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Mort cérébrale

Par Kenneth Maiese, MD, Cancer Institute of New Jersey, New Jersey Health Sciences University

La mort cérébrale est la perte permanente d’activité cérébrale. Les personnes ne parviennent pas à respirer ou à maintenir d’autres fonctions vitales de manière autonome, et elles perdent définitivement toute conscience et capacité de penser.

La mort cérébrale signifie que le cerveau cesse de fonctionner. Les personnes ne réagissent à aucun stimulus. Aucun traitement ne peut aider, et une fois le diagnostic confirmé, la personne est légalement déclarée morte.

Dans le passé, l’idée de mort cérébrale n’était pas pertinente, car lorsque le cerveau est mort, le reste du corps l’est également. La personne a arrêté de respirer et le cœur s’est arrêté de battre. Cependant, de nos jours les moyens artificiels (comme les respirateurs et les médicaments) peuvent temporairement maintenir la respiration et les battements du cœur même lorsque toute l’activité cérébrale est arrêtée. Mais finalement même à l’aide de moyens artificiels, tous les organes du corps s’arrêtent de fonctionner. Rien ne peut garder le cœur en action indéfiniment une fois que la mort cérébrale survient.

Diagnostic

Il existe des critères spécifiques pour diagnostiquer une mort cérébrale. Les médecins identifient certains d’entre eux lors d’un examen clinique.

  • La personne ne grimace pas, ne bouge pas, ou ne réagit pas lorsque les médecins testent des réflexes et des réponses spécifiques (comme le réflexe laryngé, déclenché en touchant le fond de la gorge).

  • Les yeux ne réagissent pas à la lumière.

  • La personne n’essaye pas de respirer.

Les médecins vérifient également certains autres réflexes pour confirmer que le cerveau ne fonctionne pas. Les médecins doivent également en faire part ou essayer d’en faire part à un proche ou un ami.

Cependant, les médecins ne peuvent affirmer la mort cérébrale tant qu’ils n’ont pas écarté les troubles médicaux curables pouvant ralentir la fonction cérébrale, ce qui pourrait fausser le diagnostic. Ces problèmes comprennent une température corporelle très basse, une pression artérielle très basse, des taux très bas ou très élevés de certaines substances (comme le sucre et le sodium) dans le sang, un surdosage de sédatifs et l’utilisation de certains médicaments toxiques.

Les médecins revérifient généralement les critères 6 à 24 heures plus tard pour confirmer l’absence de réactivité de la personne.

Après avoir confirmé à deux reprises que le cerveau ne fonctionne pas et après avoir vérifié et corrigé tout problème présent, les médecins posent le diagnostic de mort cérébrale. Aucun examen complémentaire n’est nécessaire.

Il arrive que les médecins utilisent certains examens complémentaires pour confirmer sans attendre la mort cérébrale. Pour ces examens, une revérification 6 à 24 heures plus tard n’est pas nécessaire. Les examens sont souvent effectués pour rendre possible le don d’organe, par exemple suite à un traumatisme crânien invalidant (comme on peut en voir dans les accidents de voiture). Autrement, ces examens sont généralement inutiles. Les examens comprennent :

Des tests d’imagerie comprennent une angiographie, une angiographie par tomodensitométrie, une tomographie d’émission monophotonique (SPECT, qui utilise une molécule radioactive appelée un radionucléide pour produire des images du flux sanguin) et une échographie par mode Doppler transcrânienne.

Pronostic

Aucune personne répondant aux critères de mort cérébrale ne se rétablit. Après confirmation d’une mort cérébrale, tous les moyens de réanimation sont arrêtés. Les membres de la famille peuvent souhaiter être avec la personne à ce moment. Ils ont besoin qu’on leur dise qu’un membre ou plusieurs membres peuvent bouger lorsque l’assistance respiratoire est arrêtée ou que la personne peut même s’asseoir. Ces mouvements sont dus aux réflexes spinaux comme des contractions musculaires et ne signifient pas que la personne n’est pas réellement en état de mort cérébrale.