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Érythème polymorphe

Par Wingfield E. Rehmus, MD, MPH, Clinical Assistant Professor of Pediatrics, Associate Member of Department of Dermatology; , University of British Columbia; BC Children’s Hospital, Division of Dermatology

L’érythème polymorphe est un trouble cutané inflammatoire caractérisé par l’apparition de taches cutanées rouges et surélevées, de forme concentrique, et distribuées en général symétriquement sur tout le corps.

  • L’érythème polymorphe est généralement provoqué par une réaction à une infection, le plus souvent au virus herpès simplex.

  • Les symptômes typiques incluent des taches rouges au centre cyanotique (lésions en cocarde) qui apparaissent soudainement sur la paume des mains et la plante des pieds, les bras et les jambes, le visage, et parfois ensuite sur tout le corps.

  • Beaucoup de personnes présentant ce trouble ont des aphtes buccaux.

  • Le diagnostic se base sur la reconnaissance des lésions en cocarde par le médecin.

  • Ce trouble guérit sans traitement, mais les symptômes peuvent être traités avec des corticoïdes ou de la lidocaïne en application cutanée.

  • En cas de crises fréquentes et si le médecin pense que le virus herpès simplex est en cause, un médicament antiviral peut permettre d’éviter les récidives.

Dans de nombreux cas, ce trouble est causé par une réaction à une infection au virus herpès simplex, mais il est parfois causé par d’autres infections (particulièrement l’hépatite C) ou des bactéries. Chez certaines personnes, des boutons de fièvre provoqués par le virus herpès simplex apparaissent sur les lèvres quelques jours avant une crise d’érythème polymorphe.

Plus rarement, il est causé par d’autres infections (par des mycoplasmes), des médicaments, des vaccins ou certaines maladies non infectieuses qui touchent le système immunitaire, comme le lupus érythémateux systémique.

Les médecins ne savent pas exactement pourquoi l’érythème polymorphe survient, mais il est possible qu’il s’agisse d’une réaction immunitaire. Dans certains cas d’érythème polymorphe, la cause n’est pas évidente.

Les crises d’érythème polymorphe durent de 2 à 4 semaines. Certaines personnes ne présentent qu’une seule crise, d’autres plusieurs récidives. Les récidives sont fréquentes, notamment lorsqu’elles sont causées par le virus herpès simplex. La fréquence des rechutes diminue en général avec le temps.

Symptômes

En général, l’érythème polymorphe apparaît soudainement avec le développement de papules rouges sur les bras, les jambes et le visage, qui s’élargissent ensuite de manière concentrique. Souvent, l’éruption est également présente au niveau de la paume des mains et de la plante des pieds. Les zones rouges sont réparties de manière symétrique des deux côtés du corps. Souvent, des anneaux plus pâles avec un centre cyanotique se développent sur les taches rouges (lésions en cocarde ou en cible), ainsi que des petites cloques. Ces plaques rouges peuvent être asymptomatiques, mais elles provoquent parfois un prurit ou une légère sensation de brûlure. Des cloques ou ulcères douloureux se développent souvent sur les lèvres et à l’intérieur de la bouche, mais rarement au niveau des yeux.

Diagnostic

  • Examen clinique

Les médecins diagnostiquent l’érythème polymorphe par son aspect caractéristique. Cependant, au premier abord, le syndrome de Stevens-Johnson peut fortement ressembler à l’érythème polymorphe. Les médecins doivent donc suivre les personnes avec attention jusqu’à confirmation du diagnostic.

Traitement

  • Parfois, un traitement pour soulager le prurit

  • Des anesthésiques pour les aphtes buccaux

  • Parfois, des médicaments antiviraux

Un traitement n’est généralement pas nécessaire, l’érythème polymorphe se résout seul. Cependant, il est important de traiter l’infection sous-jacente, le cas échéant. Si le prurit est gênant, des traitements prurigineux standard peuvent être utiles, tels que des anesthésiques et des corticoïdes.

Lorsque la présence de cloques au niveau de la muqueuse buccale rend l’alimentation douloureuse, un anesthésique local (appliqué par voie cutanée), comme la lidocaïne, peut être appliqué localement. Si les personnes ne peuvent pas s’alimenter ou s’hydrater correctement, des nutriments et des liquides sont administrés par voie intraveineuse.

En cas de récidives fréquentes, surtout si le médecin suspecte que l’herpèsvirus en est la cause, un traitement antiviral (tel que l’aciclovir, le famciclovir ou le valaciclovir) administré dès les premières manifestations d’une crise peut être bénéfique.

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