un problème médical réel. S’ils présentent des symptômes ou une affection, leurs inquiétudes sont disproportionnées par rapport à la gravité de la situation. Ils peuvent aussi se sentir anxieux et déprimés.

  • Symptôme somatique ( Trouble somatoforme) : Les enfants développent un ou plusieurs symptômes vagues, comme les maux de tête, les douleurs abdominales et les nausées. Ils s’inquiètent de manière excessive au sujet de ces symptômes et de leurs conséquences éventuelles.

Le symptôme somatique et les troubles apparentés touchent aussi bien les filles que les garçons, mais ils sont plus fréquents chez les filles à l’adolescence.

Diagnostic

  • Symptômes

  • Examen clinique et parfois tests pour exclure d’autres troubles

Les médecins posent aux enfants des questions sur leurs symptômes et pratiquent un examen clinique et parfois des tests pour s’assurer que les enfants ne présentent pas de trouble physique qui pourrait être responsable des symptômes. Cependant, habituellement, on évite d’avoir recours à des examens de laboratoire très importants, car ils peuvent inciter l’enfant à croire qu’il est vraiment malade et des tests diagnostiques inutiles peuvent le traumatiser.

Pour diagnostiquer le trouble, les symptômes doivent être gênants ou perturber la vie quotidienne, et les enfants doivent être préoccupés de manière excessive par leur santé et/ou leurs symptômes, tant par leurs pensées que par leurs actions.

Si aucun problème physique n’est identifié, les médecins pourront utiliser des examens normalisés portant sur la santé psychique pour tâcher de déterminer si les symptômes sont dus à un symptôme somatique ou un trouble apparenté. Les médecins dialoguent aussi avec l’enfant et les membres de sa famille pour tenter d’identifier des troubles psychologiques ou des relations familiales difficiles sous-jacents.

Traitement

  • Psychothérapie

  • Programme de rééducation pour restaurer une routine habituelle

  • Parfois, des médicaments pour soulager les symptômes

L’enfant peut s’opposer à l’idée de consulter un psychothérapeute s’il pense que ses troubles sont purement physiques. Cependant, une psychothérapie individuelle et familiale, recourant souvent à des techniques cognitivo-comportementales, peut aider les enfants et les membres de la famille à reconnaître les schémas intellectuels et comportementaux qui perpétuent les symptômes. Les thérapeutes peuvent avoir recours à l’hypnose, le biofeedback (rétroaction biologique) et la relaxation.

La psychothérapie est habituellement associée à un programme de rééducation dont l’objectif est d’aider les enfants à reprendre une routine. Elle peut comprendre une kinésithérapie, qui présente les avantages suivants :

  • Elle peut traiter des effets physiques réels, comme une mobilité réduite ou une perte musculaire, entraînés par un symptôme somatique ou un trouble apparenté.

  • Elle donne à l’enfant l’impression que quelque chose de concret est fait pour le traiter.

  • Elle permet aux enfants de participer activement à leur traitement.

Il est également important qu’ils aient un médecin généraliste qui les soutienne, les voit régulièrement et coordonne tous leurs soins.

Les médicaments peuvent être utilisés pour soulager la douleur, l’anxiété ou la dépression qui accompagne ces troubles.