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Perte de mémoire

Par Michael C. Levin, MD, Saskatchewan Multiple Sclerosis Clinical Research Chair and Professor of Neurology and Anatomy-Cell Biology;Adjunct Professor of Neurology, College of Medicine, University of Saskatchewan;University of Tennessee Health Science Center

La perte de mémoire peut être un symptôme de dysfonctionnement cérébral. Il s’agit de l’une des raisons les plus fréquentes de consultation médicale des personnes, particulièrement des personnes âgées. Les membres de la famille remarquent et signalent parfois la perte de mémoire.

Le plus gros problème pour la personne, les membres de la famille et les médecins est en général de savoir si la perte de mémoire est le premier signe de la maladie d’Alzheimer, une forme de démence progressive et incurable (un type de trouble cérébral). Les personnes atteintes de démence ont perdu la capacité de penser clairement. En général, si les personnes sont assez conscientes de leur perte de mémoire pour en être inquiètes, elles n’ont pas de démence précoce.

Le saviez-vous ?

  • En général, si les personnes sont assez conscientes de leur perte de mémoire pour en être inquiètes, elles n’ont pas de démence précoce.

Les souvenirs peuvent être mémorisés dans la mémoire à court ou à long terme, selon ce qu’ils représentent et l’importance qu’ils ont pour la personne.

  • La mémoire à court terme renferme une petite quantité d’informations dont une personne a besoin temporairement, comme une liste de courses.

  • La mémoire à long terme, comme son nom l’indique, mémorise des souvenirs (comme le nom du lycée de la personne) pendant longtemps.

La mémoire à court terme et la mémoire à long terme sont stockées dans différentes parties du cerveau. La mémoire à long terme est stockée dans de nombreuses zones du cerveau.  Une partie du cerveau (l’hippocampe) aide à trier les nouvelles informations et les associer à des informations similaires déjà stockées dans le cerveau. Ce processus transforme la mémoire à court terme en mémoire à long terme. Plus la mémoire à court terme est rappelée ou répétée, plus elle a de probabilité de devenir une mémoire à long terme.

Causes

Causes fréquentes

Les causes les plus fréquentes de la perte de mémoire sont

  • Troubles de ma mémoire liés à l’âge (les plus fréquents)

  • Déficit cognitif léger

  • Démence

  • Dépression

Les troubles de la mémoire liés à l’âge (appelés atteinte de la mémoire liée à l’âge) désignent le déclin léger et normal de la fonction cérébrale qui se produit avec l’âge. La plupart des personnes âgées ont certains problèmes de mémoire. La remémoration des souvenirs des nouvelles choses, comme le nom du nouveau voisin ou de l’utilisation du nouveau logiciel informatique, prend plus de temps. Les personnes âgées doivent également se répéter plus souvent les nouveaux souvenirs pour être mémorisés. Les personnes présentant ce type de perte de mémoire oublient occasionnellement les choses, comme l’endroit où elles ont laissé leurs clés de voiture. Mais pour elles, contrairement aux personnes démentes, la capacité à accomplir des activités quotidiennes ou à penser n’est pas altérée. Au bout d’un moment, ces personnes retrouvent en général la mémoire, bien que parfois trop tard. Ce type de perte de mémoire n’est pas un signe de démence ou de maladie d’Alzheimer précoce.

Troubles cognitifs légers est un terme imprécis utilisé pour décrire une altération de la fonction cognitive qui est plus grave que des changements normaux liés à l’âge mais moins grave que celle provoquée par la démence. La perte de mémoire est souvent le symptôme le plus évident. Les personnes présentant des troubles cognitifs légers ont des difficultés à se rappeler des conversations récentes et peuvent oublier des rendez-vous ou des événements sociaux importants, mais elles se souviennent généralement des événements passés. L’attention et la capacité à accomplir des activités quotidiennes ne sont pas touchées. Cependant, environ la moitié des personnes présentant des troubles cognitifs légers développent une démence dans les 3 ans.

La démence est un déclin beaucoup plus grave de la fonction cognitive. La perte de mémoire, particulièrement pour des informations récemment acquises, est souvent le premier symptôme et elle s’aggrave avec le temps. Les personnes qui présentent une démence peuvent oublier des événements complets, pas seulement des détails. Les personnes peuvent se comporter de la façon suivante :

  • Présenter des difficultés à se souvenir comment faire les choses qu’elles ont faites maintes fois auparavant et comment se rendre dans des lieux auxquels elles se rendaient souvent.

  • Ne plus pouvoir faire des choses qui nécessitent de nombreuses étapes, comme suivre une recette.

  • Oublier de payer leurs factures ou d’aller à des rendez-vous.

  • Oublier d’éteindre la cuisinière, de fermer la maison à clé lorsqu’elles partent, ou de s’occuper des enfants à leur charge.

Contrairement aux personnes présentant des modifications de la mémoire liées à l’âge, les personnes atteintes de démence n’ont pas conscience de la perte de mémoire, et nient souvent ce problème.

Trouver les mots justes, nommer les objets, comprendre le langage, et réaliser, planifier et organiser des activités quotidiennes devient de plus en plus difficile. Les personnes démentes deviennent finalement désorientées, ne sachant pas quelle heure il est ou même en quelle année nous sommes. Leur personnalité peut changer. Elles deviennent plus irritables, anxieuses, paranoïaques, inflexibles ou perturbatrices.

Il existe plusieurs formes de démences. La maladie d’Alzheimer est la plus fréquente. La plupart des formes de démence s’aggravent progressivement jusqu’au décès de la personne.

Certaines conditions qui augmentent le risque de troubles cardiaques ou vasculaires (comme une hypertension, des taux élevés de cholestérol, et le diabète) semblent augmenter le risque de démence.

La dépression peut provoquer un type de perte de mémoire (appelé pseudodémence) qui ressemble à une perte de mémoire due à la démence. La démence provoque également fréquemment une dépression. Il est par conséquent difficile de déterminer si une démence ou une dépression est la cause de la perte de mémoire. Cependant, les personnes présentant une perte de mémoire due à une dépression, contrairement à celles présentant une démence, sont conscientes de leur perte de mémoire et s’en plaignent. Elles oublient également rarement des événements actuels importants ou des sujets personnels et en général elles ont d’autres symptômes, comme une grande tristesse, des problèmes de sommeil (trop peu ou trop), une morosité ou une perte d’appétit.

Le stress peut perturber la formation de la mémoire et le rappel de la mémoire, en partie en inquiétant les personnes et en les empêchant de se concentrer sur autre chose. Cependant, dans certaines circonstances, particulièrement lorsque le stress est léger ou modéré et ne dure pas longtemps, il peut favoriser la mémoire.

Causes moins fréquentes

De nombreux troubles peuvent provoquer une détérioration de la fonction cognitive qui ressemble à la démence.

Certains de ces troubles peuvent être guéris avec un traitement. Parmi elles figurent :

D’autres troubles sont également partiellement réversibles. Ils comprennent ceux qui perturbent l’apport de sang et de substances nutritives au cerveau, comme l’infarctus du myocarde, certains types d’AVC, des troubles convulsifs exceptionnellement longs, des traumatismes crâniens, une infection cérébrale, une infection par le VIH, des tumeurs cérébrales et une surconsommation de certains médicaments (y compris l’alcool). Chez les personnes présentant ces troubles, le traitement peut parfois améliorer la mémoire et la fonction cognitive. Si une lésion est trop étendue, le traitement ne peut pas améliorer la fonction cognitive mais peut souvent prévenir une détérioration supplémentaire.

Dans le syndrome confusionnel, la mémoire est touchée, mais la perte de mémoire n’est pas le symptôme le plus visible. Les personnes présentant un syndrome confusionnel sont plutôt confuses, désorientées et incohérentes. Un sevrage alcoolique sévère (delirium tremens), une infection du sang grave (septicémie), un manque d’oxygène (comme pour une pneumonie), et de nombreux autres troubles peuvent provoquer un syndrome confusionnel, comme la prise de drogues illégales.

Évaluation

Les médecins cherchent à déterminer si la cause de la perte de mémoire est liée à des changements normaux liés à l’âge dans le cerveau, à des troubles cognitifs légers, à une dépression ou à une démence précoce.

Signes avant-coureurs

Chez les personnes présentant une perte de mémoire, certains symptômes sont sujets de préoccupation :

  • Difficulté à accomplir les activités quotidiennes habituelles

  • Difficulté à se concentrer et fluctuation du niveau de conscience – symptômes qui évoquent le syndrome confusionnel

  • Dépression

Quand consulter un médecin

Les personnes avec des signes avant-coureurs doivent consulter un médecin. Elles doivent consulter un médecin immédiatement si elles

  • Ne peuvent pas se concentrer et semblent très confuses, diffuses et désorientées – symptômes qui évoquent un syndrome confusionnel

  • Se sentent dépressives et pensent à se faire du mal

  • Ont d’autres symptômes qui évoquent un problème lié au système nerveux, comme des céphalées, une difficulté à utiliser ou comprendre le langage, un manque de dynamisme, des problèmes de vision ou des vertiges

Les personnes ayant des difficultés à accomplir des activités quotidiennes doivent consulter un médecin dans la semaine.

Les personnes qui ont des signes avant-coureurs mais sont préoccupées par leur mémoire doivent appeler un médecin. Le médecin peut déterminer la rapidité de consultation d’après d’autres symptômes qu’elles ont et la gravité des symptômes.

Que fait le médecin

Les médecins se renseignent sur les symptômes de la personne et sur ses antécédents médicaux. Le médecin réalise ensuite un examen clinique. La présence d’un membre de la famille est utile car les personnes présentant des difficultés de mémoire peuvent ne pas être capables de décrire précisément leurs symptômes. Ce que les médecins découvrent pendant l’étude des antécédents et lors de l’examen clinique suggère souvent la cause et les examens qui doivent être effectués ( Certaines causes et caractéristiques de la perte de mémoire).

Les médecins parlent souvent à la personne et aux membres de la famille des personnes séparément, car les membres de la famille ne se sentent pas à l’aise de décrire franchement les symptômes avec la personne les écoutant.

Les médecins posent des questions spécifiques sur la perte de mémoire :

  • Quels types de choses la personne oublie (par exemple, si la personne oublie des mots ou des noms ou se perd)

  • Quand les problèmes de mémoire ont-ils commencé

  • Est-ce que la perte de mémoire s’aggrave

  • De quelle manière la perte de mémoire touche la capacité de la personne à fonctionner au travail et à la maison

Les médecins demandent également si la personne a d’autres symptômes, comme des difficultés à utiliser ou comprendre le langage et des changements dans les habitudes alimentaires ou du sommeil ou de l’humeur. Ils se renseignent sur toutes les maladies dont la personne a souffert et sur les médicaments et les drogues que la personne prend (y compris les drogues à usage récréatif ou les drogues illégales, les médicaments en vente libre et les compléments alimentaires) pour vérifier les éventuelles causes. Les informations sur l’éducation, les emplois et les activités sociales de la personne peuvent aider les médecins à mieux évaluer la fonction cognitive antérieure de la personne et évaluer la gravité du problème. Les médecins demandent si un membre de la famille a eu une démence ou des troubles cognitifs légers précoces.

Pendant l’examen clinique, les médecins évaluent tous les systèmes de l’organisme mais se concentrent sur le système nerveux (examen neurologique), y compris l’évaluation de la fonction cognitive (examen de l’état mental).

Dans l’examen de l’état mental, les médecins demandent à la personne de répondre à des questions ou d’accomplir des tâches spécifiques pour évaluer différents aspects de la fonction cognitive, comme

  • Orientation dans le temps, l’espace et de la personne : Donner la date d’aujourd’hui et le lieu où elles se trouvent

  • Attention : Répéter une courte liste de mots.

  • Concentration : Épeler « monde » à l’envers ou répéter leur numéro de téléphone à l’endroit, puis à l’envers.

  • Mémoire à court terme : Se souvenir de la courte liste de mots après plusieurs minutes.

  • Mémoire à long terme Décrire des événements du passé lointain.

  • Utilisation du langage : Nommer des objets communs et des parties de l’organisme et lire, écrire et répéter certaines phrases.

Ce test évalue également la pensée abstraite, la compréhension, la capacité à respecter des ordres et résoudre des problèmes mathématiques, la conscience de la maladie, et l’humeur.

Certaines causes et caractéristiques de la perte de mémoire

Cause

Caractéristiques fréquentes*

Examens

Modifications de la mémoire liées à l’âge (atteinte de la mémoire associée à l’âge)

L’oubli occasionnel de choses comme les noms ou les lieux des clés de voiture

Aucun effet sur la pensée, sur d’autres fonctions cognitives ou la capacité à accomplir des activités quotidiennes

Un examen médical (particulièrement un examen neurologique et un examen de l’état mental pour évaluer les fonctions comme l’attention, l’orientation et la mémoire)

Déficit cognitif léger

La perte de mémoire est plus grave que prévue pour l’âge de la personne, particulièrement difficulté à se souvenir des événements et des conversations récents (perte de la mémoire à court terme)

Aucun effet sur la capacité à accomplir des activités quotidiennes

Un risque accru de développer une démence

Un examen médical

Parfois un examen neurologique formel, qui ressemble à un examen de l’état mental mais évalue la fonction plus en détail

La perte de mémoire qui s’aggrave avec le temps, finalement avec aucune conscience de la perte

Difficulté à utiliser et comprendre le langage, à accomplir des tâches habituelles, penser et planifier (par exemple, planifier et faire les courses pour les repas), se traduisant par une incapacité à fonctionner normalement

Désorientation (par exemple, ne sachant pas l’heure ou le lieu)

Difficultés à reconnaître les visages et les objets du quotidien

Changements de la personnalité ou du comportement (par exemple, devenir irritable, agité, paranoïaque, inflexible ou perturbateur)

Un examen médical du médecin

Habituellement une IRM ou une TDM du cerveau

Parfois un examen neuropsychologique formel

Éventuellement une ponction lombaire (rachicentèse) pour mesurer les taux des deux protéines anormales (amyloïde et tau) qui surviennent dans la maladie d’Alzheimer

Parfois des examens sanguins pour rechercher certaines causes, comme une diminution de l’activité de la thyroïde (hypothyroïdie) ou une déficience en vitamine

La perte de la mémoire et la conscience de la perte, habituellement accompagnées d’une intense tristesse, et d’un manque d’intérêt pour les plaisirs habituels.

Parfois des problèmes de sommeil (trop peu ou trop), perte de l’appétit, et ralentissement de la pensée, de la parole et de l’activité générale

Fréquent chez les personnes présentant une démence, des troubles cognitifs légers ou des troubles de la mémoire liés à l’âge

Un examen médical du médecin

Parfois utilisation de questionnaires standardisés pour identifier la dépression

Médicaments comme

  • Médicaments avec effets anticholinergiques, y compris certains antidépresseurs et antihistaminiques (utilisées dans les somnifères en vente libre, les remèdes contre le rhume et les allergies).

  • Opioïdes

  • Des médicaments qui aident à dormir (sédatifs)

Utilisation d’un médicament qui peut provoquer une perte de mémoire

Souvent, utilisation récente d’un nouveau médicament, une augmentation de la dose du médicament ou un changement dans la santé qui empêche le médicament d’être traité et éliminé normalement par l’organisme, comme cela peut être le cas dans les troubles hépatiques et rénaux

Habituellement, l’arrêt d’un médicament pour voir si la mémoire s’améliore

*Les caractéristiques sont les symptômes et les résultats de l’examen clinique. Les caractéristiques mentionnées sont typiques, mais ne sont pas toujours présentes.

TDM = tomodensitométrie  ; IRM = imagerie par résonance magnétique  ; EVL = en vente libre.

Examens

Les médecins peuvent déterminer en général si la cause est des changements liés à l’âge, des troubles cognitifs légers ou une démence précoce selon le type de perte de mémoire et les symptômes qui l’accompagnent.

Cependant, lorsque le diagnostic est incertain, des tests neuropsychologiques peuvent apporter davantage d’informations. Ce test est identique au test de l’état mental sauf qu’il est beaucoup plus détaillé. L’ensemble des examens peut prendre plusieurs heures. Ces tests doivent être donnés par un psychologue ou un psychiatre formé et agréé, spécialisé en perte de mémoire. Ces tests ne peuvent pas être aussi utiles chez des personnes de plus de 65 ans.

Si les médecins suspectent une démence ou trouvent toute anomalie au cours de l’examen neurologique, ils pratiquent en général une imagerie par résonance magnétique (IRM) ou une tomodensitométrie (TDM) pour vérifier les anomalies comme une tumeur cérébrale, une hydrocéphalie à pression normale, une lésion due à un traumatisme crânien et un AVC.

Les médecins peuvent également réaliser des examens sanguins pour mesurer les niveaux de vitamine B12 et des hormones thyroïdiennes afin de déterminer si une carence en vitamine B12 ou un trouble de la thyroïde pourrait être la cause de la perte de mémoire.

Si une infection cérébrale est suspectée, les médecins pratiquent en général une ponction lombaire (rachicentèse) pour prélever et analyser des échantillons du liquide autour du cerveau (liquide céphalorachidien).

Traitement

Le traitement de tous les troubles contribuant à la perte de mémoire peut aider à restaurer la mémoire. Par exemple, une déficience en vitamine B12 est traitée par des compléments en vitamine B12, et une diminution de l’activité de la thyroïde est traitée par des compléments en hormones thyroïdiennes. Pour la dépression, le traitement implique des médicaments, une psychothérapie ou les deux. Les médecins choisissent les antidépresseurs qui n’aggravent pas la perte de la mémoire comme les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Pour une hydrocéphalie à pression normale, un shunt peut être chirurgicalement placé pour évacuer l’excès de liquide autour du cerveau. Si une personne prend des médicaments qui affectent la fonction cognitive, les médecins peuvent arrêter le médicament, diminuer la dose ou essayer de les remplacer par d’autres médicaments.

Si la seule cause est des troubles de la mémoire liés à l’âge, les médecins rassurent la personne que le problème n’est pas grave, que ces changements ne signifient pas que la fonction cognitive décline de façon importante, et qu’il existe des façons de compenser les pertes et éventuellement d’améliorer la fonction cognitive ( Perte de mémoire : Aspects essentiels concernant les personnes âgées).

Consignes générales

Des mesures de santé générales sont souvent recommandées pour les personnes qui s’inquiètent d’une perte de mémoire :

  • Faire du sport régulièrement

  • Avoir un bon régime alimentaire avec beaucoup de fruits et légumes

  • Dormir suffisamment

  • Ne pas fumer

  • Consommer de l’alcool avec modération

  • Participer à des activités sociales et intellectuellement stimulantes

  • Faire des bilans de santé réguliers

  • Éviter des taux élevés de stress

  • Se protéger la tête pour ne pas se blesser

Ces mesures, avec le contrôle de la pression artérielle, des taux de cholestérol et des taux de sucre dans le sang ont également tendance à réduire le risque de maladies cardiaques et vasculaires. Certaines preuves suggèrent qu’elles peuvent réduire le risque de démence, mais cet effet n’a pas été prouvé.

Certains experts recommandent d’apprendre de nouvelles choses (comme une nouvelle langue ou un nouvel instrument de musique), de faire de l’exercice mental (comme mémoriser des listes, faire des puzzles, jouer aux échecs, au bridge ou à d’autres jeux de stratégie), de lire, travailler sur ordinateur ou faire des travaux manuels (comme le tricot et le matelassage). Ces activités peuvent aider à conserver ou améliorer la fonction cognitive, sans doute parce qu’elles renforcent les connexions entre les nerfs. Le renforcement des connexions nerveuses aide les personnes à retarder le déclin de la fonction cognitive qui se traduit par des changements dans le cerveau et qui aident ensuite à compenser ce déclin.

Traitement médicamenteux

Les troubles cognitifs légers peuvent être traités avec du donépézil, un médicament utilisé pour traiter la maladie d’Alzheimer. Ce médicament peut temporairement améliorer la mémoire, mais les bénéfices semblent être légers. Aucun autre médicament n’a montré d’utilité.

La démence peut être traitée par du donépézil ou certains autres inhibiteurs de la cholinestérase, comme la galantamine et la rivastigmine. Ces médicaments peuvent temporairement et légèrement améliorer la fonction cognitive, y compris la mémoire, chez certaines personnes. Un type différent de médicament, la mémantine, peut également aider et peut être utilisé avec un inhibiteur de la cholinestérase.

Mesures de sécurité et d’assistance

Aucun traitement ne peut restaurer la fonction cognitive ou arrêter complètement la progression de la démence. Le traitement de la démence se concentre donc sur la sécurité de la personne et le soutien au fur et à mesure que la personne décline.

Si la perte de mémoire est relativement sévère ou les membres de la famille sont préoccupés par la sécurité de la personne, le domicile de la personne peut être évalué par des ergothérapeutes et des physiothérapeutes. Ils peuvent recommander des manières de prévenir les chutes et les accidents et peuvent suggérer des mesures de précaution, comme cacher les couteaux, débrancher la cuisinière, et prendre les clés de voiture.

Un environnement favorable a les caractéristiques suivantes :

  • L’orientation est souvent renforcée (par exemple, par de grands calendriers et des horloges).

  • L’atmosphère est gaie et enjouée.

  • Une routine régulière est mise en place.

  • Des modes de stimulation (par exemple, télévision ou radio) et des activités agréables sont disponibles.

Finalement, la personne peut avoir besoin d’une aide ménagère ou d’une aide de soins de santé à domicile ou peut avoir besoin de déménager dans une maison de plain-pied, dans un centre de vie avec services de soutien ou un établissement de soins spécialisés.

Aspects essentiels concernant les personnes âgées

Avec l’âge, la plupart des personnes ont des problèmes de mémoire. En général, la perte de mémoire est provoquée par des modifications cérébrales normales induites par le vieillissement et ne conduit pas à la démence. La compréhension de ces modifications peut réduire l’anxiété et donc aider les personnes âgées à s’adapter et à compenser.

Cependant, environ 14 à 18% des personnes de plus de 70 ans présentent des troubles cognitifs légers. La démence touche

  • Environ 1 % des personnes âgées de 60 à 64 ans

  • 30 à 50 % des personnes âgées de plus de 85 ans

  • 60 à 80 % des résidents âgés des maisons de retraite

Faire face

Des stratégies qui peuvent aider les personnes à faire face à un déclin de la mémoire sont

  • Faire des listes

  • Tenir un calendrier détaillé

  • Établir des rituels

  • Associer ou relier de nouvelles informations aux informations déjà connues, comme associer le nom d’une nouvelle personne au nom d’une star de cinéma

  • Répéter les informations, par exemple répéter le nom d’une nouvelle personne plusieurs fois

  • Se concentrer (accorder de l’attention à) sur une seule chose à la fois

  • Améliorer les capacités d’organisation, comme ranger au même endroit les objets fréquemment utilisés comme les clés de voiture

S’assurer que les personnes peuvent entendre et voir peut les aider à discuter avec d’autres personnes et à participer à des activités sociales. Cette participation aide les personnes à garder confiance en elles-mêmes et améliore la fonction cognitive.

Points-clés

  • La perte de mémoire et la peur de la démence sont des sources fréquentes d’inquiétudes chez les personnes âgées.

  • En général, la perte de mémoire est induite par des modifications cérébrales normales liées à l’âge, qui ralentissent légèrement les fonctions mentales mais ne les altèrent pas de façon importante.

  • La perte de mémoire due à une démence perturbe généralement la capacité à accomplir des activités quotidiennes et s’aggrave progressivement.

  • La plupart des personnes qui sont conscientes de la perte de mémoire ne souffrent pas de démence.

  • Les médecins peuvent en général identifier la cause d’après les résultats de l’examen, des tests par imagerie (comme une IRM ou une TDM), et d’autres tests, y compris les tests formels de la fonction cognitive.

  • Avoir une bonne hygiène de vie, rester mentalement actif et participer à des activités sociales peut aider à conserver une fonction cognitive ou à retarder son déclin.

  • Utiliser des listes et d’autres aides à la mémoire, se concentrer sur une seule chose à la fois et s’organiser peut aider les personnes âgées à s’adapter aux troubles de la mémoire liés à l’âge.

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