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Polypes du côlon et du rectum

Par Elliot M. Livstone, MD, FACP, FACG, AGAF, Sarasota Memorial Healthcare System

  • Certains polypes sont causés par des maladies héréditaires.

  • Le saignement rectal est le symptôme le plus fréquent.

  • Une coloscopie est réalisée pour poser le diagnostic.

  • L’ablation en cours de coloscopie est la meilleure option thérapeutique.

Le polype est une formation tissulaire qui se développe à partir de la paroi intestinale ou rectale qui pénètre dans l’intestin ou le rectum ; il peut être bénin ou malin. Les polypes ont des dimensions très variables, et plus le polype est volumineux, plus le risque qu’il soit cancéreux ou à même de le devenir (c’est-à-dire, précancéreux) est important. Les polypes peuvent se développer avec ou sans pédicule. Les polypes qui n’ont pas de pédicule sont plus à même d’être cancéreux que les polypes avec pédicule. Les polypes adénomateux, qui sont essentiellement constitués de cellules glandulaires qui tapissent la lumière du côlon, sont probablement précancéreux. Les adénomes festonnés sont un type d’adénomes particulièrement agressifs.

Maladies héréditaires

Certaines maladies héréditaires provoquent l’apparition de polypes, comme la polypose adénomateuse familiale ( Polypose adénomateuse familiale), observée dans le syndrome de Peutz-Jeghers.

Dans le syndrome de Peutz-Jeghers, les patients peuvent avoir de nombreux petits polypes dans l’estomac, l’intestin grêle et le gros intestin. Ils présentent également de nombreuses taches bleu-noir sur le visage, à l’intérieur de la bouche et sur les mains et les pieds. Les taches ont tendance à s’estomper à la puberté, sauf celles situées à l’intérieur de la bouche. Les personnes qui ont un syndrome de Peutz-Jeghers ont un risque accru de développer un cancer dans de nombreux organes, notamment le pancréas, l’intestin grêle, le côlon, le sein, les poumons, les ovaires et l’utérus.

Le saviez-vous ?

  • Il existe un trouble héréditaire responsable du développement d’une centaine de polypes dans le côlon. Sans traitement, la quasi-totalité des personnes concernées développe un cancer autour de la quarantaine.

Symptômes et diagnostic

La plupart des polypes demeurent longtemps asymptomatiques. L’émission de sang dans les selles, en provenance du rectum, constitue le symptôme le plus fréquent. Un polype volumineux peut provoquer des crampes, des douleurs abdominales, une occlusion ou une invagination (un segment de l’intestin glisse dans l’autre, un peu comme un télescope). Les polypes de grande taille avec de minuscules prolongements semblables à des doigts (adénomes villeux) peuvent sécréter d’importantes quantités d’eau et de sels minéraux, ce qui provoque une diarrhée aqueuse abondante qui peut abaisser les taux de potassium dans le sang (hypokaliémie). Rarement, un polype rectal avec un long pédicule peut s’allonger jusqu’à passer à travers l’anus.

Le médecin peut être en mesure de palper les polypes en insérant un doigt ganté dans le rectum, mais généralement les polypes sont découverts lors d’une coloscopie visant à explorer l’ensemble du gros intestin. Cet examen à la fois complet et fiable est pratiqué pour déceler la présence probable d’autres polypes qui peuvent être malins. La coloscopie permet en outre au médecin de réaliser une biopsie (ablation d’un échantillon tissulaire pour examen au microscope) des zones suspectes et de retirer les polypes.

Traitement

Les médecins recommandent en général de retirer tous les polypes du côlon et du rectum en raison de leur risque de devenir cancéreux. Les polypes sont retirés au cours d’une coloscopie utilisant un scalpel ou un bistouri électrique. Si le polype n’est pas pédiculé ou ne peut pas être retiré pendant la coloscopie, une intervention chirurgicale abdominale peut alors s’imposer.

Si le polype se révèle être malin, le traitement dépend de l’éventualité de l’extension du processus tumoral aux tissus avoisinants, notamment aux ganglions lymphatiques. Le risque de propagation est déterminé par un examen microscopique du polype. Si le risque est faible, aucun autre traitement n’est nécessaire. Si le risque est élevé, notamment en cas d’envahissement de la base d’implantation du polype, une intervention chirurgicale permettra de retirer la partie de l’intestin correspondant au siège du polype, et les extrémités de l’intestin seront rattachées.

Lorsqu’un patient s’est fait retirer un polype, l’ensemble du gros intestin et le rectum sont examinés par coloscopie une fois par an pendant 2 ans, puis à intervalles déterminés par le médecin. Si cette coloscopie totale de contrôle est impossible du fait d’un rétrécissement du gros intestin, on peut avoir recours à un examen radiologique du gros intestin par un lavement baryté.

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