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Parties des prothèses

Par James Baird, CPO, Director of Education, Hanger Clinic

Une prothèse de membre comporte trois parties principales :

  • Interface

  • Composants

  • Housse

Interface entre le membre résiduel et la prothèse

La prothèse est rattachée au corps au niveau de l’interface. Celle-ci est constituée d’une emboîture et d’un cadre rigide. L’emboîture, faite d’un matériau en plastique ou laminé, correspond à l’endroit où les parties fonctionnelles de la prothèse (les composants) s’attachent à la personne. Le cadre, fabriqué avec du graphite ou des matériaux similaires, apporte le soutien structurel pour l’emboîture et les composants.

Un manchon de protection se trouve entre le membre résiduel et l’emboîture pour apporter un matelassage et pour permettre un ajustement optimal. Le manchon de protection est fabriqué en polyuréthane mou ou en silicone, qui adhère à la peau sans provoquer de frictions. Chaque prothèse devrait idéalement comporter deux manchons de protection. Alterner les manchons de protection d’un jour à l’autre permet de les faire durer plus longtemps. Leur élasticité et leur forme sont mieux préservées quand ils ne sont pas portés sur des jours consécutifs.

Une chaussette de prothèse peut être portée au lieu ou avec le manchon de protection. Les chaussettes se composent de laine, de nylon ou de tissus synthétiques, parfois avec un gel inclus dans les couches de tissu. Les chaussettes sont disponibles en différentes épaisseurs (couches). En portant plusieurs chaussettes ou des chaussettes de différentes épaisseurs, ou en enlevant les chaussettes, les personnes peuvent obtenir un meilleur ajustement de la prothèse quand le membre résiduel change de taille, comme cela arrive normalement pendant la journée lorsque les activités, le temps et d’autres facteurs changent.

L’interface peut comprendre des dispositifs qui aident à maintenir la prothèse solidement en place (appelé système de suspension). Les systèmes de suspension suivants sont fréquemment utilisés :

  • Valve de succion : Lorsque le membre résiduel est placé dans l’emboîture, de l’air s’échappe par une ouverture située dans le fond de celle-ci. Une valve de succion anti-retour située sur l’emboîture ferme l’ouverture et forme un bouchon qui maintient la prothèse en place.

  • Manchons de protection avec épingle de sûreté : La plupart des manchons de protection sont fixés dans le fond de l’emboîture par une attache crénelée. L’attache étant pressée fermement contre le membre résiduel, les parties de celui-ci proches de l’attache peuvent devenir irritées et enflammées, du liquide peut s’accumuler et des plaies cutanées peuvent se développer.

  • Ceintures et harnais : Parfois la prothèse est attachée à une ceinture ou à un harnais. Ces dispositifs peuvent être utilisés chez les personnes qui ont des difficultés à garder la prothèse en place avec une valve de succion ou une attache de verrouillage, ou qui ne tolèrent pas l’attache. Cependant, le harnais peut être relativement rigide et peut donc être inconfortable et encombrant. Il peut également restreindre le mouvement.

Composants de la prothèse

Les composants sont les parties fonctionnelles de la prothèse. Ils comprennent les dispositifs terminaux (doigts, mains, pieds et orteils artificiels) et les articulations (poignets, coudes, hanches et genoux), ainsi que des tiges en métal ou en fibre de carbone, qui fonctionnent comme des os.

Les composants qui sont contrôlés par des microprocesseurs et alimentés myoélectriquement remplacent les modèles hydrauliques plus anciens, mis en mouvement par le corps. Les prothèses myoélectriques créent un mouvement en utilisant les charges électriques naturellement produites lors de la contraction d’un muscle. Les charges électriques sont envoyées à un moteur électrique, qui met le membre en mouvement. Ces nouveaux composants sont plus efficaces et entraînent moins de tension pour l’utilisateur.

Les composants bioniques, qui ne sont devenus disponibles que récemment, peuvent permettre un fonctionnement encore meilleur. Les composants bioniques sont mis en mouvement comme par la pensée, de façon similaire à des membres naturels. Un tel mouvement est rendu possible en détournant les nerfs du membre amputé et en les connectant à un muscle sain du corps (par exemple, à un muscle thoracique pour un bras amputé). Ces nerfs dirigent les influx qui étaient envoyés au membre amputé, par le biais d’électrodes présentes à la surface de la peau, à des microprocesseurs de la prothèse de membre, permettant ainsi à l’utilisateur de mobiliser celui-ci.

Housse

Certains porteurs de prothèse préfèrent recouvrir les composants d’une housse. Les housses de prothèses sont constituées de mousse souple formée par le prothésiste pour ressembler au membre manquant. La mousse est souvent recouverte d’une enveloppe de protection d’apparence naturelle. L’apparence plus ou moins naturelle de celle-ci dépend de sa conception, à savoir si elle est standard ou hautement personnalisée et conçue par des artisans pour correspondre exactement à la couleur de peau de l’utilisateur. Certaines personnes, tout spécialement les athlètes lors des compétitions, préfèrent ne pas utiliser de protection et laisser les composants exposés.