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Encéphalopathie traumatique chronique

(démence pugilistique)

Par Juebin Huang, MD, PhD, Assistant Professor, Department of Neurology, Memory Impairment and Neurodegenerative Dementia (MIND) Center, University of Mississippi Medical Center

L’encéphalopathie traumatique chronique (ETC) est une dégénérescence progressive des cellules cérébrales due à plusieurs traumatismes crâniens, généralement chez des athlètes, mais également chez des soldats exposés à une explosion.

La démence pugilistique, identifiée chez les boxeurs dans les années 1920, et l’encéphalopathie traumatique chronique, un terme plus récent, sont considérées comme étant le même trouble. L’encéphalopathie traumatique chronique touche certains footballeurs professionnels et d’autres athlètes retraités qui ont souffert de traumatismes crâniens répétés (tels que des commotions) et certains soldats ayant eu un traumatisme crânien dû à une explosion (lésion par souffle) au combat.

Les experts ignorent encore pourquoi seules certaines personnes ayant subi des traumatismes crâniens répétés développent une encéphalopathie traumatique chronique et combien de traumatismes et de force sont nécessaires pour déclencher cette pathologie. Environ 3 % des athlètes ayant subi plusieurs commotions (même d’apparence mineure) développent une encéphalopathie traumatique chronique.

Symptômes

Les personnes souffrant d’une encéphalopathie traumatique chronique peuvent en premier lieu présenter un ou plusieurs symptômes parmi les suivants :

  • Changements d’humeur : elles sont déprimées, irritables et/ou désespérées, ce qui entraîne parfois des pensées suicidaires.

  • Changements dans le comportement : elles sont impulsives ou agressives, et s’emportent facilement.

  • Modifications des fonctions cognitives : elles deviennent distraites, ont du mal à planifier et à s’organiser, ou deviennent confuses. Une démence peut apparaître.

  • Problèmes musculaires : elles bougent lentement, perdent leur coordination, et/ou ont des problèmes d’élocution (dysarthrie).

Les personnes peuvent ne présenter aucun symptôme pendant de nombreuses années, parfois jusqu’à la soixantaine. Parfois, l’humeur et le comportement changent au début de l’âge adulte (par exemple, à la trentaine), et des dysfonctionnements cognitifs apparaissent plus tard.

Diagnostic

  • Évaluation du médecin

Les médecins suspectent une encéphalopathie traumatique chronique chez les personnes qui

  • Ont subi plusieurs traumatismes crâniens

  • Ont des symptômes typiques de cette pathologie

  • N’ont pas d’autre pathologie pouvant mieux expliquer leurs symptômes

Aucun examen, y compris d’imagerie, ne peut confirmer le diagnostic d’encéphalopathie traumatique chronique.

L’encéphalopathie traumatique chronique ne peut être diagnostiquée avec certitude qu’après le décès, au cours d’une autopsie.

Le saviez-vous ?

  • Les personnes ayant subi une commotion doivent se reposer et ne plus pratiquer d’activités sportives ou autres pendant un certain temps.

Traitement

  • Mesures de sécurité et d’assistance

  • Accompagnement

  • Médicaments pour soulager les symptômes

Il n’y a pas de traitement spécifique. Des mesures de sécurité et d’assistance peuvent être utiles, comme pour les autres démences.

Mesures de sécurité et d’assistance

Si une démence apparaît, il peut être très utile de créer un environnement sûr et aidant ( Création d’un environnement bénéfique pour les personnes atteintes de démence).

Généralement, l’environnement doit être lumineux, joyeux, sûr, stable et conçu pour faciliter l’orientation. Une stimulation, telle que la radio ou la télévision, est utile, mais toute stimulation excessive doit être évitée.

Un environnement structuré et la mise en place de routines permettent aux personnes atteintes de démence de s’orienter et de se sentir en sécurité, procurant un sentiment de stabilité. Tout changement de l’environnement, des routines ou des soignants doit être clairement et simplement expliqué aux personnes.

Suivre une routine quotidienne pour les tâches comme la toilette, les repas et le coucher peut aider les personnes atteintes de démence à se souvenir. Suivre une routine régulière au moment du coucher peut les aider à mieux dormir.

Des activités exécutées régulièrement peuvent aider les personnes à se sentir indépendantes et à focaliser leur attention sur des tâches utiles ou agréables. Ces activités doivent inclure des activités physiques et mentales. Les activités doivent être décomposées en petites parties ou simplifiées au fur et à mesure que la démence s’aggrave.

Autres mesures

Les personnes atteintes d’encéphalopathie traumatique chronique peuvent tirer parti d’une aide psychologique, pour mieux gérer les sautes d’humeur. Les antidépresseurs et les médicaments psychorégulateurs sont également utiles, particulièrement en cas de pensées suicidaires.

Pour réduire le risque d’encéphalopathie traumatique chronique, les personnes qui ont eu une commotion doivent se reposer et ne pas pratiquer d’activités sportives ou autres pendant un certain temps.

Soins pour les soignants

Les soins des personnes atteintes de démence sont stressants et exigeants et les soignants peuvent faire une dépression et s’épuiser, souvent en négligeant leur propre santé mentale et physique. Les mesures suivantes peuvent être utiles aux soignants ( Soins pour les soignants) :

  • Apprendre à comprendre et satisfaire les besoins des personnes qui souffrent de démence et ce que l’on peut attendre d’elles : Les soignants peuvent obtenir ces informations auprès du personnel infirmier, des travailleurs sociaux, d’organisations et de documents imprimés ou publiés en ligne.

  • Demander de l’aide lorsque cela est nécessaire : Les soignants peuvent parler aux travailleurs sociaux (notamment ceux de l’hôpital local) au sujet des possibilités d’aide adaptées, telles que les programmes d’hospitalisation de jour, les visites à domicile des infirmières D.E., l’aide ménagère à temps partiel ou complet et l’aide à domicile. Une aide psychologique et des groupes de soutien peuvent également être utiles.

  • Auto-protection : Le soignant doit prendre soin de sa propre santé. Il ne doit pas cesser de voir ses amis, arrêter de pratiquer ses loisirs et ses activités.

Problèmes de la phase terminale

Avant que les personnes atteintes d’encéphalopathie traumatique chronique ne soient frappées d’incapacité, des décisions doivent être prises concernant les soins médicaux et des accords financiers et juridiques doivent être conclus. Ces dispositions sont nommées directives anticipées. Les personnes doivent désigner une personne qui est légalement autorisée à prendre des décisions thérapeutiques pour leur compte (procuration relative aux soins). Elles doivent discuter de leurs souhaits en matière de soins avec cette personne et leur médecin. Ces problèmes doivent être abordés de manière approfondie avant qu’il soit nécessaire de prendre ces décisions.

À un stade avancé, le traitement doit améliorer le confort de la personne et non tenter de prolonger sa vie.

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