Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées en langage simple.

Polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique

Par Michael Rubin, MDCM, Weill Cornell Medical College;New York Presbyterian Hospital-Cornell Medical Center

La polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique (polyneuropathie démyélinisante acquise chronique, ou polyneuropathie récidivante chronique) est une forme de polyneuropathie qui, comme le syndrome de Guillain-Barré, provoque une faiblesse musculaire croissante, mais la faiblesse progresse pendant plus de 8 semaines.

Comme dans le syndrome de Guillain-Barré ( Syndrome de Guillain-Barré), les nerfs sont endommagés par une attaque du système immunitaire du corps. Les symptômes sont similaires. Une faiblesse et des sensations anormales (engourdissement et une sensation de picotements) progressent pendant plus de 8 semaines. La faiblesse peut continuer à s’aggraver ou être intermittente. Les réflexes sont généralement absents.

Chez la plupart des personnes atteintes de ce trouble, la tension artérielle varie moins, des troubles du rythme cardiaque se présentent moins souvent et d’autres fonctions internes sont moins altérées que pour les personnes atteintes du syndrome de Guillain-Barré. De plus, la faiblesse peut être plus irrégulière, touchant les deux côtés du corps différemment, et elle progresse plus lentement.

Diagnostic

  • Électromyographie, études de conduction nerveuse et ponction lombaire

Les médecins soupçonnent la polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique sur la base des symptômes. On peut la distinguer du syndrome de Guillain-Barré, car elle progresse pendant plus de 8 semaines.

L’électromyographie, les études de conduction nerveuse ( Tests à la recherche de troubles du cerveau, de la moelle épinière et du système nerveux : Électromyographie et études de conduction nerveuse) et une ponction lombaire ( Réalisation d’une ponction lombaire) pour prélever du liquide céphalorachidien (liquide qui entoure le cerveau et la moelle épinière) sont effectuées pour confirmer le diagnostic. Dans des cas rares, une biopsie du nerf est requise.

Traitement

  • Corticostéroïdes et/ou médicaments inhibant le système immunitaire

  • Parfois, plasmaphérèse ou immunoglobulines

Les corticostéroïdes comme la prednisone permettent de soulager les symptômes chez certaines personnes. Des médicaments qui inhibent le système immunitaire (immunosuppresseurs), comme l’azathioprine, peuvent aussi être utilisés. Cependant, si la polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique est grave ou si elle progresse rapidement, la plasmaphérèse ou l’immunoglobuline par voie intraveineuse peuvent constituer un meilleur choix que les corticostéroïdes.

Le traitement peut s’avérer nécessaire pendant des mois, voire des années.