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Accidents ischémiques transitoires

(AIT)

Par Elias A. Giraldo, MD, MS, Florida Hospital Neuroscience Institute

Un accident ischémique transitoire (AIT) est une altération de la fonction cérébrale qui dure généralement moins d’une heure et qui est due à une interruption temporaire de l’apport sanguin au cerveau.

  • Les causes et symptômes des AIT et des AVC ischémiques sont identiques.

  • Les AIT sont différents des AVC ischémiques, car les symptômes disparaissent généralement en l’espace de 1 heure et ne laissent aucune lésion cérébrale permanente.

  • Le diagnostic repose sur les symptômes, mais une imagerie cérébrale est également effectuée.

  • D’autres examens d’imagerie et tests sanguins sont réalisés afin de diagnostiquer la cause de l’AIT.

  • Il est recommandé de contrôler l’hypertension artérielle, les taux de cholestérol élevés, les niveaux élevés de glycémie et de ne pas fumer.

  • Des médicaments pour rendre le sang moins susceptible de coaguler et parfois une intervention chirurgicale (endartériectomie carotidienne) ou une angioplastie sont utilisés pour réduire le risque d’AVC après un AIT.

L’AIT peut être un signe prémonitoire d’un AVC ischémique imminent. Les patients qui ont fait un AIT sont beaucoup plus susceptibles de faire un AVC que ceux qui n’en ont pas fait. Le risque augmente dès 2 jours après la survenue de l’AIT. Reconnaître un AIT et en identifier la cause peut contribuer à prévenir un AVC.

Les AIT sont surtout observés chez les personnes d’âge moyen et plus âgées.

Les AIT diffèrent des AVC ischémiques dans la mesure où les AIT ne semblent pas provoquer de lésions cérébrales permanentes. En effet, les symptômes de l’AIT disparaissent entièrement et rapidement, et le nombre de cellules cérébrales qui meurent est très limité, voire nul. Il est en tout cas insuffisant pour provoquer un quelconque changement détectable sur l’imagerie cérébrale.

Causes

Les causes des AIT et des AVC ischémiques sont pour la plupart identiques ( Accident vasculaire cérébral ischémique : Causes). La plupart des AIT se produisent lorsqu’un fragment de caillot sanguin (thrombus) ou une plaque lipidique d’athérosclérose (athérome, ou plaque) se détache du cœur ou d’une paroi vasculaire (généralement au niveau du cou), migre dans la circulation sanguine (forme un embole) et vient obstruer une artère cérébrale.

Si les artères cérébrales sont déjà rétrécies (comme chez les personnes qui souffrent d’athérosclérose), il arrive que d’autres affections provoquent des AIT. Celles-ci incluent un très faible taux d’oxygène dans le sang (potentiellement attribuable à une maladie pulmonaire), un grave déficit en globules rouges (anémie), une intoxication au monoxyde de carbone, un épaississement du sang (comme dans la polyglobulie), ou une très faible tension artérielle (hypotension).

Symptômes

Les symptômes de l’AIT débutent soudainement. Les symptômes sont ceux d’un AVC ischémique ( Accident vasculaire cérébral ischémique : Symptômes), mais sont transitoires et réversibles. Ils durent généralement 2 à 30 minutes et disparaissent complètement en l’espace d’une heure. L’athérosclérose est une cause d’AIT récidivant chez environ 5 % des personnes. Leur fréquence varie et on peut aussi bien observer plusieurs épisodes en une seule journée ou seulement deux à trois sur plusieurs années.

Entendu au stéthoscope, un flux sanguin turbulent produit un souffle quand le sang passe sur une valvule cardiaque anormale. Un son du même type, appelé souffle, est audible quand le sang traverse une artère sténosée ou irrégulière. Un souffle indique la présence d’une athérosclérose, qui est un facteur de risque majeur d’AIT.

Flux sanguin turbulent

(Audio fournie par Morton Tavel, MD)

Diagnostic

La détection d’un symptôme soudain qui est semblable à celui d’un AVC doit amener le patient à se rendre immédiatement aux urgences, et ce même si le symptôme est temporaire. Un tel symptôme suggère un AIT. Cependant, d’autres troubles, comme des convulsions, tumeurs cérébrales, migraine et taux excessivement bas du sucre dans le sang (hypoglycémie), peuvent aussi provoquer des symptômes semblables ; une évaluation plus poussée est donc requise.

Les médecins suspectent un AIT si des symptômes d’AVC se développent, notamment s’ils disparaissent en moins d’une heure. Il se peut que les médecins ne soient pas en mesure de différencier un AVC d’un AIT avant la disparition des symptômes. Ils évaluent rapidement les personnes qui affichent des symptômes d’AIT ou d’AVC. Les personnes victimes d’un AIT sont généralement hospitalisées, au moins sur une courte période, afin de passer des examens pour déterminer si un AVC fait suite à l’AIT. Le médecin vérifie les facteurs de risque d’AVC en posant des questions, en examinant les antécédents médicaux et par des analyses de sang.

Des imageries médicales, comme une tomodensitométrie (TDM) ou une imagerie par résonance magnétique (IRM), sont effectuées pour rechercher des éléments indiquant un AVC, un saignement et des tumeurs cérébrales. Un type d’IRM particulier, appelé IRM pondérée en diffusion, peut identifier les zones altérées du tissu cérébral qui ne fonctionnent pas et ainsi aider le médecin à diagnostiquer un AIT (ou un AVC ischémique). Cependant, l’IRM pondérée en diffusion n’est pas toujours disponible.

D’autres imageries médicales permettent de déterminer si une artère cérébrale est bouchée, d’identifier l’artère et d’évaluer la gravité de l’accident. Ces examens fournissent des images des artères qui transportent le sang par le cou et jusqu’au cerveau (les artères carotides internes et les artères vertébrales) et les artères du cerveau (comme les artères cérébrales). Une échographie Doppler couleur (utilisée pour évaluer le flux sanguin dans les artères), une angiographie par résonance magnétique ( Angio-IRM (ARM)) ou une angiographie par TDM ( Angiographie par TDM) peut être effectuée.

Le saviez-vous ?

  • Même si les symptômes d’un AVC disparaissent au bout de quelques minutes, le patient doit se rendre immédiatement aux urgences.

Traitement

Le traitement d’un AIT consiste à prévenir un AVC. Il est similaire à celui utilisé pour traiter un AVC ischémique ( Accident vasculaire cérébral ischémique : Traitement).

La première étape de cette prévention est, si possible, basée sur la surveillance des principaux facteurs de risque : l’hypertension artérielle ( Hypertension artérielle : Traitement), l’hypercholestérolémie ( Dyslipidémie : Traitement), le tabagisme et le diabète ( Diabète sucré : Traitement).

La prise d’un médicament antiagrégant, comme l’aspirine, un comprimé combinant de l’aspirine à faible dose et du dipyridamole, le clopidogrel, ou un comprimé combinant du clopidogrel et de l’aspirine, réduit le risque de formation de caillots et d’AIT ou d’AVC ischémique. Les antiagrégants empêchent l’agrégation des plaquettes et la formation de caillots. (Les plaquettes sont de minuscules cellules sanguines qui permettent au sang de coaguler pour arrêter le saignement en cas de lésion vasculaire.)

Si un caillot sanguin en provenance du cœur est responsable de l’AIT, des anticoagulants, comme la warfarine, sont administrés pour diminuer la capacité de coagulation du sang. Le dabigatran, l’apixaban et le rivaroxaban sont de nouveaux anticoagulants que l’on utilise parfois pour remplacer la warfarine.

La connaissance du degré d’obstruction des artères carotides permet d’estimer le risque d’un AVC ou d’un AIT ultérieur, et de déterminer ainsi le type de traitement. Si une personne est considérée comme étant à haut risque (par exemple, si l’artère carotide est obstruée d’au moins 70 %), une opération pour élargir l’artère (appelée endartériectomie de la carotide) peut être effectuée pour réduire le risque ( Chirurgie). L’endartériectomie de la carotide implique généralement l’ablation des athéromes et des caillots dans l’artère carotide interne. Cependant, l’opération peut déclencher un AVC, car elle peut décoller des caillots ou d’autres éléments qui peuvent alors migrer dans la circulation sanguine et obstruer une artère. Néanmoins, le risque d’AVC est diminué pendant plusieurs années après l’opération, ce qui n’est pas le cas avec le traitement médicamenteux.

Dans d’autres artères rétrécies, comme les artères vertébrales, l’endartériectomie est généralement écartée car l’opération est plus risquée lorsqu’on la pratique sur des artères autres que les artères carotidiennes internes.

Si la personne n’est pas en assez bonne santé pour subir une intervention chirurgicale, une angioplastie avec stent ( Comprendre l’intervention coronaire percutanée (ICP)) peut être effectuée. Dans cette procédure, un cathéter muni d’un ballonnet à son extrémité est introduit dans l’artère obstruée. Le ballonnet est ensuite gonflé pendant quelques secondes pour dilater l’artère. Pour maintenir la dilatation artérielle, on y introduit une tubulure métallique (stent).

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