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Imagerie par résonance magnétique (IRM)

Par Hakan Ilaslan, MD, Associate Professor of Radiology;Staff Radiologist, Cleveland Clinic Lerner College of Medicine;Imaging Institute, Diagnostic Radiology

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) utilise un champ magnétique puissant et des ondes radios de très haute fréquence pour produire des images de haute résolution. L’IRM n’utilise pas de rayons X et est habituellement très sûre.

Procédure pour l’IRM

Pour l’IRM, les personnes sont allongées sur une table motorisée, qui est déplacée dans l’intérieur étroit d’un scanner tubulaire large, qui produit un champ magnétique puissant. Normalement, les protons (parties chargées positivement d’un atome) des tissus sont placés de façon aléatoire. Mais quand ils sont entourés par un champ magnétique puissant, comme cela se produit dans un scanner IRM, ils s’orientent parallèlement au champ magnétique. Le scanner émet ensuite une impulsion d’ondes radio, qui déplace momentanément les protons de la ligne. Alors que les protons s’alignent à nouveau sur le champ magnétique, ils libèrent de l’énergie (appelés signaux). La force du signal varie en fonction du tissu. Le scanner IRM enregistre ces signaux. Un ordinateur est utilisé pour analyser les signaux et produire les images.

Les médecins peuvent modifier la façon dont les tissus apparaissent sur une image en variant les impulsions des ondes radio, la force et la direction du champ magnétique, et d’autres facteurs. Par exemple, le tissu graisseux apparaît sombre sur un type d’image et clair sur un autre. Ces différentes images apportent des informations supplémentaires ; de ce fait, on réalise souvent plus d’une image.

Un agent de contraste contenant du gadolinium (un agent de contraste paramagnétique) peut être injecté dans une veine ou une articulation. Les agents de gadolinium modifient le champ magnétique de façon à rendre les images plus claires.

Avant l’examen, les personnes retirent la plupart ou tous leurs vêtements et on leur demande de revêtir une blouse sans bouton, fermoir, fermeture éclair ni d’autres métaux. Tous les objets métalliques (tels que les clés, les bijoux et les téléphones portables) et les autres objets pouvant être affectés par le champ magnétique (tels que les cartes de crédit et les montres) doivent être laissés en dehors de la pièce du scanner IRM. Les personnes doivent s’étendre et rester immobile quand les images sont prises, et on peut leur demander de retenir leur respiration pendant quelques moments. Parce que le scanner fait des bruits de cognement importants, des écouteurs ou des bouchons d’oreille peuvent être donnés aux personnes. Le scanner peut prendre 20 à 60 minutes. Après l’examen, les personnes peuvent immédiatement reprendre leurs activités habituelles.

Utilisations de l’IRM

L’IRM est préférée à la tomodensitométrie (TDM) lorsque les médecins ont besoin de plus de détails pour les tissus mous, par exemple pour visualiser des anomalies du cerveau, de la colonne vertébrale, des muscles et du foie. L’IRM est particulièrement utile pour identifier les tumeurs dans ces tissus.

L’IRM est aussi utilisée pour :

  • Mesurer certaines molécules du cerveau qui permettent de distinguer une tumeur cérébrale d’un abcès cérébral.

  • Identifier des anomalies au sein des organes reproducteurs féminins et des fractures de la hanche et du bassin.

  • Aider les médecins à évaluer les anomalies articulaires (telles que des déchirures ligamentaires ou de cartilage du genou) et les entorses.

  • Aider les médecins à évaluer les saignements et les infections.

L’IRM est également utilisée lorsque les risques de la TDM sont élevés. Par exemple, l’IRM peut être préférée chez les personnes ayant déjà eu une réaction aux agents de contraste iodés utilisés dans la TDM, et chez la femme enceinte (en raison des risques que les radiations peuvent comporter pour le fœtus).

L’IRM réalisée après l’injection d’un agent de contraste de gadolinium dans une veine aide les médecins à évaluer l’inflammation, les tumeurs et les vaisseaux sanguins. L’injection de cet agent dans une articulation aide les médecins à obtenir une image plus claire des anomalies articulaires, en particulier si elles sont complexes (comme des lésions, une dégénérescence ligamentaire et des cartilages du genou ou une fracture ou une hernie discale dans la colonne vertébrale).

Variantes de l’IRM

IRM fonctionnelle

Cette technique détecte les changements métaboliques qui surviennent quand le cerveau est actif. Elle peut ainsi montrer les régions du cerveau qui sont actives quand les personnes réalisent une tâche spécifique, telle que lire, écrire, se souvenir, calculer ou mobiliser un membre.

IRM de perfusion

Avec cette technique, les médecins peuvent estimer le flux sanguin dans une région particulière. Cette information peut être utile pendant un accident vasculaire cérébral pour déterminer si la circulation sanguine est diminuée dans certaines parties du cerveau. Elle peut aussi être utilisée pour identifier les régions où la circulation sanguine est augmentée – par exemple, dans les tumeurs.

IRM pondérée en diffusion

Cette technique détecte les modifications des mouvements de l’eau dans les cellules qui ne fonctionnent pas normalement. Elle est utilisée principalement pour identifier des signes précoces d’accident vasculaire cérébral. Elle est aussi utilisée pour détecter certains troubles du cerveau et pour déterminer si des tumeurs se sont propagées au cerveau. L’utilisation de cette technique pour l’imagerie d’autres régions que le cerveau est limitée. L’IRM pondérée en diffusion est souvent combinée avec d’autres techniques pour évaluer des tumeurs, la plupart du temps dans le cerveau.

Spectroscopie par résonance magnétique

Cette technique utilise des ondes radio qui sont émises de façon presque continue plutôt que sous forme d’impulsions comme dans l’IRM conventionnelle. La spectroscopie par résonance magnétique est utilisée pour détecter les troubles cérébraux, tels que les troubles convulsifs, la maladie d’Alzheimer et les tumeurs et abcès cérébraux. Elle permet de distinguer les débris morts à l’intérieur d’un abcès et les cellules se multipliant à l’intérieur d’une tumeur.

Cette technique est également utilisée pour évaluer les troubles métaboliques des muscles et du système nerveux.

Angio-IRM (ARM)

L’ARM, comme l’angiographie conventionnelle et l’angiographie par TDM, peut fournir des images détaillées des vaisseaux sanguins. Elle est toutefois d’une utilisation plus sûre et plus facile, bien que plus coûteuse. Souvent, l’ARM peut être réalisée sans l’injection d’un agent de contraste.

L’ARM peut montrer le flux sanguin dans les artères et les veines ou le flux sanguin dans une seule direction et, par conséquent, peut montrer soit les artères soit les veines. Comme dans l’angiographie par TDM, un ordinateur est utilisé pour retirer de l’image tous les tissus à l’exception des vaisseaux sanguins.

Un agent de contraste au gadolinium est souvent injecté dans une veine pour visualiser le contour des vaisseaux sanguins. L’examinateur chronomètre le balayage avec précision afin que les images soient prises lorsque le gadolinium est concentré dans les vaisseaux sanguins faisant l’objet de l’examen.

L’ARM est utilisée pour examiner les vaisseaux sanguins du cerveau, du cœur, des organes abdominaux, des bras et des jambes. Elle est utilisée pour détecter les éléments suivants :

  • Anévrismes aortiques

  • Dissection aortique

  • Sténoses des artères des membres

  • Caillots de sang dans les veines des membres et du bassin

  • Circulation sanguine vers les tumeurs

  • Tumeurs affectant les vaisseaux sanguins

Veinographie par résonance magnétique

Ce terme se réfère spécifiquement à l’ARM des veines. Elle est souvent utilisée pour détecter un caillot de sang dans une veine qui véhicule le sang hors du cerveau (thrombose veineuse cérébrale) et pour évaluer l’effet du traitement sur ce trouble.

Imagerie écho-planaire

Cette technique ultra rapide produit des séquences d’images en quelques secondes. Elle peut être utilisée pour visualiser le cerveau, le cœur et l’abdomen. Parce qu’elle est rapide, le mouvement des personnes examinées ne brouille pas autant les images. La technique fournit aussi des informations sur le fonctionnement des tissus.

Elle nécessite cependant un équipement spécial et elle est plus susceptible de donner une représentation erronée de certaines structures que l’IRM conventionnelle, à cause de la nature de la technique.

Inconvénients de l’IRM

L’IRM nécessite plus de temps que la TDM. Par ailleurs, l’IRM a généralement moins de chances d’être immédiatement disponible que la TDM. Par conséquent, la TDM peut être préférable en cas d’urgence, comme pour des blessures graves ou un accident vasculaire cérébral. L’IRM est aussi plus chère que la TDM.

Les autres inconvénients sont

  • La claustrophobie et parfois la difficulté à faire tenir une personne dans l’appareil d’IRM parce que c’est un espace étroit et clos

  • Les effets du champ magnétique sur les dispositifs métalliques implantés dans le corps

  • Les réactions à l’agent de contraste

Les problèmes associés à l’espace étroit et clos

L’espace dans le scanner IRM est étroit et clos, ce qui rend certaines personnes claustrophobes, même les personnes habituellement non anxieuses dans les espaces confinés. Certaines personnes en surpoids ont des difficultés à se placer dans le scanner.

Certains scanners IRM (appelés scanners IRM ouverts) ont un côté ouvert et sont plus larges. À l’intérieur, la claustrophobie se fait moins ressentir, et les personnes en surpoids peuvent s’y placer plus facilement. Les images produites dans les scanners IRM ouverts peuvent être de qualité inférieure à celles produites par les scanners fermés en fonction de la force de l’aimant, mais elles peuvent quand même être utiles pour poser le diagnostic.

On peut administrer un anxiolytique aux personnes que l’IRM rend anxieuses, tel que l’alprazolam ou le lorazépam, 15 à 30 minutes avant l’examen.

Effets du champ magnétique

Généralement, on n’utilise pas d’IRM chez des personnes qui ont

  • Certains matériaux (comme des éclats d’obus) dans des parties spécifiques du corps, particulièrement dans l’œil

  • Des dispositifs implantés qui peuvent être affectés par des champs magnétiques puissants

Ces dispositifs incluent certains stimulateurs cardiaques, des défibrillateurs, des implants cochléaires et les clips utilisés pour traiter les anévrismes. Le champ magnétique utilisé dans l’IRM peut provoquer le déplacement, une surchauffe ou un dysfonctionnement du dispositif implanté. Le dispositif est plus susceptible d’être affecté s’il a été implanté dans les six semaines précédentes (parce que le tissu cicatriciel, qui peut aider à garder le dispositif en place, ne s’est pas encore formé). Ces dispositifs peuvent aussi déformer les images de l’IRM.

Certains dispositifs, tels que les implants dentaires communs, une hanche artificielle ou les tiges utilisées pour redresser la colonne vertébrale, ne sont pas affectés par l’IRM.

Avant d’effectuer une IRM, les personnes qui ont des dispositifs implantés doivent en informer leur médecin, qui peut déterminer si l’imagerie est sans danger (pour de plus amples informations sur l’utilisation de l’IRM chez les personnes qui ont des dispositifs ou des implants, voir MRIsafety.com).

Le champ magnétique d’IRM est très puissant et toujours en marche. Par conséquent, si un objet métallique (tel qu’une bouteille d’oxygène ou une potence de perfusion IV) est proche de l’entrée de la pièce du scanner, l’objet pourrait être attiré à grande vitesse dans le scanner. Les personnes examinées peuvent être blessées, et la séparation de l’objet et de l’aimant peut être difficile.

Réactions à l’agent de contraste utilisé en IRM

Les agents de contraste de gadolinium peuvent entraîner des céphalées, des nausées, une douleur et une sensation de froid au site d’injection, une altération du goût et des étourdissements.

Ces agents sont beaucoup moins susceptibles de provoquer des réactions graves que les agents de contraste iodés utilisés dans l’angiographie conventionnelle et l’angiographie par TDM.

Cependant, la fibrose systémique néphrogénique – un trouble grave et potentiellement mortel – peut se développer quand des agents de gadolinium sont utilisés chez les personnes déjà atteintes de troubles rénaux graves ou qui sont sous dialyse. Dans la fibrose systémique néphrogénique, la peau, le tissu conjonctif et les organes s’épaississent. Des plaques rouges ou sombres peuvent se développer sur la peau, qui peut tirailler, le mouvement est difficile et limité, et les organes peuvent mal fonctionner. Afin de prévenir le développement de ce trouble, les médecins prennent les mesures suivantes :

  • Déterminer le niveau de fonctionnement des reins en vérifiant les dossiers médicaux de la personne, et pratiquer des analyses de sang et d’urine

  • Utiliser le gadolinium seulement quand c’est nécessaire et dans un tel cas, utiliser la dose la plus faible et l’agent le plus sûr possible

  • Envisager d’autres examens d’imagerie chez les personnes qui ont des problèmes rénaux graves

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