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Vaccination des nourrissons et des enfants

Par Ruth A. Lawrence, MD, University of Rochester School of Medicine and Dentistry;Strong Memorial Hospital

Les enfants doivent être vaccinés pour être protégés contre les maladies infectieuses. Les vaccins sont des produits qui contiennent des fragments non infectieux de bactéries ou de virus, ou des formes entières de micro-organismes qui ont été atténuées de manière à ne pas provoquer la maladie. L'administration d'un vaccin (le plus souvent injecté) stimule le système immunitaire du corps à se défendre contre la maladie concernée. La vaccination est réalisée pour créer une immunité à la maladie et est donc parfois aussi appelée immunisation.

La vaccination de masse a permet d'éliminer la variole et considérablement réduit l’incidence d’autres maladies infectieuses, telles que la poliomyélite et la rougeole, qui étaient un fléau pour les enfants. En dépit de tels succès, il est important que les professionnels de la santé continuent à vacciner les enfants. De nombreuses maladies, contre lesquelles des vaccins existent, sont encore présentes même dans les pays développés. En raison des moyens de communication modernes, ces maladies peuvent se propager rapidement parmi les enfants non vaccinés, même s'ils vivent dans des régions où la maladie n'est pas courante.

Aucun vaccin n’est ni efficace ni sûr à 100 %. Certains enfants vaccinés ne seront pas immunisés et certains vaccins ont des effets secondaires. En général, les effets secondaires sont peu importants : douleur au point d’injection, éruption cutanée prurigineuse, ou fièvre modérée. Les complications sévères sont très rares. Les vaccins sont améliorés continuellement afin de garantir leur sécurité et leur efficacité. Les avancées récentes incluent l'utilisation d'un anticoquelucheux acellulaire (DTaP) qui induit beaucoup moins d'effets secondaires que le vaccin précédent à cellules entières (DTP), et le remplacement du vaccin antipoliomyélitique oral par un vaccin inactivé injectable contre la polio (IVP). Le vaccin antipoliomyélitique oral contient du virus vivant atténué, et peut entraîner une poliomyélite en cas de mutation du virus, ce qui se produit chez 1 enfant sur 2,4 millions. Malgré l’extrême rareté du phénomène, les médecins américains ont choisi de n'utiliser que le vaccin injectable contre la polio. Des convulsions fébriles (des crises convulsives déclenchées par une fièvre) sont observées chez 3 enfants sur 10 000 ayant reçu le vaccin rougeole-oreillons-rubéole. Bien que la presse ait rapporté que le vaccin rougeole-oreillons-rubéole entraînait, dans certains cas, un autisme, aucune étude scientifique ne l’a démontré.

Afin d'aider les parents à évaluer les risques liés à la vaccination, le gouvernement fédéral américain oblige les médecins à leur fournir un bulletin d’information sur les vaccins chaque fois que leur enfant est vacciné. Un programme fédéral d’indemnisation en cas de préjudice dû à un vaccin a également été établi pour compenser toute personne ayant des séquelles permanentes dues à une vaccination. Ce programme a été lancé car les médecins et les organismes de santé cherchent à protéger autant d'enfants que possible contre les maladies pouvant menacer le pronostic vital. En réfléchissant aux risques liés à la vaccination, les parents doivent se rappeler que les avantages de la vaccination sont largement supérieurs aux risques.

Vaccination des nourrissons et des enfants

Il est important de respecter le calendrier de vaccination recommandé car cela permet de protéger les nourrissons et les enfants de maladies qui pourraient être évitées. Le calendrier ci-dessous est basé sur celui recommandé par le département américain de la santé et des services aux citoyens (Department of Health and Human Services) et les centres américains de prévention épidémiologique (Centers for Disease Control and Prevention) Le calendrier montre les vaccins nécessaires, l'âge recommandé pour la vaccination et le nombre d'injections (indiqué par les nombres à l'intérieur des symboles).

Il y a une tranche d’âge particulière pour chaque vaccin. Le médecin de l'enfant peut modifier ces recommandations en fonction de l'état de santé connu de l’enfant et du contexte. Les vaccins sont souvent associés de façon à réduire le nombre des injections. Chez les enfants n'ayant pas été vaccinés selon ce calendrier, il est conseillé de pratiquer des vaccinations de rattrapage ; dans ce cas les parents doivent contacter un médecin ou un cabinet médical pour connaître la procédure à suivre. Les parents doivent signaler tout effet secondaire observé après une vaccination au médecin de l'enfant.

Pour de plus amples informations concernant ce calendrier, les parents peuvent demander à leur médecin ou consulter le site internet du Programme national d'immunisation des centres de prévention épidémiologique (Centers for Disease Control and Prevention).

La plupart de médecins respectent le calendrier de vaccination recommandé par les centres de prévention épidémiologique (Centers for Disease Control and Prevention) qui commence à la maternité avec le vaccin contre l’hépatite B. Les âges de vaccination recommandés ne doivent pas être considérés comme définitifs. Par exemple, l'âge recommandé de 2 mois peut signifier de 6 à 10 semaines. Bien que les parents doivent essayer de respecter le calendrier de vaccination, un léger retard ne compromet pas la qualité de l’immunité, et il n’est pas utile de refaire toute la série d’injections. La vaccination ne doit pas être retardée parce que le nourrisson présente un peu de fièvre liée à une infection modérée, telle qu’un rhume. Certains vaccins ne sont préconisés que dans certaines circonstances.

Le médecin utilise en général des préparations contenant plusieurs vaccins, telles que celles contre la coqueluche, la diphtérie, le tétanos et Haemophilus influenzae de type b. L’association de vaccins permet de réduire le nombre d’injections nécessaires, sans en minorer la sécurité ou l’efficacité.

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