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Méningite non infectieuse

Par John E. Greenlee, MD, Neurology Service, George E. Wahlen VAHCS, Salt Lake City;Department of Neurology, University of Utah School of Medicine

La méningite non infectieuse est une inflammation des membranes qui recouvrent le cerveau et la moelle épinière (les méninges) et l’espace rempli de liquide situé entre les méninges (espace sous-arachnoïdien) et dont la cause n’est ni bactérienne ni médicamenteuse.

L’espace sous-arachnoïdien est situé entre la couche moyenne et la couche interne des méninges ( Structure cérébrale). Cet espace contient le liquide céphalorachidien.

Une méningite non infectieuse est un type de méningite aseptique (méningite qui n’est pas causée par une bactérie responsable généralement de méningite aiguë).

Des pathologies et des médicaments sont des causes rares de méningites. Les pathologies les plus fréquemment en cause dans une méningite sont des pathologies responsables d’une inflammation, y compris l’inflammation qui survient quand le système immunitaire d’un patient fonctionne mal et attaque ses propres tissus (pathologies auto-immunes). Parmi ces pathologies, il y a la polyarthrite rhumatoïde et le lupus érythémateux disséminé (lupus).

Parmi les médicaments responsables d’une méningite, il y a les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et certains antibiotiques.

Une méningite non infectieuse peut également se développer après une fuite de liquide à partir d’un kyste cérébral dans l’espace sous-arachnoïdien. De tels kystes peuvent être dus à une infection par un ténia (ver plat) appelée la cysticercose ( Cysticercose).

Quelques causes de méningite non infectieuse

Type

Exemples

Troubles

Syndrome de Behçet

Cancer qui s’est propagé au cerveau à partir d’autres parties de l’organisme (comme cela arrive dans les leucémies, les lymphomes, les mélanomes, ou les cancers du sein ou des poumons)

Polyarthrite rhumatoïde

Rupture d’un kyste cérébral

Sarcoïdose

Syndrome de Sjögren

Lupus érythémateux disséminé (lupus)

Médicaments qui dépriment le système immunitaire (utilisés pour traiter les pathologies auto-immunes ou dans la prévention du rejet des greffes d’organes)

Azathioprine

Cyclosporine

Cytosine arabinoside

Immunoglobulines administrées par voie intraveineuse (dans une veine)

Muromonab (OKT3)

Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène, le naproxène, le sulindac et la tolmétine

Autres médicaments

Certains antibiotiques, comme la ciprofloxacine, l’isoniazide, et la pénicilline

Carbamazépine (un anticonvulsant)

Phénazopyridine (utilisée pour traiter des symptômes urinaires)

Ranitidine (utilisée pour traiter les ulcères gastriques)

Sulfamides comme le triméthoprime-sulfaméthoxazole (un antibiotique) et la sulfasalazine (utilisée pour traiter la colite ulcéreuse)

Substances qui sont injectées dans l’espace sous-arachnoïdien* à des fins de traitement ou de diagnostic

Anesthésiques

Antibiotiques

Médicaments de chimiothérapie

Colorants radio-opaques utilisés pour les tests d’imagerie médicale

Vaccins

Coqueluche

Rage

Variole

*L’espace sous-arachnoïdien contient le liquide céphalorachidien et se situe entre la couche moyenne et la couche interne des tissus qui recouvrent le cerveau et la moelle épinière (les méninges).

Symptômes

Généralement, une méningite non infectieuse est responsable de symptômes identiques à ceux d’une méningite bactérienne mais ils sont plus modérés et peuvent se développer plus lentement. Ces symptômes sont des maux de tête, une raideur de la nuque et souvent une fièvre. Quand la nuque devient raide, baisser le menton sur le thorax devient douloureux.

La plupart des patients récupèrent en 1 à 2 semaines.

Diagnostic

Un médecin suspecte une méningite devant un patient présentant des maux de tête et une raideur de la nuque, en particulier s’il a de la fièvre. Il essaie ensuite de déterminer si cette méningite est d’origine bactérienne (méningite nécessitant un traitement immédiat) ou non. Si les symptômes sont moins sévères, il est peu probable qu’une bactérie soit en cause.

On pratique une ponction lombaire ( Tests à la recherche de troubles du cerveau, de la moelle épinière et du système nerveux : Ponction lombaire) afin de prélever un échantillon de liquide céphalorachidien, qui est envoyé au laboratoire où il est examiné et analysé. On détermine les taux de glucose et de protéines ainsi que le nombre de globules blancs présents dans le liquide céphalorachidien. Cet échantillon est mis en culture pour mettre en évidence la bactérie et pour écarter ou confirmer le diagnostic de méningite bactérienne. Une méningite non infectieuse est probable lorsque le liquide céphalorachidien contient un très grand nombre de globules blancs (signe d’une inflammation) et ne renferme aucune bactérie qui pourrait être en cause. On peut alors réaliser d’autres tests pour identifier les microorganismes infectieux autres que les bactéries, tels que des virus ou des champignons. On est en présence d’une méningite non infectieuse si une cause non infectieuse (comme une pathologie autre qu’une infection, un médicament, ou une vaccination récente) est possible et si les symptômes du patient et les résultats des tests ne suggèrent pas une origine infectieuse.

En cas de suspicion d’un kyste cérébral, on réalise une IRM (imagerie par résonance magnétique) cérébrale ou, si l’IRM n’est pas possible, un scanner.

Traitement

Lorsque le patient paraît très souffrant, le médecin débute rapidement un traitement sans attendre les résultats des tests permettant d’identifier la cause. Le traitement comprend des antibiotiques, qui sont administrés jusqu’à ce que le médecin soit sûr que le patient n’est pas atteint d’une méningite bactérienne, qui, en l’absence de traitement, peut être responsable rapidement de lésions irréversibles du cerveau ou du décès du patient ( Méningite bactérienne aiguë). Les patients sont également traités par l’aciclovir (un médicament antiviral) au cas où l’infection serait due à un virus herpès simplex.

Dès que la cause est identifiée, un traitement adéquat est prescrit – par exemple, traitement de la pathologie ou arrêt du traitement en cause. Un traitement symptomatique est prescrit si nécessaire.

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