Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées en langage simple.

Alopécie (chute de cheveux).

(Calvitie)

Par Wendy S. Levinbook, MD, Hartford Dermatology Associates

L’alopécie peut concerner n’importe quelle partie du corps. Lorsqu’elle se produit au niveau du cuir chevelu, elle est appelée « calvitie ». La calvitie inquiète souvent les personnes, pour des raisons esthétiques, mais elle peut également être un signe de trouble systémique.

Les poils et les cheveux poussent selon des cycles. Chaque cycle se compose d’une longue phase de croissance (anagène), d’une brève phase transitionnelle (catégène) et d’une brève phase de repos (télogène). Au terme de la phase de repos, le poil tombe et le cycle recommence, alors qu’un nouveau poil se met à pousser dans le follicule. Normalement, 50 à 100 cheveux environ atteignent la fin de la phase de repos et tombent chaque jour. Lorsque la quantité de cheveux qui tombent chaque jour est très supérieure à 100, une alopécie peut survenir (effluvium télogène). Une perturbation de la phase de croissance entraînant une chute des cheveux est appelée « effluvium anagène ».

Le médecin classifie parfois les alopécies dans les catégories focalisée (perte localisée) ou diffuse (perte étendue).

Causes

La cause la plus fréquente d’alopécie est

  • Schéma masculin et féminin de l’alopécie (alopécie androgénétique)

Les autres étiologies fréquentes de l’alopécie sont

  • Pelade

  • Certaines affections systémiques, comme les pathologies qui provoquent une forte fièvre, le lupus érythémateux systémique (lupus), les pathologies hormonales et les carences nutritionnelles

  • Médicaments, en particulier la chimiothérapie

  • Infections fongiques, comme la teigne du cuir chevelu (tinea capitis)

  • Stress physique, comme ne forte fièvre, une intervention chirurgicale, une maladie grave, une perte de poids soudaine ou une grossesse (pouvant entraîner un effluvium télogène)

  • Stress psychologique, notamment la manie de s’arracher les cheveux (trichotillomanie)

  • Alopécie de traction (perte de cheveux provoquée par une traction constante, par exemple, par le port de nattes, de bigoudis ou d’une queue de cheval)

Les étiologies les moins fréquentes sont les anomalies de l’axe des cheveux (l’anomalie provient de l’axe des cheveux), la sarcoïdose, l’empoisonnement au métal lourd, la radiothérapie et des pathologies cutanées rares.

Alopécie androgénétique

Cette forme d’alopécie touche jusqu’à 80 % des hommes blancs vers l’âge de 70 ans (alopécie masculine commune) et environ la moitié des femmes (alopécie féminine). L’hormone appelée « dihydrotestostérone » joue un rôle essentiel, tout comme l’hérédité. La chute des cheveux peut commencer à n’importe quel âge, pendant ou après la puberté, y compris à l’adolescence.

Chez l’homme, la chute des cheveux s’installe généralement au niveau du front ou au sommet de la tête, vers la face postérieure. Certains perdent peu de cheveux et ont simplement un éclaircissement des tempes ou une tonsure à la partie postérieure du crâne. D’autres, en particulier ceux dont la calvitie débute précocement, deviennent totalement chauves au sommet de la tête, mais conservent leur chevelure sur les côtés et l’arrière de la tête. Ce schéma est appelé « alopécie masculine commune ».

Le saviez-vous ?

  • Environ 50 à 100 cheveux tombent normalement chaque jour.

Chez la femme, l’alopécie concerne le sommet du crâne et se manifeste habituellement par une raréfaction plutôt que par une disparition complète des cheveux. Par ailleurs, la lisière des cheveux reste habituellement intacte. Ce schéma est appelé « calvitie féminine commune ».

Chute de cheveux

Chez l’homme, la chute des cheveux s’installe généralement au niveau du front ou au sommet de la tête, vers la face postérieure. Ce schéma est appelé « alopécie masculine commune ».

Chez la femme, la chute des cheveux commence généralement au sommet de la tête. Généralement, les cheveux se raréfient sans disparaître complètement, et la lisière des cheveux reste intacte. Ce schéma est appelé « calvitie féminine commune ».

Pelade

Dans la pelade (voir Pelade), des plaques rondes irrégulières de cheveux tombent de manière soudaine. L’étiologie semble être une réaction auto-immune.

Lupus cutané

Le lupus érythémateux systémique (lupus), une pathologie auto-immune, touche différents organes dans tout le corps. Lorsque la peau est affectée, la pathologie est appelée « lupus cutané ». Si les lésions cutanées touchent le cuir chevelu ou les follicules pileux, les cheveux peuvent tomber par plaque. La chute des cheveux peut être permanente si le follicule pileux est complètement détruit.

Déséquilibre hormonal

Si des femmes présentent des taux excessifs d’androgènes, elles peuvent développer des caractéristiques masculines (virilisation), comme une voix plus grave, de l’acné et la pousse de poils localisés selon un schéma masculin, sur le visage ou le torse, par exemple (hirsutisme - Pilosité) La virilisation peut également inclure une chute des cheveux de type calvitie masculine commune. La cause la plus fréquente de la virilisation est le syndrome de l’ovaire polykystique. Dans des cas rares, une tumeur peut sécréter des androgènes, provoquer une virilisation, ou une virilisation peut apparaître chez une femme prenant des stéroïdes anabolisants pour améliorer des performances athlétiques.

La chute des cheveux peut également survenir après un accouchement ou pendant la ménopause.

Médicaments : Les calvities masculines ou féminines communes peuvent survenir suite à la prise de stéroïdes anabolisants. Elles sont également fréquentes chez les personnes sous chimiothérapie.

Troubles alimentaires

Les troubles alimentaires sont une cause moins fréquente de chute de cheveux. Les symptômes varient selon le trouble alimentaire :

  • Excès de vitamine A : Érythème, lèvres gercées, œdème douloureux des membres, apathie, perte d’appétit et perte de poids

  • Carence en fer : Anémie, avec fatigabilité accrue et diminution de la capacité à faire des efforts physiques

  • Carence en zinc : Érythème, diarrhée, organes génitaux sous développés, infections fréquentes, perte d’appétit ou difficultés de cicatrisation

Stress physique

Le stress induit par une forte fièvre, une intervention chirurgicale, une maladie grave, une perte de poids ou une grossesse peut augmenter la chute des cheveux en phase de repos (provoquant un effluvium télogène). Les cheveux chutent généralement quelques mois après l’épisode de stress. Ce type de chute de cheveux n’est généralement pas permanent.

Stress psychologique

Ce type de stress inclut la manie consistant à s’arracher les cheveux normaux (trichotillomanie). Elle touche plus fréquemment les enfants, mais peut également être observée chez l’adulte. Cette manie peut ne pas être détectée tout de suite. Le médecin et les parents pensent alors, à tort, qu’une maladie, comme la pelade ou une infection par des champignons, est responsable de la chute de cheveux.

Teigne du cuir chevelu (tinea capitis)

Cette infection fongique est une cause fréquente de pertes de cheveux par plaque chez les enfants. L’infection commence sous la forme d’une plaque rouge avec desquamation, qui s’étend progressivement. Les cheveux peuvent ensuite se casser à la racine, laissant des cheveux très courts, comme de petits points noirs. Parfois, une partie des cheveux reste sur le cuir chevelu. La perte de cheveux peut être permanente, surtout si l’infection n’est pas traitée.

Alopécie de traction

Cette affection se caractérise par une perte de cheveux due à des nattes, des bigoudis ou une queue de cheval trop serrés, qui tirent constamment sur les cheveux. La perte de cheveux se produit souvent au niveau de la naissance des cheveux (front et tempes).

Évaluation

Les informations suivantes peuvent aider les personnes à décider si une consultation médicale est nécessaire et à savoir comment se déroule un tel examen.

Signes avant-coureurs

Voici les signes particulièrement inquiétants :

  • Signes de pathologie systémique ou d’empoisonnement

  • Chez la femme, développement de caractéristiques (virilisation), comme une voix plus grave, des poils localisés dans des zones typiques de la pilosité masculine (hirsutisme), des règles irrégulières et de l’acné

Quand consulter un médecin

Les personnes qui présentent une alopécie et des signes de pathologie systémique ou d’empoisonnement doivent consulter un médecin dans les 2 jours suivants. Les femmes qui ont développé des caractéristiques masculines doivent consulter un médecin moins d’une semaine après l’apparition des signes. Les autres personnes doivent consulter dès que possible, mais sans urgence, sauf si les symptômes évoluent.

Que fait le médecin

Le médecin pose d’abord des questions sur les symptômes et les antécédents médicaux, puis procède à l’examen clinique. Les informations issues des antécédents médicaux et de l’examen clinique suggèrent souvent l’étiologie et les tests qui doivent être effectués.

Le médecin pose des questions sur la perte de cheveux :

  • A-t-elle commencé progressivement ou brusquement ?

  • Depuis combien de temps ?

  • Augmente-t-elle ?

  • Les cheveux tombent-ils sur toute la tête ou dans une zone spécifique ?

Il note les autres symptômes, comme un prurit et une desquamation. Il pose des questions sur les soins capillaires, y compris le port de nattes, de bigoudis et l’utilisation d’un sèche-cheveux, et demande si la personne se tire les cheveux ou les entortille souvent.

Le médecin demande si la personne a été récemment exposée à des médicaments, des toxines ou des radiations, ou si elle a subi un stress important (intervention chirurgicale, maladie chronique ou fièvre ou choc psychologique). La personne doit indiquer les autres caractéristiques pouvant indiquer une cause, y compris une perte de poids spectaculaire, les habitudes alimentaires (y compris le végétarisme) et les troubles obsessionnels compulsifs. Les traitements actuels et récents sont passés en revue. La personne indique si des membres de sa famille présentent une alopécie.

Pendant l’examen clinique, le médecin examine le cuir chevelu, détermine la répartition de la perte de cheveux, la présence et les caractéristiques de toute anomalie cutanée et la présence de cicatrices. Il mesure la largeur de la zone concernée et vérifie les anomalies des axes du cheveu.

Le médecin évalue la perte de poils partout sur le corps (sourcils, cils, bras et jambes). Il recherche d’éventuels érythèmes pouvant être associés à certains types d’alopécie et des signes de virilisation chez les femmes, comme une voix grave, un hirsutisme, un clitoris (le petit organe génital féminin correspondant au pénis) hypertrophié et de l’acné. Il examine également la thyroïde.

Quelques causes et caractéristiques de la perte de cheveux

Causes

Caractéristiques fréquentes*

Examens

Alopécie sur tout le cuir chevelu

Calvitie masculine commune (alopécie androgénétique)

Souvent héréditaire

Parfois liée à l’utilisation de stéroïdes anabolisants

Un examen médical

Calvitie féminine commune (alopécie androgénétique)

Souvent héréditaire

Survient parfois à la ménopause

Parfois, chez les femmes présentant des caractéristiques masculines (virilisation), des antécédents d’utilisation de stéroïdes anabolisants, comme la dihydrotestostérone, un syndrome de l’ovaire polykystique ou une tumeur produisant des androgènes

Un examen médical

Parfois, mesure des taux d’androgènes dans le sang : testostérone et sulfate de déhydroépiandrostérone (DHEA)

Médicaments et toxines

Des antécédents d’utilisation d’un médicament spécifique, comme certains composants de chimiothérapie, anticoagulants, rétinoïdes, contraceptifs oraux, inhibiteurs de l’enzyme de conversion, anticonvulsivants ou doses élevées de vitamine A ou des antécédents d’exposition aux métaux lourds

Un examen médical

Stress (psychologique ou physique) à l’origine d’un effluvium télogène

Symptômes psychotiques

Perte de poids récente, intervention chirurgicale, maladie grave avec fièvre ou accouchement

Un examen médical

Parfois, des analyses de sang pour détecter une anémie et une carence en fer et évaluer la fonction thyroïdienne

Maladies thyroïdiennes

Avec hyperthyroïdie (une thyroïde hyperactive), difficultés à supporter la chaleur, transpiration, perte de poids, yeux protubérants, tremblements, agitation et une hypertrophie de la thyroïde (goitre)

Avec hypothyroïdie (une thyroïde hypoactive), difficulté à supporter le froid, prise de poids, peau rugueuse et épaisse et indolence

Un examen médical

Analyses de sang pour évaluer la fonction thyroïdienne

Troubles alimentaires, comme un excès de vitamine A ou une carence en fer ou en zinc

Symptômes du trouble alimentaire spécifique

Un examen médical

Parfois analyses de sang pour détecter des troubles alimentaires

Alopécie sur une zone spécifique du cuir chevelu

Pelade

Alopécie par plaques rondes avec cheveux cassés au ras du crâne (comme des points d’exclamation) sur le pourtour des plaques

Parfois, perte de tous les poils

Parfois, sensation de brûlure ou prurit

Examen clinique

Lupus cutané (lupus érythémateux systémique - appelé « lupus » - de la peau)

Perte de cheveux par plaques éparses

Parfois, un érythème du cuir chevelu généralement rouge, surélevé et squameux

Parfois des zones cicatricielles

Parfois, un prurit

Un examen médical

Analyses de sang pour détecter un lupus

Lichen plan pilaire (lichen plan du cuir chevelu)

Papules brillantes, rougeâtre-violacées, au sommet plat

Perte de cheveux par plaques éparses

Souvent des zones cicatricielles

Un examen médical

Biopsie du cuir chevelu

Brûlures, lésions ou radiations (par exemple, radiothérapie)

Des antécédents de brûlures, de radiothérapie ou de lésion

Souvent, une zone cicatricielle

Un examen médical

Parfois, d’autres analyses pour confirmer les suspicions du médecin

Tinea capitis (teigne du cuir chevelu)

Zones alopéciques avec petits points noirs (les cheveux se sont cassés au ras du crâne) ou cheveux cassés juste au-dessus de la surface du cuir chevelu

Zones cutanées rondes squameuses, pouvant être rouges ou inflammatoires

Examen médical

Examen au microscope et/ou culture de cheveux prélevés à la pince à épiler

Parfois, examen à la lumière noire

Alopécie de traction

Nattes, bigoudis ou queues de cheval conservées trop longtemps ou tirant trop sur les cheveux

Examen médical

Trichotillomanie (arrachage compulsif des cheveux)

En général, un schéma de perte de cheveux asymétrique, bizarre, irrégulier

Parfois, comportement obsessionnel compulsif

Elle touche 4 fois plus la femme que l’homme

Examen médical

*Les caractéristiques sont les symptômes et les résultats de l’examen clinique. Les caractéristiques mentionnées sont typiques, mais ne sont pas toujours présentes.

Dans de rares cas, une biopsie du cuir chevelu est effectuée.

Tests

L’analyse est généralement inutile si une cause est identifiée au cours de l’examen médical. Par exemple, une perte de cheveux de type calvitie masculine ou féminine commune ne nécessite pas d’analyse. Cependant, une perte de cheveux chez un homme jeune sans antécédents familiaux d’alopécie peut inciter le médecin à l’interroger sur un usage de stéroïdes et d’autres drogues. Si des femmes ont une perte de cheveux importante et ont développé des caractéristiques masculines, des analyses de sang sont effectuées pour mesurer les taux d’hormones : testostérone et sulfate de déhydroépiandrostérone (DHEA). Si à l’examen, le médecin détecte des signes de perturbations hormonales ou d’autres maladies graves, des analyses sanguines peuvent être nécessaires pour identifier ces troubles.

Le test d’élasticité permet au médecin d’évaluer la perte des cheveux. Le médecin tire doucement sur une poignée de cheveux (environ 40) dans au moins 3 zones différentes du cuir chevelu. Le médecin compte ensuite le nombre de cheveux arrachés à chaque traction, puis les examine au microscope pour déterminer leur phase de croissance. Si plus de 4 à 6 cheveux en phase télogène sont arrachés à chaque traction, le test d’élasticité est positif et la personne a probablement un effluvium télogène.

Pendant le test à la pince, le médecin tire environ 50 cheveux (« par les racines »). Le médecin examine au microscope les racines et les axes des cheveux prélevés pour évaluer l’axe des cheveux et déterminer la phase de croissance. Ces résultats permettent au médecin de savoir si la personne atteinte d’un effluvium télogène, d’une anomalie primaire de l’axe du cheveu ou d’un autre problème.

Une numération capillaire quotidienne peut être réalisée pour quantifier la perte de cheveux lorsque son caractère excessif n’est pas parfaitement net. Chaque jour, pendant 14 jours, les cheveux perdus lors du premier coiffage ou pendant un shampoing sont recueillis dans des sachets en plastique transparents. Le nombre de cheveux dans chaque sachet est enregistré. La perte de plus de 100 cheveux/jour est anormale, sauf après un shampoing (jusqu’à 250 cheveux peuvent tomber après un shampoing). La personne peut apporter ses cheveux pour un examen au microscope.

Une biopsie du cuir chevelu ( Biopsie) est effectuée si le diagnostic n’est pas clair après l’examen médical et les autres tests. Une biopsie permet de déterminer si les follicules capillaires sont normaux et de différencier une alopécie à l’origine de cicatrices (par destruction du follicule pileux) d’une alopécie sans cicatrices. Si les follicules capillaires sont anormaux, la biopsie peut indiquer de possibles étiologies.

Traitement

Les étiologies spécifiques des alopécies sont traitées dans la mesure du possible. Par exemple, des médicaments antifongiques sont utilisés pour traiter la teigne du cuir chevelu. Les traitements à l’origine d’une alopécie sont modifiés ou interrompus. Les perturbations hormonales peuvent être traitées avec des médicaments ou une intervention chirurgicale, selon la cause. Les suppléments en fer ou en zinc peuvent être prescrits si la personne présente une carence de ces minéraux. Le lupus cutané et le lichen plan pilaire peuvent généralement être traités par corticoïdes ou par d’autres médicaments appliqués sur le cuir chevelu ou administrés par voie orale.

L’alopécie de traction est traitée en éliminant la traction physique ou le stress subi par le cuir chevelu.

La teigne du cuir chevelu est traitée avec des médicaments antifongiques administrés par voie orale.

La trichotillomanie est difficile à traiter, mais une modification du comportement, de la clomipramine ou un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (comme la fluoxétine, la fluovaxamine, la paroxétine, la sertraline, l’escitalopram ou le citalopram) peuvent être utiles.

La perte de cheveux due à un stress physique, comme une perte de poids récente, une intervention chirurgicale, une maladie grave avec fièvre ou un accouchement (effluvium télogène) n’est généralement pas traitée et tend à se résoudre d’elle-même. L’application de minoxidil sur le cuir chevelu peut être utile pour certaines personnes.

Si les cheveux ne repoussent pas d’eux-mêmes, des méthodes de remplacement peuvent être envisagées, notamment

  • Médicaments

  • Greffe capillaire

  • Perruques

Médicaments

Les alopécies masculine et féminine peuvent être efficacement traitées par les médicaments.

Le minoxidil peut prévenir d’autres chutes de cheveux et augmenter la croissance capillaire lorsqu’il est appliqué directement sur le cuir chevelu deux fois par jour. La repousse des cheveux peut prendre 8 à 12 mois et est visible chez environ 30 à 40 % des personnes seulement. L’effet secondaire le plus fréquent est l’irritation cutanée, comme le prurit et l’érythème.

Le finastéride bloque l’action des androgènes sur le follicule pileux et doit être pris tous les jours par voie orale. Le finastéride n’est pas utilisé chez les femmes présentant une alopécie. Chez l’homme, son efficacité pour freiner la perte des cheveux et stimuler leur croissance apparaît généralement 6 à 8 mois après le traitement, et augmente avec le temps. Après 2 ans de traitement, environ 66 % des hommes constatent une repousse capillaire visible. Le finastéride peut diminuer la libido, augmenter la taille de la poitrine et contribuer aux troubles de l’érection. Le finastéride peut également diminuer les taux d’antigènes spécifiques à la prostate. Les hommes doivent discuter de l’impact du finastéride sur le dépistage du cancer de la prostate avec leur médecin avant de commencer le traitement.

L’effet le plus important du minoxidil ou du finastéride peut être d’empêcher l’alopécie de s’aggraver. L’efficacité de ces traitements est suspendue à leur arrêt.

Les modulateurs hormonaux, comme les pilules contraceptives (contraceptifs oraux) ou le spironolactone, peuvent être utilises chez certaines femmes, principalement celles qui ont développé des caractéristiques masculines.

Greffe capillaire

La greffe est une solution plus permanente. Dans cette intervention, des follicules pileux sont prélevés sur une zone du cuir chevelu et greffés dans la zone alopécique. Les techniques les plus récentes prévoient la transplantation de seulement un à deux cheveux par séance. Cette technique requiert plus de temps mais elle ne nécessite pas l’ablation de larges zones de peau et permet d’orienter les cheveux transplantés dans le même sens que les cheveux naturels environnants.

Une autre option chirurgicale implique de prélever des zones alopéciques de la peau du cuir chevelu et d’étirer les zones dotées de cheveux sur une zone plus élargie.

Perruques

Les perruques sont le meilleur traitement pour une perte de cheveux temporaire (par exemple, due à la chimiothérapie). Les personnes sous chimiothérapie doivent consulter un perruquier avant le début du traitement, afin que la perruque soit prête lorsqu’ils en auront besoin.

Points-clés

  • La calvitie masculine et féminine est le type d’alopécie le plus fréquent.

  • Le médecin recherche une pathologie sous-jacente chez les femmes présentant des signes de virilisation.

  • Un examen des cheveux au microscope ou une biopsie du cuir chevelu peuvent être nécessaire pour déterminer la raison de l’alopécie.

Pelade

La pelade est une perte soudaine de plaques de cheveux sans cause évidente comme une pathologie cutanée ou une pathologie systémique.

La pelade est fréquente. Elle est observée dans les deux sexes et à tous les âges, mais elle est plus fréquente chez les enfants et les adolescents. Elle a probablement pour origine une réaction auto-immune au cours de laquelle les défenses immunitaires attaquent à tort les follicules pileux. La pelade n’est pas la conséquence d’une autre pathologie, mais certaines personnes peuvent également avoir une maladie thyroïdienne ou un vitiligo (trouble de la pigmentation cutanée).

Des plaques de cheveux rondes et irrégulières tombent soudain. Sur le pourtour des plaques, les cheveux sont typiquement courts, cassés et ressemblent à des points d’exclamation. La zone atteinte est le plus souvent le cuir chevelu ou la barbe. Plus rarement, tous les poils de l’organisme sont touchés (la maladie est alors appelée « alopécie universelle »). Les poils et les cheveux repoussent généralement en quelques mois. Chez les personnes dont la chute est étendue, la repousse est cependant moins probable.

La pelade peut être traitée par des corticoïdes. En cas de petites plaques alopéciques, les corticoïdes sont, habituellement, injectés en sous-cutané à proximité de la zone alopécique. Le minoxidil peut être aussi appliqué localement. Pour les plaques plus étendues, les corticoïdes peuvent être appliqués localement sur le cuir chevelu ou, plus rapidement, administrés par voie orale. Un autre traitement de la pelade comprend l’application sur le cuir chevelu de produits chimiques irritants, comme l’anthraline ou la diphénylcyclopropénone, afin d’induire une légère réaction allergique ou irritante favorisant parfois la repousse capillaire.

Ressources dans cet article