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Rayons X simples

Par Hakan Ilaslan, MD, Associate Professor of Radiology;Staff Radiologist, Cleveland Clinic Lerner College of Medicine at Case Western Reserve University;Imaging Institute, Diagnostic Radiology

Les rayons X sont des ondes de rayonnement de haute énergie qui peuvent pénétrer la plupart des substances (à des degrés variables). À faibles doses, les rayons X sont utilisés pour produire les images qui aident les médecins à établir le diagnostic d’une maladie. À hautes doses, les rayons X (radiothérapie) sont utilisés pour traiter le cancer.

Les rayons X peuvent être utilisés seuls pour des radiographies classiques ou associés à d’autres techniques, telles que la tomodensitométrie (TDM).

Procédure pour les rayons X

Pour l’imagerie radiographique, les personnes sont positionnées de façon à placer la partie du corps à examiner entre la source de rayons X et le dispositif qui enregistre l’image. L’examinateur se place derrière un écran qui bloque les rayons X et fait fonctionner la machine à rayons X pendant une fraction de seconde seulement. Les personnes doivent rester immobiles quand la radiographie est prise. Plusieurs radiographies peuvent être prises pour obtenir des images à des angles différents.

Le saviez-vous ?

  • L’exposition au rayonnement occasionnée par la plupart des radiographies est très faible.

Un faisceau de rayons X est dirigé vers la partie du corps à examiner. Les différents tissus bloquent des quantités différentes de rayons X, en fonction de la densité du tissu. Les rayons X qui passent à travers sont enregistrés sur un film ou une plaque de détecteur de rayonnement, ce qui produit une image montrant les différents niveaux de densité tissulaire. Plus le tissu est dense, plus il bloque les rayons X et plus l’image est blanche :

  • Le métal apparaît complètement blanc (radio-opaque).

  • Les os apparaissent presque blancs.

  • La graisse, le muscle et les liquides apparaissent en nuances de gris.

  • L’air et les gaz apparaissent noirs (radio-transparents).

Utilisations des radiographies

Les radiographies classiques sont généralement les premiers examens d’imagerie réalisés pour évaluer les bras, les jambes ou le thorax, et parfois la colonne vertébrale et l’abdomen. Ces parties du corps contiennent des structures importantes avec des densités très différentes qu’on distingue facilement sur les radiographies. Par conséquent, les radiographies sont utilisées pour détecter :

  • Fractures : Les os quasiment blancs forment un contraste marqué avec les muscles environnants.

  • Pneumonie : L’air noir dans les poumons contraste clairement avec les tissus infectés blancs, qui bloquent les rayons X.

  • Obstructions intestinales : L’air noir présent dans l’intestin bloqué contraste clairement avec les tissus environnants gris.

Mammographie

Dans la mammographie, on utilise aussi des rayons X pour dépister et diagnostiquer des troubles du sein, y compris le cancer du sein.

L’exposition aux radiations est une préoccupation parce que le tissu mammaire y est sensible. Des unités de mammographie et des techniques d’imagerie numérique spécialisées sont utilisées pour minimiser l’exposition aux radiations.

Variantes des radiographies

Radiographies avec un agent de contraste radio-opaque

Des radiographies classiques peuvent être réalisées après l’administration d’un agent de contraste radio-opaque (parfois incorrectement appelé un colorant), généralement par injection dans une veine, par voie orale ou dans le rectum. L’agent de contraste radio-opaque rend le tissu ou la structure visualisée plus radio-opaque (plus blanc) que le tissu environnant, de sorte qu’on peut mieux le voir sur une radiographie.

Dans l’angiographie conventionnelle, les radiographies sont prises après l’injection d’un agent de contraste radio-opaque dans les vaisseaux sanguins.

Avant de prendre des radiographies du tractus digestif, on peut demander aux personnes d’avaler du baryum ou de la gastrografine (qui sont des agents de contraste radio-opaques) dans du liquide ou de la nourriture. Les radiographies montrent alors l’œsophage, l’estomac et l’intestin grêle, dont le contour est mis en évidence par le baryum ou la gastrografine. Un examinateur peut aussi injecter le baryum par un tube inséré dans l’anus (lavement baryté), puis injecter ensuite de l’air avec précaution dans la partie basse de l’intestin (côlon) pour le répartir. Le baryum rend les ulcères, les tumeurs, les obstructions, les polypes et les diverticulites plus faciles à détecter. Un lavement baryté peut entraîner des crampes douloureuses d’intensité légère à modérée et un besoin urgent de déféquer.

Pour l’imagerie de l’œsophage, de l’estomac et de la partie supérieure du tube digestif, l’endoscopie a largement remplacé les radiographies prises après l’ingestion de baryum ou de gastrografine.

Fluoroscopie

Cette technique produit des images qui montrent le mouvement, similaires à celles d’une caméra vidéo. La fluoroscopie peut montrer des organes ou des structures en fonctionnement : le cœur en train de battre, le déplacement des aliments dans l’intestin ou les poumons se gonflant et se dégonflant.

La fluoroscopie est couramment utilisée

  • Pendant un examen électrophysiologique (pour les troubles du rythme cardiaque) et pendant un cathétérisme coronaire pour déterminer si un cathéter est correctement placé dans le cœur

  • Avec un agent de contraste radio-opaque (tel que le baryum), généralement administré par voie orale, pour évaluer le tube digestif

  • Pendant l’évaluation des blessures musculosquelettiques pour observer le mouvement des os et des articulations

Inconvénients des rayons X

D’autres examens d’imagerie peuvent fournir plus de détails, être plus sûrs ou plus rapides, ou aider les médecins à diagnostiquer un trouble de manière plus précise que les simples radiographies.

Le principal inconvénient est

  • Exposition aux rayonnements

Radiothérapie

Pour les radiographies classiques, chaque image ne nécessite qu’une très faible quantité de rayonnement. Pour les radiographies thoraciques, la quantité de l’exposition au rayonnement avec un seul cliché est similaire à celle que la plupart des personnes reçoivent de l’environnement en 2,4 jours (exposition au rayonnement environnant).

Cependant, certains examens de radiographie nécessitent plusieurs clichés, une dose plus élevée de rayonnement pour chaque cliché, ou les deux. Par conséquent, l’exposition totale au rayonnement est plus élevée, comme dans les exemples suivants :

  • Pour des radiographies du bas du dos, réalisées en série : la quantité de rayonnement équivaut à environ trois mois d’exposition environnante.

  • Pour la mammographie, la quantité est égale à environ un à deux mois d’exposition environnante.

La fluoroscopie nécessite habituellement des doses plus élevées de rayonnement que les simples radiographies de routine ; par conséquent, d’autres examens d’imagerie, lorsque cela est possible, sont préférables.

Les examinateurs prennent des précautions pour minimiser l’exposition des personnes au rayonnement. Les femmes enceintes ou qui pourraient l’être doivent en informer leur médecin. L’examinateur peut ensuite prendre toutes les précautions possibles pour protéger le fœtus de l’exposition. Pour examiner l’abdomen ou le bassin des femmes enceintes, les médecins peuvent parfois recourir plutôt à un examen d’imagerie qui n’utilise pas de rayonnement, tel qu’une échographie. Cependant, des radiographies classiques qui ne concernent pas l’abdomen ou le bassin exposent généralement l’utérus à de très faibles quantités de rayonnement.

Autres inconvénients

Certains examens particuliers comportent d’autres risques. Par exemple, le baryum avalé ou inséré par lavement peut entraîner une constipation.

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