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Cancer anal

Par Elliot M. Livstone, MD, FACP, FACG, AGAF, Sarasota Memorial Healthcare System

  • Les facteurs de risque de cancer anal incluent certaines maladies sexuellement transmissibles.

  • Un saignement pendant l’exonération, une douleur et parfois, des démangeaisons autour de l’anus, sont des symptômes typiques.

  • Un examen manuel et une biopsie sont réalisés pour vérifier le diagnostic.

  • Le traitement peut consister uniquement en une intervention chirurgicale ou associer radiothérapie et chimiothérapie ou radiothérapie et chirurgie.

Le cancer de l’anus ou du canal anal se développe dans les cellules cutanées de la zone située immédiatement autour de l’anus ou de la muqueuse de la zone de transition, entre l’anus et le rectum (canal anal). Contrairement au rectum et au gros intestin, où les tumeurs sont presque toujours des adénocarcinomes, les cancers de l’anus sont principalement des carcinomes malpighiens.

Le cancer anal touche quelque 7 000 personnes aux États-Unis chaque année. Le cancer anal est près de deux fois plus fréquent chez la femme. La cause du cancer anal est incertaine, mais les personnes qui pratiquent les rapports anaux passifs présentent un risque accru, de même que celles qui présentent des fistules chroniques, ont été traitées par radiothérapie au niveau de la peau de l’anus, souffrent de leucoplasie et présentent certains types d’infections sexuellement transmissibles, notamment une infection au papillomavirus humain (VPH de type 16) et un lymphogranulome vénérien ( Lymphogranulome vénérien).

Symptômes et diagnostic

Les patients porteurs d’un cancer anal présentent des saignements chroniques induits par l’émission des selles avec, parfois, une douleur périanale simultanée. Environ 25 % des personnes atteintes d’un cancer anal n’ont pas de symptôme. Dans ce cas, on ne peut dépister le cancer qu’au cours d’un examen de routine.

Pour le diagnostic d’un cancer anal, le médecin doit, en premier lieu, inspecter la peau périanale à la recherche de toute anomalie. Il explore l’anus et le rectum avec un doigt ganté, en portant une attention particulière aux zones de la muqueuse qui présentent une différence par rapport aux zones voisines. S’il suspecte une zone pathologique, il pratique une biopsie en prélevant un lambeau tissulaire pour l’examiner au microscope.

Traitement

La radiothérapie, associée à une chimiothérapie, peut être employée comme solution de substitution à la chirurgie ou en complément de celle-ci. La chirurgie seule constitue souvent une option thérapeutique satisfaisante, bien que le médecin doive faire attention de ne pas supprimer le fonctionnement du sphincter anal musculaire qui assure la continence de l’anus jusqu’à ce que le sujet évacue ses selles, et donc provoquer la perte du contrôle de l’évacuation (incontinence fécale). L’association de radiothérapie et de chimiothérapie, ou de radiothérapie et de chirurgie, guérit beaucoup de tumeurs anales, avec une survie de plus de 5 ans dans 70 % des cas. Une chirurgie étendue est parfois nécessaire si les résultats des biopsies de contrôle réalisées après le traitement initial révèlent une récidive du cancer.