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Évaluation de la douleur

Par John Markman, MD, Associate Professor, Department of Neurosurgery and Neurology , University of Rochester School of Medicine and Dentistry ; Sri Kamesh Narasimhan, PhD, Assistant Professor, Sciences, University of Rochester

Aucun examen ni test ne peut prouver qu’une personne souffre. Par conséquent, les médecins interrogent la personne sur les antécédents et les caractéristiques de la douleur. Les réponses de la personne les aident à identifier la cause et ils définissent une stratégie thérapeutique. Ces questions sont, par exemple :

  • Où se situe la douleur ? Comment est la douleur ?

  • Quand la douleur a-t-elle commencé  ? Y a-t-il eu une blessure ?

  • Comment la douleur a-t-elle commencé ? A-t-elle commencé soudainement ou progressivement ?

  • Est-ce que la douleur est toujours présente ou est-ce qu’elle apparaît et disparaît ?

  • Est-ce qu’elle apparaît de façon prévisible après certaines activités (comme les repas ou un exercice physique) ou dans certaines positions ? Qu’est-ce qui accentue la douleur ?

  • Qu’est-ce qui permet de soulager la douleur ?

  • Est-ce que la douleur touche la capacité à réaliser des activités quotidiennes ou à interagir avec d’autres personnes ? Est-ce qu’elle affecte le sommeil, l’appétit, et la fonction de l’intestin et de la vessie ? Si oui, comment ?

  • Est-ce que la douleur affecte l’humeur et le sentiment de bien-être ? Est-ce que la douleur s’accompagne de sentiments de dépression ou d’anxiété ?

Pour évaluer l’intensité d’une douleur, ils peuvent parfois utiliser une échelle comprise entre 0 (absente) et 10 (sévère), ou bien simplement demander de qualifier la douleur de légère, modérée, sévère ou intolérable. Pour les enfants ou pour les personnes qui ont des difficultés à communiquer (par exemple, en raison d’un AVC), une série de dessins de visages – du sourire au froncement de sourcils et aux pleurs – peut être utilisée pour déterminer la sévérité de la douleur.

Échelles de douleur : Quelle est la sévérité de la douleur ?

Les médecins essayent toujours de déterminer si un trouble physique provoque la douleur. De nombreuses maladies chroniques (telles que les tumeurs malignes, l’arthrite, la drépanocytose et les maladies inflammatoires intestinales), ou aiguës (telles que des plaies, brûlures, étirements musculaires, fractures osseuses, entorses des ligaments, appendicite, calculs rénaux et infarctus du myocarde) provoquent une douleur.

Les médecins utilisent des techniques spécifiques pour vérifier les sources de la douleur. Les médecins déplacent les bras et les jambes de la personne dans leur amplitude normale de mouvement pour voir si ces mouvements provoquent la douleur. Une blessure, un stress répété, une douleur chronique et d’autres troubles peuvent rendre hypersensibles certaines régions de l’organisme (appelés points de déclenchement). Les médecins touchent différents endroits pour voir s’ils correspondent à des points de déclenchement de la douleur. Différents objets (comme une clé émoussée et une aiguille) peuvent être passés sur la peau pour vérifier la perte de sensation ou des perceptions anormales.

Les médecins prennent également en compte les causes psychologiques. Les facteurs psychologiques (tels que la dépression et l’angoisse) peuvent aggraver la douleur. Étant donné que la dépression et l’angoisse peuvent être induites par une douleur chronique, il peut être difficile de différencier la cause et l’effet. Parfois, les personnes présentant des douleurs ont des troubles psychologiques évidents, mais leur douleur ou sa gravité ne peuvent s’expliquer par aucun trouble organique. Cette douleur est appelée douleur psychogène.

Les médecins demandent quels médicaments (dont les médicaments en vente libre) et autres traitements la personne a utilisés pour traiter la douleur, et s’ils sont efficaces.

Peu de personnes exagèrent la douleur qu’elles ressentent. Cependant, les médecins posent en général des questions pour s’assurer qu’il n’y a pas de motifs cachés incitant le patient à signaler des douleurs, comme un arrêt maladie payé ou une attention supplémentaire des membres de la famille. Ces questions font partie de la routine.

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