Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées en langage simple.

Cerveau

Par Steven A. Goldman, MD, PhD, University of Rochester Medical Center;University of Copenhagen Faculty of Medicine

Les fonctions du cerveau sont à la fois mystérieuses et innombrables. Les pensées, les opinions, les souvenirs, les comportements et les états d’âme naissent dans le cerveau. Le cerveau est le siège de la pensée et le centre de contrôle du corps tout entier. Il coordonne le mouvement, le toucher, l’odorat, le goût, l’audition et la vision. Il permet aux individus de prononcer des mots, de communiquer et d’utiliser des numéros, de composer et d’apprécier la musique, de reconnaître et de comprendre les formes géométriques, de programmer et même d’imaginer et de rêver.

Le cerveau analyse tous les stimuli provenant des organes internes, de la surface corporelle, des yeux, des oreilles, du nez et de la bouche. Il réagit ensuite en corrigeant la position du corps, le mouvement des membres et le fonctionnement des organes internes. Il peut aussi déterminer l’humeur, ainsi que le niveau de conscience et de vigilance.

Structure cérébrale

Le cerveau est composé du cerebrum, du tronc cérébral et du cervelet. Chacune des moitiés du cerebrum (hémisphère) est subdivisée en lobes. A l’intérieur de la boîte crânienne, le cerveau est recouvert de trois couches de tissus appelés méninges.

Aucun ordinateur n’a encore réussi à approcher les capacités du cerveau humain. Mais cette sophistication a un prix. Le cerveau a besoin d’être constamment alimenté. Il demande une très grande quantité et un flux continu de sang et d’oxygène ; environ 20 % du flux sanguin provenant du cœur. Une interruption du flux sanguin de plus de 10 secondes au niveau du cerveau peut provoquer une perte de connaissance. Le manque d’oxygène ou un taux de glucose (glycémie) anormalement bas dans le sang peut provoquer une baisse d’énergie pour le cerveau et peut engendrer de graves lésions cérébrales en quelques minutes. Cependant, le cerveau est protégé par plusieurs mécanismes qui travaillent ensemble pour prévenir ces problèmes. Par exemple, lorsque le flux sanguin dans le cerveau diminue, le cerveau signale immédiatement au cœur de battre plus rapidement et plus fort pour fournir davantage de sang. Lorsque le taux de glucose sanguin diminue trop, le cerveau demande aux glandes surrénales de sécréter de l’adrénaline, qui incite le foie à libérer les réserves de glucose.

Le saviez-vous ?

  • Le cerveau produit rarement de nouvelles cellules nerveuses et peut le faire uniquement dans des régions du cerveau concernées par la mémoire.

  • Aucun ordinateur n’a encore réussi à approcher les capacités du cerveau humain.

  • Environ 20% du sang pompé par le cœur va au cerveau.

La barrière hémato-encéphalique protège également le cerveau. Cette fine barrière empêche certaines substances toxiques de passer dans le sang et d’atteindre le cerveau. Elle existe, car dans le cerveau, contrairement à la plupart de l’organisme, les cellules qui forment les parois capillaires sont hermétiquement fermées. (Les capillaires sont les plus petits vaisseaux de l’organisme où se produisent les échanges de substances nutritives et d’oxygène entre le sang et les tissus.) La barrière hémato-encéphalique limite les types de substances qui peuvent passer dans le cerveau. Par exemple, la pénicilline, de nombreux médicaments de chimiothérapie, et la plupart des protéines ne peuvent pas passer dans le cerveau. D’un autre côté, des substances comme l’alcool, la caféine, et la nicotine peuvent passer dans le cerveau. Certains médicaments, comme les antidépresseurs, sont conçus pour passer la barrière. Certaines substances nécessaires au cerveau, telles que le glucose et les aminoacides, ne traversent pas facilement la barrière entre le sang et le cerveau. Cependant, cette dernière possède des systèmes de transport qui permettent le passage de certaines substances vers les tissus du cerveau. En présence d’une inflammation cérébrale, comme cela peut être le cas lorsque les personnes ont certaines infections ou tumeurs, la barrière hémato-encéphalique devient poreuse (perméable). Lorsque la barrière hémato-encéphalique devient perméable, certaines substances (comme certains antibiotiques) qui normalement ne peuvent pénétrer dans le cerveau sont alors capables de le faire.

L’activité du cerveau résulte d’influx électriques produits par les cellules nerveuses (neurones) qui analysent et emmagasinent les informations. Les influx cheminent dans les fibres nerveuses du cerveau. L’intensité et le type de l’activité du cerveau, ainsi que la région où elle naît, dépendent du niveau de l’état de conscience de la personne et de son activité spécifique.

Le cerveau est constitué de trois parties principales :

  • Cerebrum

  • Tronc cérébral

  • Cervelet

Chacune d’elles se compose de plus petites régions, chacune avec des fonctions spécifiques.

Cerebrum

Le cerebrum, la partie la plus grosse du cerveau, est constitué comme suit :

  • Le cortex cérébral : Cette couche de tissu à l’aspect sinueux forme la surface externe du cerebrum. Elle se compose d’une fine couche de substance grise, de 2 à 4 mm d’épaisseur environ. Chez l’adulte, ce dernier contient la plupart des cellules du système nerveux.

  • Substance blanche : La substance blanche se compose principalement de fibres nerveuses qui relient les cellules nerveuses les unes aux autres dans le cortex, ainsi qu’à d’autres parties du cerveau et de la moelle épinière. La substance blanche se situe sous le cortex.

  • Structures sous-corticales : Les structures sont également situées sous le cortex, d’où leur nom. Elles comprennent les noyaux basaux, le thalamus, l’hypothalamus, l’hippocampe et le système limbique, qui inclut les amygdales.

Le cerebrum est divisé en deux régions : l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche. Les hémisphères sont connectés par des fibres nerveuses qui forment un pont (appelé le corps calleux) par le milieu du cerveau. Chaque hémisphère est subdivisé en lobes :

  • Lobe frontal

  • Lobe pariétal

  • Lobe occipital

  • Lobe temporal

Chaque lobe a des fonctions spécifiques, mais pour la plupart des activités, plusieurs régions des différents lobes des deux hémisphères travaillent ensemble.

Les lobes frontaux ont les fonctions suivantes :

  • Ils sont à l’origine de nombreuses actions volontaires, comme regarder un objet d’intérêt, traverser la chaussée, relâcher la vessie pour uriner

  • Ils contrôlent les capacités motrices acquises comme écrire, jouer d’un instrument de musique et faire ses lacets.

  • Ils contrôlent des processus intellectuels complexes, comme le langage, la pensée, la concentration, la résolution de problème et la projection dans l’avenir

  • Ils contrôlent les expressions du visage et les gestes des mains et des bras

  • Ils coordonnent les expressions et les gestes avec l’humeur et les sentiments

Des zones particulières des lobes frontaux contrôlent des mouvements spécifiques, en général du côté opposé de l’organisme. Chez la plupart des individus, le lobe frontal gauche contrôle une grande partie des fonctions impliquées dans l’usage du langage.

Les lobes pariétaux ont les fonctions suivantes :

  • Ils interprètent les informations sensorielles du reste de l’organisme

  • Ils contrôlent la position du corps et des membres

  • Ils associent les informations sur la forme, la structure et le poids aux perceptions générales

  • Ils influent sur les connaissances mathématiques et la compréhension du langage, comme le font les régions adjacentes des lobes temporaux.

  • Ils accumulent les souvenirs spatiaux qui permettent aux individus de s’orienter dans l’espace (savoir où l’on est) et de conserver le sens de l’orientation (savoir où l’on va).

  • Ils analysent les informations qui permettent aux individus de percevoir la position des différentes parties de leur corps

Les lobes occipitaux ont les fonctions suivantes :

  • Ils analysent et interprètent la vision

  • Ils permettent aux individus de créer des souvenirs visuels

  • Ils intègrent des perceptions visuelles avec des informations spatiales fournies par les lobes pariétaux adjacents

Les lobes temporaux ont les fonctions suivantes :

  • Ils génèrent la mémoire et les émotions

  • Ils analysent les évènements immédiats dans la mémoire à court terme et à long terme

  • Ils emmagasinent et rappellent les souvenirs à long terme

  • Ils permettent d’intégrer les sons et les images indispensables pour reconnaître les individus et les objets et faire interagir l’audition et le langage

Les structures sous-corticales incluent de grands ensembles de cellules nerveuses :

  • Les noyaux basaux coordonnent et harmonisent les mouvements.

  • Le thalamus organise, en général, les messages sensoriels à partir des niveaux supérieurs du cerveau (cortex cérébral) ou en direction de ceux-ci, et permet une prise de conscience des sensations, comme la douleur, le toucher et la température.

  • L’hypothalamus coordonne certaines fonctions plus automatiques de l’organisme, dont le contrôle du sommeil et de veille, le maintien de la température corporelle, la régulation de l’appétit et de la soif, ainsi que le contrôle de l’activité hormonale de l’hypophyse adjacent ( Présentation de l’hypophyse).

Le système limbique, une autre structure sous-corticale, se compose de structures et de fibres nerveuses situées en profondeur dans le cerebrum. Ce système connecte l’hypothalamus à d’autres régions des lobes frontaux et temporaux, dont l’hippocampe et l’amygdale. Le système limbique contrôle la perception et l’expression des émotions, ainsi que certaines fonctions corporelles automatiques. À travers les émotions (telles que la peur, la colère, le plaisir et la tristesse), le système limbique permet à une personne d’adopter un comportement qui lui permet de communiquer ou de survivre à des troubles physiques et psychologiques. L’hippocampe joue également un rôle dans la formation et la récupération des souvenirs. Ses connexions via le système limbique aident à relier les souvenirs aux émotions ressenties au moment de la formation des souvenirs. Le système limbique permet de se remémorer plus facilement les souvenirs qui ont une charge émotionnelle.

Tronc cérébral

Le tronc cérébral relie le cerebrum à la moelle épinière. Il contient un système de cellules et fibres nerveuses (formation réticulée), situé en profondeur dans la partie supérieure du tronc cérébral. Ce système contrôle les niveaux de conscience et de vigilance.

Le tronc cérébral règle aussi de façon automatique les fonctions corporelles telles que la respiration, la déglutition, la pression artérielle et le rythme cardiaque ; il contribue à la correction de la posture. Lorsque tout le tronc cérébral est gravement lésé, on perd conscience et ces fonctions corporelles automatiques s’interrompent. La mort survient rapidement. En revanche, si le tronc cérébral reste intact, l’organisme peut rester en vie, même lorsque de graves lésions cérébrales rendent les mouvements et la pensée impossibles).

Cervelet

Le cervelet, placé au-dessous du cerebrum, juste au-dessus du tronc cérébral, coordonne les mouvements corporels. Grâce aux informations relatives à la position des membres reçues du cortex cérébral et des noyaux gris centraux, le cervelet confère précision et harmonie aux mouvements. Il ajuste en permanence le tonus musculaire et la posture.

Le cervelet interagit avec les régions du tronc cérébral, appelées noyaux vestibulaires, reliées aux organes de l’équilibre (canaux semi-circulaires) de l’oreille interne. Ensemble, ces structures confèrent le sens de l’équilibre, rendant possible la marche verticale.

Le cervelet emmagasine également les souvenirs des mouvements effectués, ce qui permet d’accomplir des gestes extrêmement coordonnés, tels que la pirouette du danseur qui requiert vitesse et équilibre.

Méninges

L’encéphale et la moelle épinière sont recouverts par trois membranes de tissu (méninges) qui les protègent :

  • La pie-mère est la fine membrane interne qui adhère au cerveau et à la moelle épinière.

  • L’arachnoïde, semblable à une délicate toile d’araignée, est la membrane intermédiaire.

  • Enfin, la dure-mère est la membrane la plus externe et la plus résistante.

L’espace entre l’arachnoïde et la pie-mère (l’espace sous-arachnoïdien) sert de canal pour le liquide céphalorachidien, qui contribue à la protection du cerveau et de la moelle épinière. Le liquide céphalorachidien s’écoule sur la surface du cerveau, entre les méninges, remplit les espaces internes du cerveau (les quatre ventricules) et protège ce dernier contre les secousses brutales et les blessures mineures.

Le cerveau et ses méninges sont contenus dans une structure osseuse protectrice et résistante, le crâne.

Ressources dans cet article