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Dysfonctionnement du stimulateur cardiaque

Par L. Brent Mitchell, MD, Libin Cardiovascular Institute of Alberta

  • Le patient peut être asymptomatique, ou se sentir affaibli, fatigué ou avoir des palpitations.

  • Le diagnostic est basé sur une électrocardiographie.

  • Un stimulateur cardiaque artificiel permanent est généralement nécessaire.

Le dysfonctionnement du stimulateur cardiaque (nœud sinusal ou sinoauriculaire) peut provoquer un battement cardiaque lent de manière persistante (bradycardie sinusale) ou un arrêt total de l’activité normale du stimulateur cardiaque (arrêt sinusal). Quand l’activité cesse, une autre région du cœur reprend généralement la fonction de stimulateur. Cette région, appelée stimulateur cardiaque d’échappement, est située plus bas dans l’oreillette, dans le nœud auriculoventriculaire, dans le système de conduction ou même le ventricule.

Tous les types de dysfonctionnement du stimulateur cardiaque sont plus fréquents chez les personnes âgées. Le dysfonctionnement du stimulateur cardiaque peut être dû à la prise de certains médicaments ou à une thyroïde qui ne fonctionne pas normalement (hypothyroïdie). Toutefois, sa cause est généralement inconnue. Dans ce cas, cette affection est appelée maladie de l’oreillette.

Un important sous-type de la maladie de l’oreillette est le syndrome bradycardie-tachycardie, dans lequel des périodes de rythmes cardiaques lents (bradycardie) alternent avec des périodes d’arythmies auriculaires rapides (tachycardie), comme la fibrillation ou le flutter auriculaire.

Le dysfonctionnement du stimulateur cardiaque affecte principalement les personnes âgées, notamment celles qui sont malades du cœur ou diabétiques. La cause la plus fréquente est la formation de tissu cicatriciel (fibrose) dans le nœud sinoauriculaire. Les autres causes sont des médicaments (des bêtabloquants et autres anti-arythmiques, par exemple), des impulsions excessives provenant du nerf vague, qui inhibe le battement cardiaque (comme cela peut être le cas chez des athlètes bien entraînés), et de nombreux troubles qui limitent le flux sanguin (une coronaropathie, par exemple) ou causent une inflammation (la fièvre rhumatismale, par exemple) ou une myocardite.

Symptômes

De nombreux types de dysfonctionnements du stimulateur cardiaque sont asymptomatiques. Une période prolongée de rythme cardiaque lent entraîne une faiblesse et une fatigue. Des évanouissements peuvent se produire quand le rythme ralentit trop. Un rythme cardiaque rapide est souvent perçu par la personne comme des palpitations. Lorsque le rythme cardiaque rapide cesse, un évanouissement peut se produire si le stimulateur tarde à rétablir un rythme cardiaque normal.

Diagnostic

Un pouls ralenti (en particulier s’il est irrégulier), un pouls fortement variable sans aucun changement d’activité de la personne ou un pouls qui n’augmente pas pendant un exercice physique suggèrent un dysfonctionnement du stimulateur cardiaque. Les médecins parviennent en général à diagnostiquer cette maladie en fonction des symptômes et des résultats de l’électrocardiographie (ECG, Électrocardiographie.), notamment quand le rythme cardiaque est enregistré pendant une période de 24 heures à l’aide d’un enregistreur Holter.

Traitement

En cas de symptômes, on implante généralement un stimulateur cardiaque artificiel permanent qui accélère le rythme cardiaque. En cas de rythme rapide, des médicaments (un bêtabloqueur ou un antagoniste calcique, par exemple) sont parfois administrés pour le ralentir, voir Médicaments antihypertenseurs).

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