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Cancer de l’intestin grêle

Par Elliot M. Livstone, MD, FACP, FACG, AGAF, Sarasota Memorial Healthcare System

  • La présence de sang dans les selles est un symptôme fréquent, mais parfois le cancer bloque l’intestin, entraînant des crampes abdominales douloureuses et des vomissements.

  • Le diagnostic repose sur diverses techniques de visualisation des intestins, y compris l’endoscopie et les radiographies barytées.

  • L’ablation chirurgicale est la meilleure option thérapeutique.

Les tumeurs malignes de l’intestin grêle sont très rares et surviennent chaque année chez moins de 9 000 personnes aux États-Unis. L’adénocarcinome est la forme la plus fréquente de tumeur de l’intestin grêle. Les adénocarcinomes se forment à partir des cellules glandulaires situées dans la paroi de l’intestin grêle. Les patients porteurs de la maladie de Crohn affectant l’intestin grêle sont plus sujets que les autres au développement d’un adénocarcinome.

Symptômes et diagnostic

L’adénocarcinome peut entraîner une hémorragie digestive par saignement direct dans la lumière de l’intestin, avec émission de sang dans les selles, voire une occlusion responsable de crampes abdominales douloureuses, d’un ballonnement (distension de l’abdomen) et de vomissements incoercibles. Il arrive que les cancers de l’intestin grêle provoquent une invagination (un segment de l’intestin glisse dans un autre, un peu comme les parties d’un télescope).

Les médecins pratiquent généralement une entéroclyse. Dans cette procédure, on insère une grande quantité de solution barytée à travers une sonde introduite dans le nez et l’on prend des clichés radiologiques à mesure que le baryum se déplace dans le tube digestif. Cette procédure est parfois réalisée avec une tomodensitométrie (TDM) plutôt qu’avec des radiographies standard, auquel cas le patient peut se contenter de boire le baryum au lieu qu’on lui insère une sonde dans le nez. Le médecin peut utiliser un endoscope (sonde souple dotée d’une caméra) en l’introduisant par la bouche jusqu’au duodénum et une partie du jéjunum (parties supérieure et médiane de l’intestin grêle) pour localiser la tumeur et réaliser une biopsie (prélèvement d’un échantillon de tissu pour examen au microscope). Le médecin peut parfois observer des tumeurs de l’iléon (la partie basse de l’intestin grêle) en utilisant un coloscope (endoscope utilisé pour visualiser la partie basse du tube digestif) en remontant de l’anus, le long du gros intestin, vers l’iléon. On peut également utiliser une caméra sans fil avec capsule vidéo ( Vidéo-capsule endoscopique) pour visualiser les tumeurs de l’intestin grêle. Une artériographie peut être réalisée (radiographie après injection d’un produit radio-opaque dans l’une des artères intestinales), surtout en cas de saignement de la tumeur. De la même manière, on peut injecter du technétium radioactif dans l’artère et l’observer sur la radiographie lorsqu’il s’écoule dans l’intestin. Cette procédure permet de localiser le site hémorragique de la tumeur. Le saignement peut alors faire l’objet d’une intervention chirurgicale. Il est parfois nécessaire d’effectuer une intervention exploratrice pour identifier la tumeur cancéreuse de l’intestin grêle.

Traitement

Le meilleur traitement des cancers de tous types reste l’ablation chirurgicale. Si les médecins ne parviennent pas à voir la tumeur avec un endoscope, ils peuvent également la retirer en appliquant un courant électrique (électrocautérisation) ou de la chaleur (thermocoagulation). La chimiothérapie et la radiothérapie ne prolongent pas la survie postopératoire.

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