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État de conscience minimale

Par Kenneth Maiese, MD, Member and Advisor, Biotechnology and Venture Capital Development, Office of Translational Alliances and Coordination;Past Professor, Chair, and Chief of Service, Department of Neurology and Neurosciences, National Heart, Lung, and Blood Institute;Rutgers University

Un état de conscience minimale est une altération grave mais incomplète de la conscience qui provient d’une lésion cérébrale généralisée (la partie du cerveau qui contrôle la pensée et le comportement).

Un état de conscience minimale peut provenir directement d’une lésion cérébrale ou il peut suivre un état végétatif lorsque des personnes récupèrent certaines fonctions.

Les personnes présentant un état de conscience minimale, contrairement à l’état végétatif, accomplissent certaines actions qui démontrent une conscience d’elles-mêmes et de leur environnement. La personne peut se comporter de la façon suivante :

  • Croiser le regard de l’autre

  • Suivre les objets des yeux

  • Essayer d’atteindre les objets

  • Répondre aux questions (bien que souvent par le même mot, qu’il soit approprié ou non)

  • Réagir à toutes les commandes de manière habituelle mais généralement inappropriée (par exemple, en clignant des yeux)

La plupart des personnes dans un état de conscience minimale ont tendance à observer une amélioration continue, mais néanmoins limitée. Quelques personnes retrouvent la capacité de communiquer et de comprendre, parfois après plusieurs années. Cependant, très peu récupèrent suffisamment de fonctions pour vivre et fonctionner de manière indépendante. Plus l’état de conscience minimale dure, moins les personnes auront de probabilité de retrouver un fonctionnement. Toutefois, avec des soins infirmiers appropriés, ces personnes peuvent vivre pendant des années. La récupération peut être meilleure lorsque la cause est une blessure à la tête.

Des cas de personnes se réveillant après des années de coma présumé ont été rapportés. Ces cas impliquent souvent des personnes s’étant retrouvées dans un état de conscience minimale après une blessure à la tête.

Diagnostic

  • Évaluation du médecin

  • Examens d’imagerie tels qu’imagerie par résonance magnétique

Le diagnostic est suspecté sur la symptomatologie. Mais avant qu’un état de conscience minimale ne soit diagnostiqué, les personnes doivent être observées sur une période donnée de temps et à maintes reprises.

Un test d’imagerie, comme une imagerie par résonance magnétique (IRM) ou une tomodensitométrie (TDM), est réalisé pour vérifier les troubles qui peuvent provoquer le problème, particulièrement ceux qui peuvent être traités.

Traitement

  • Mesures de prévention des problèmes dus à l’immobilisation

  • Bonne nutrition

  • Parfois, certains médicaments

Soins à long terme

Tout comme les personnes dans le coma, les personnes en état de conscience minimale nécessitent des soins complets.

Il est important d’apporter une bonne alimentation (soutien nutritionnel). Les personnes sont alimentées par un tube introduit par le nez jusqu’à l’estomac. Elles sont parfois alimentées par un tube (appelé sonde de gastrostomie percutanée endoscopique, ou sonde GPE), introduit directement dans l’estomac par une incision dans l’abdomen. Les médicaments sont également administrés par ce tube.

De nombreux problèmes sont induits par le manque de mouvement et des mesures pour les prévenir sont essentielles ( Problèmes dus à l’alitement prolongé). Ce qui suit peut arriver :

  • Escarres : Être couché dans une position peut couper la circulation sanguine vers certaines zones de l’organisme, provoquant une dégradation de la peau et la formation d’escarres Les soignants doivent tourner les personnes très fréquemment.

  • Contractures : Le manque de mouvement peut également conduire à une raideur permanente des muscles (contractures), ce qui pourrait finir par fléchir les articulations de manière définitive.

  • Formation de caillots de sang : Le manque de mouvement contribue à la formation de caillots sanguins dans les veines des jambes.

Pour prévenir ces problèmes, les kinésithérapeutes font bouger les articulations des personnes dans toutes les directions (exercices passifs d’amplitude de mouvement). Ils peuvent mobiliser les articulations dans certaines positions, afin de prévenir les contractures. Les personnes reçoivent également des médicaments visant à prévenir la formation de caillots sanguins.

Si les personnes sont incontinentes, des soins doivent être réalisés pour nettoyer et sécher la peau. Si la vessie ne fonctionne pas et l’urine est retenue, un tube (cathéter) peut être placé dans la vessie pour évacuer l’urine.

Autres traitements

Très peu de personnes ont vu leur état s’améliorer après un traitement comme zolpidem (somnifère) ou amantadine (un médicament utilisé pour traiter les infections virales). Toutefois, aucun traitement n’a prouvé son efficacité.