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Occlusion intestinale

Par Parswa Ansari, MD, Department of Surgery, Lenox Hill Hospital, New York

Une occlusion intestinale est une obstruction complète ou partielle (associée à une perturbation importante) du transit intestinal.

  • La cause la plus fréquente chez l’adulte est la formation de tissu cicatriciel résultant d’une chirurgie abdominale antérieure, de hernies et de tumeurs.

  • Il est fréquent d’observer une douleur, de la fièvre, des ballonnements et un manque d’appétit.

  • Le diagnostic repose sur les résultats de l’examen clinique et sur les radiographies.

  • Une intervention chirurgicale visant à retirer l’occlusion est souvent nécessaire.

L’occlusion intestinale peut être située à n’importe quel étage de l’intestin grêle ou du gros intestin, et peut être partielle ou complète. La partie de l’intestin en amont de l’occlusion continue à fonctionner. Cette partie de l’intestin se dilate à mesure qu’elle se remplit de nourriture, de liquides, de sécrétions digestives et de gaz. La paroi de l’intestin devient tuméfiée et enflammée. En l’absence de traitement, l’intestin peut se perforer, son contenu se disséminant alors dans l’abdomen en provoquant une inflammation et l’infection de la cavité abdominale (péritonite).

Causes

Chez les nouveau-nés et les nourrissons, l’occlusion intestinale est en général secondaire à une malformation congénitale, une masse dure d’origine fécale (méconium), la torsion d’une anse intestinale (volvulus), une atrésie intestinale ou le repliement d’un segment de l’intestin à l’intérieur d’un autre (invagination).

De façon générale chez l’adulte, les causes les plus fréquentes sont les bandes de tissu cicatriciel interne résultant d’une chirurgie abdominale antérieure (adhérences), les protrusions de segments intestinaux par une ouverture anormale (hernies) et les tumeurs. La probabilité d’une cause particulière varie suivant la partie de l’intestin touchée.

Une occlusion du premier segment de l’intestin grêle (duodénum) peut être causée par un cancer du pancréas, la formation de tissu cicatriciel consécutive à un ulcère ou une maladie de Crohn. Un calcul biliaire, une masse alimentaire non digérée ou un amas parasitaire peuvent sporadiquement obstruer d’autres parties de l’intestin grêle.

L’occlusion du gros intestin résulte généralement d’un cancer, d’une diverticulite ou d’une masse dure d’origine fécale (fécalome). Les adhérences et le volvulus constituent des causes moins fréquentes de l’occlusion colique.

Strangulation

Lorsque l’occlusion est responsable de l’interruption de l’apport sanguin à l’intestin, le trouble est appelé strangulation. Celle-ci est retrouvée chez 10 à 20 % des patients qui présentent une occlusion de l’intestin grêle. En général, on observe une strangulation lorsqu’une partie de l’intestin se trouve piégée dans une ouverture anormale (hernie étranglée), ou à la suite d’un volvulus ou d’une invagination. La gangrène peut se développer en moins de 6 heures. Dès que la gangrène s’installe, la paroi intestinale meurt et se rompt, causant une péritonite, un choc et, en l’absence de traitement, le décès du patient.

Quelles sont les causes de la strangulation intestinale ?

La strangulation intestinale (interruption de l’apport sanguin à l’intestin) résulte généralement de l’une de trois causes.

Symptômes et diagnostic

L’occlusion intestinale provoque en général une douleur abdominale de type crampe, associée à des ballonnements et à un manque d’intérêt pour la nourriture (anorexie). Les vomissements sont fréquents en cas d’occlusion de l'intestin grêle, mais sont moins fréquents et commencent plus tard en cas d’occlusion du gros intestin. Une occlusion complète provoque une constipation sévère, alors qu’une occlusion partielle peut provoquer une diarrhée. En cas de strangulation, la douleur peut devenir intense et constante. La fièvre est fréquente, notamment en cas de perforation de la paroi intestinale.

L’examen clinique met en évidence une douleur à la palpation, une distension abdominale, voire une masse. Dans l’occlusion intestinale, l’abdomen est presque toujours gonflé. Les bruits normalement produits par les contractions intestinales (bruits intestinaux), qui sont généralement entendus avec un stéthoscope, vont devenir soit beaucoup plus forts et plus aigus, soit disparaître. En général, l’abdomen n’est pas très douloureux à la pression, sauf en cas de péritonite causée par une perforation.

Les radiographies peuvent montrer la dilatation des anses intestinales qui indique le site de l’occlusion. Elles peuvent également montrer de l’air autour de l’intestin ou au-dessous du muscle qui sépare l’abdomen du thorax (diaphragme). En général, l’air n’est présent dans ces régions qu’en cas de perforation ou de nécrose intestinale.

Traitement

Toute suspicion d’occlusion intestinale impose l’hospitalisation. Souvent, un long tube fin est enfilé par le nez, puis positionné dans l’estomac ou dans l’intestin. Puis, cette sonde est utilisée pour aspirer les substances accumulées en amont de l’occlusion. On administre des liquides et des électrolytes (sodium, chlore et potassium) par voie intraveineuse afin de prévenir la perte de sels due aux vomissements ou à la diarrhée.

Parfois, les occlusions liées à des cicatrices ou à des adhérences sont résolutives sans traitement. Parfois, un endoscope (sonde souple dotée d’une caméra) introduit par l’anus ou un lavement baryté, qui distend le côlon, peut être utilisé pour traiter certaines affections, comme les volvulus de la partie terminale du côlon. Toutefois, le plus souvent, le patient est opéré au plus vite si les médecins suspectent une strangulation. La cause de l’occlusion et l’apparence de l’intestin déterminent si l’intervention chirurgicale peut débloquer l'obstruction sans réséquer une portion de l’intestin. Parfois, il est possible de sectionner des adhérences pour libérer le segment piégé de l’intestin, bien que celles-ci aient tendance à récidiver. Dans certains cas, une colostomie ( Comprendre la colostomie) est nécessaire.

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