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État de conscience minimal

Par Kenneth Maiese, MD, Cancer Institute of New Jersey, New Jersey Health Sciences University

Un état de conscience minimal est grave, mais n’est pas une altération complète de la conscience qui provient d’une lésion cérébrale généralisée (la partie du cerveau qui contrôle la pensée et le comportement).

Un état de conscience minimal peut provenir directement d’une lésion cérébrale ou il peut suivre un état végétatif lorsque des personnes récupèrent certaines fonctions.

Les personnes présentant un état de conscience minimal, contrairement à l’état végétatif, accomplissent certaines actions qui démontrent une conscience d’elles-mêmes et de leur environnement. Elles peuvent avoir un contact visuel, suivre des objets avec les yeux, atteindre des objets, répondre à des questions (souvent par le même mot qu’il soit approprié ou non), ou réagir à tout ordre de façon habituelle, mais en général de façon inappropriée (par exemple, en clignant des yeux).

La plupart des personnes dans un état de conscience minimal ont tendance à observer une amélioration continue, mais néanmoins limitée. Quelques personnes retrouvent la capacité de communiquer et de comprendre, parfois après plusieurs années. Cependant, très peu récupèrent suffisamment de fonctions pour vivre et fonctionner de manière indépendante. Plus l’état de conscience minimal dure, moins les personnes auront de probabilité de retrouver un fonctionnement. Toutefois, avec des soins infirmiers appropriés, ces personnes peuvent vivre pendant des années. La récupération peut être meilleure lorsque la cause est une blessure à la tête.

Des cas de personnes se réveillant après des années de coma présumé ont été rapportés. Ces cas impliquent souvent des personnes s’étant retrouvées dans un état de conscience minimal après une blessure à la tête.

Diagnostic

Le diagnostic est suspecté sur la symptomatologie. Mais avant qu’un état de conscience minimal ne soit diagnostiqué, les personnes doivent être observées sur une période donnée de temps et à maintes reprises. Un test d’imagerie, comme une imagerie par résonance magnétique (IRM) ou une tomodensitométrie (TDM), est réalisé pour vérifier les troubles qui peuvent provoquer le problème, particulièrement ceux qui peuvent être traités.

Traitement

La plupart des personnes nécessitent les mêmes soins à long terme que les personnes dans le coma ( Soins à long terme), notamment des soins visant à prévenir les problèmes liés à l’immobilisation, comme les escarres et les raideurs musculaires permanentes (contractures— Soins à long terme).

Très peu de personnes ont vu leur état s’améliorer après un traitement comme zolpidem (somnifère) ou amantadine (un médicament utilisé pour traiter les infections virales). Toutefois, aucun traitement n’a prouvé son efficacité.