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Infections parasitaires du cerveau

Par John E. Greenlee, MD, Neurology Service, George E. Wahlen VAHCS, Salt Lake City;Department of Neurology, University of Utah School of Medicine

Dans certaines zones géographiques, des infections cérébrales peuvent être dues à des vers ou d’autres parasites. Ces infections sont plus fréquentes dans les pays en voie de développement et les zones rurales. Elles sont moins fréquentes aux États-Unis.

Cysticercose

Cette infection est causée par des larves du taenia du porc ( Infestation par des cestodes). Elle constitue l’infection parasitaire la plus fréquente dans les pays occidentaux. Lorsque des personnes mangent des aliments contaminés par des œufs de cysticerque, les sécrétions de l’estomac entraînent l’éclosion des œufs en des larves. Les larves pénètrent dans la circulation sanguine et atteignent toutes les parties de l’organisme, y compris le cerveau. Les larves forment des kystes (groupes de larves enfermées dans un mur protecteur). Ceux-ci peuvent être responsables de céphalées et de crises convulsives. Les kystes dégénèrent et les larves meurent, déclenchant une inflammation, un œdème et des symptômes comme des céphalées, des crises convulsives, des changements de personnalité et une déficience mentale.

Les kystes bloquent parfois le passage du liquide céphalorachidien dans les espaces cérébraux (ventricules), exerçant une pression sur le cerveau. Ce trouble se nomme l’hydrocéphalie. La pression accrue peut provoquer des céphalées, des nausées, des vomissements et la somnolence.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou la tomodensitométrie (TDM) peut souvent révéler les kystes. Cependant, des analyses de sang et une ponction lombaire en vue d’obtenir un échantillon du liquide céphalorachidien sont souvent nécessaires pour confirmer le diagnostic.

L’infection est traitée par l’albendazole ou le praziquantel (médicaments utilisés pour traiter les infections par des vers parasites, appelés médicaments anthelminthiques). Les corticostéroïdes sont administrés pour lutter contre l’inflammation qui survient lorsque les larves meurent. Les crises convulsives sont traitées par des médicaments anticonvulsivants.

Une intervention chirurgicale est parfois nécessaire pour placer un drain (dérivation) pour drainer le liquide céphalorachidien excédentaire et soulager l’hydrocéphalie. La dérivation est un tube en matière plastique qui est placé dans les espaces dans le cerveau. Le tuyau est placé sous la peau, en général vers l’abdomen où l’excès de liquide est évacué. Une intervention chirurgicale pour enlever les kystes du cerveau peut également être nécessaire.

Autres infections

L’échinococcose (hydatidose) et la cénurose sont des infections dues à des larves de taenia d’un autre type. L’échinococcose peut provoquer l’apparition dans le cerveau de kystes de grande taille. La cénurose, comme la cysticercose, provoque la formation de kystes qui peuvent bloquer la circulation du liquide céphalorachidien dans le cerveau.

La schistosomiase est une infection causée par des schistosomes ( Schistosomiase). Chez les personnes atteintes de schistosomiase, des amas de cellules enflammées (granulomes) se développent dans le cerveau.

L’échinococcose, la cénurose et la schistosomiase peuvent provoquer des symptômes semblables à ceux de la cysticercose, y compris des crises convulsives, des céphalées, des changements de personnalité et une déficience mentale.

Les médecins peuvent habituellement diagnostiquer ces infections en fonction des résultats de l’IRM ou de la TDM, mais une ponction lombaire est parfois nécessaire. Le liquide céphalo-rachidien peut contenir un nombre important de globules blancs appelés éosinophiles.

Ces trois infections peuvent habituellement être traitées par des médicaments tels que l’albendazole, le mébendazole, le praziquantel et le pamoate de pyrantel, mais les kystes doivent parfois être excisés chirurgicalement.