Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées en langage simple.

Traitements de type biologique

Par Steven Rosenzweig, MD, Drexel University College of Medicine

Les traitements de type biologique utilisent des substances d’origine naturelle et incluent les traitements biologiques individuels (tels que l’utilisation de cartilage de requin pour traiter le cancer et la glucosamine pour traiter l’ostéoarthrite), la diététique thérapeutique, la phytothérapie, la médecine orthomoléculaire et la thérapie par chélation. De nombreux traitements de type biologique ne se sont pas révélés efficaces (par exemple, le cartilage de requin pour le cancer).

Diététique thérapeutique

La diététique thérapeutique utilise des régimes diététiques spécialisés (tels que le traitement de Gerson, un régime macrobiotique et le régime Pritikin) pour traiter ou éviter une maladie particulière (telle que cancer ou troubles cardiovasculaires) ou généralement pour favoriser le bien-être. Certains régimes (tels que le régime méditerranéen) sont largement acceptés et encouragés dans la médecine occidentale traditionnelle. Le régime Ornish, un régime végétarien très pauvre en graisses, peut aider à inverser les blocages artériels qui provoquent une coronaropathie et peut aider à prévenir ou ralentir la progression du cancer de la prostate ou d’autres cancers. Certaines personnes suivant un régime macrobiotique ont rapporté une rémission du cancer, mais aucune étude de recherche clinique bien contrôlée n’a été menée.

Les bénéfices se réalisant en général sur plusieurs mois ou années, une diététique thérapeutique est plus susceptible d’être efficace si elle est démarrée tôt. Lorsqu’une personne commence une diététique thérapeutique impliquant une façon de manger considérablement différente, elle doit faire l’objet d’une surveillance d’un spécialiste afin d’éviter des déficiences nutritionnelles.

Phytothérapie

La médecine par les plantes ou phytothérapie, la plus ancienne forme de traitement connue, utilise les plantes et les extraits de plantes pour traiter la maladie et favoriser le bien-être. Il est possible d’utiliser des plantes médicinales seules ou en association. Les mélanges de phytothérapie chinoise peuvent également contenir des composés minéraux et animaux. Contrairement aux médicaments conventionnels, dont le produit actif est unique et peut être extrait et isolé, la phytothérapie utilise en général les plantes dans leur ensemble. Les remèdes de phytothérapie courants incluent :

  • ail ;

  • menthe poivrée ;

  • camomille matricaire ;

  • millepertuis ;

  • ginkgo biloba ;

  • valériane ;

  • ginseng.

Les remèdes de phytothérapie (plantes médicinales, voir Plantes médicinales et nutraceutiques) sont disponibles sous forme d’extraits (solutions obtenues par l’infusion ou la macération d’une substance, en général dans de l’eau), de teintures (en général à base d’alcool, qui agit comme conservateur naturel), d’infusions (la méthode la plus commune de préparation en herboristerie, en général appelées « thés »), les tisanes (similaires à des infusions), les comprimés, les poudres et les injectables. Certains remèdes de phytothérapie sont répartis sur un linge mouillé et appliqués sur la peau. Les problèmes potentiels sont par exemple :

  • impuretés : Aux États-Unis, le gouvernement exerce très peu de surveillance sur les produits de phytothérapie, en imposant peu de règles de production (voir Aperçu des plantes médicinales et des nutraceutiques : Sécurité et efficacité). (Au contraire, dans l’Union européenne et en Australie, les agences gouvernementales réglementent les remèdes à base de plantes comme des médicaments.)

  • Interaction : Certains médicaments à base de plantes interagissent avec les médicaments (par exemple, le ginseng provoque un saignement quand il est utilisé en association avec la warfarine, voir Interactions possibles plantes médicinales-médicaments) ou des aliments (par exemple, le millepertuis provoque une augmentation dangereuse de la pression artérielle lorsqu’il est consommé avec des fromages vieillis, du vin de Chianti ou d’autres aliments contenant des quantités élevées de tyramine).

  • Effets secondaires : Certains médicaments à base de plantes ont des effets secondaires (par exemple, le ginseng augmente la pression artérielle, et l’ail réduit les caillots sanguins et augmente la glycémie), qui peuvent être nocifs pour certaines personnes.

Les personnes doivent informer leur médecin de tous les médicaments à base de plantes qu’ils prennent. Des études cliniques récentes portant sur plusieurs médicaments à base de plantes ont montré qu’ils sont efficaces dans le traitement de différentes affections.

Le saviez-vous ?

  • Il y a plusieurs interactions graves potentielles entre les médicaments à base de plantes et les médicaments ou les aliments.

Médecine orthomoléculaire

La médecine orthomoléculaire utilise pour traiter certains troubles et maintenir la santé une association de vitamines, de minéraux et d’acides aminés normalement présents dans l’organisme. La nutrition arrive en tête dans le diagnostic et le traitement. Parfois dénommée « médecine nutritionnelle », la médecine orthomoléculaire se focalise sur la supplémentation de l’alimentation avec de grandes quantités d’associations de vitamines, de minéraux, d’enzymes, d’hormones (telles que mélatonine) et d’acides aminés. Les quantités excèdent souvent largement les quantités normalement consommées dans l’alimentation.

Une forme commune de médecine orthomoléculaire est le traitement par mégavitamines, souvent avec des doses bien supérieures aux doses journalières recommandées (DJA). Les praticiens de médecine orthomoléculaire affirment que ces DJA sont inadéquates pour maintenir la santé ou pour traiter une maladie. Alors que la plupart des traitements manquent de preuves scientifiques, la médecine conventionnelle utilise des micronutriments hautement concentrés. Par exemple, des doses élevées de substances antioxydantes sont un traitement conventionnellement utilisé pour retarder la progression de la dégénérescence maculaire, mais des études récentes ont montré qu’elles ne sont pas efficaces dans la prévention du cancer.

Parfois la médecine orthomoléculaire implique la réduction de la quantité des substances naturelles dans l’organisme. Dans certains troubles spécifiques (tels qu’une déficience en vitamines et des troubles métaboliques), les traitements qui pourraient être considérés comme orthomoléculaires sont scientifiquement prouvés. Cependant, pour de nombreuses utilisations, les méthodes orthomoléculaires ne présentent aucun bénéfice prouvé et sont potentiellement toxiques dans certains cas.

Traitement chélateur

Dans ce traitement, un médicament est utilisé pour lier et éliminer des quantités excessives ou toxiques d’un métal ou d’un minéral (tels que plomb, cuivre, fer ou calcium) présent dans le flux sanguin. Dans la médecine occidentale conventionnelle, le traitement chélateur est un moyen largement accepté pour traiter les empoisonnements au plomb et à d’autres métaux lourds. La chélation du cuivre a été étudiée comme traitement du cancer. Le traitement chélateur par acide éthylènediaminetétraacétique (EDTA) est utilisé comme traitement médical complémentaire et alternatif pour éliminer le calcium et donc traiter l’athérosclérose. L’efficacité et la sécurité de ce traitement sont actuellement évalués scientifiquement. Les effets secondaires peuvent être sérieux ou rarement fatals.

Ressources dans cet article