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Maladie de Parkinson (MP)

(Maladie de Parkinson)

Par Hector A. Gonzalez-Usigli, MD, Professor of Neurology;Movement Disorders Clinic, HE UMAE Centro Médico Nacional de Occidente;Neurology at IMSS ; Alberto Espay, MD, Associate Professor and Clinical Research Director of the James J. and Joan A. Gardner Center for Parkinson's Disease and Movement Disorders, University of Cincinnati

La maladie de Parkinson est une maladie dégénérative de régions spécifiques du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) d’évolution lente. Elle se caractérise par un tremblement des muscles au repos (tremblement de repos), une augmentation du tonus musculaire (raideur ou rigidité), le ralentissement des mouvements volontaires et des difficultés à maintenir l’équilibre (instabilité posturale). Chez de nombreuses personnes, la pensée peut être perturbée ou une démence peut se développer.

  • La maladie de Parkinson résulte de la dégénérescence de la partie du cerveau qui permet de coordonner les mouvements.

  • Souvent, le symptôme le plus évident est un tremblement qui se produit lorsque les muscles sont détendus.

  • Les muscles se raidissent, les mouvements deviennent lents et non coordonnés, et l’équilibre est difficile à maintenir.

  • Le diagnostic est basé sur les symptômes.

  • Des mesures générales (comme la simplification des tâches quotidiennes), des médicaments (comme de la lévodopa en combinaison avec de la carbidopa) et parfois une intervention chirurgicale peuvent être utiles, mais la maladie est progressive, entraînant finalement une invalidité grave et l’immobilité.

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie dégénérative la plus fréquente du système nerveux central, après la maladie d’Alzheimer. Elle affecte

  • Environ 1 personne âgée de 40 ans ou plus sur 250

  • Environ 1 personne âgée de 65 ans ou plus sur 100

  • Environ 1 personne âgée de 80 ans ou plus sur 10

Elle apparaît généralement entre 50 et 79 ans. La maladie de Parkinson apparaît rarement chez l’enfant ou l’adolescent.

Le syndrome parkinsonien provoque les mêmes symptômes que la maladie de Parkinson, mais résulte de diverses autres affections, comme l’atrophie multisystématisée, la paralysie supranucléaire progressive, l’accident vasculaire cérébral, le traumatisme crânien ou certains médicaments.

Modifications dans le cerveau

Dans la maladie de Parkinson, les cellules nerveuses d’une partie des noyaux basaux (le locus niger) se détériorent.

Les noyaux basaux sont des groupes de cellules nerveuses situés dans les profondeurs du cerveau. Ils participent à l’harmonisation des mouvements musculaires et à la coordination des changements posturaux. Lorsque le cerveau envoie un influx pour mobiliser un muscle (par exemple pour lever un bras), le signal traverse les noyaux basaux. Comme toutes les autres cellules nerveuses, celles dans les noyaux basaux libèrent des médiateurs chimiques (neurotransmetteurs) qui stimulent la cellule nerveuse qui lui fait suite le long de la voie nerveuse, ce qui permet la transmission du signal. Un neurotransmetteur clé dans les noyaux basaux est la dopamine. Son effet principal est d’augmenter les impulsions nerveuses arrivant aux muscles.

Lorsque les cellules nerveuses des noyaux basaux se détériorent, elles produisent moins de dopamine, et le nombre de connexions entre les cellules nerveuses dans les noyaux basaux diminue. Par conséquent, les noyaux basaux ne peuvent pas participer au contrôle des muscles comme ils le font normalement, ce qui provoque un tremblement, une perte de coordination, des mouvements lents (bradykinésie), une tendance à moins bouger (hypokinésie) et des problèmes de posture et de marche.

Localisation des noyaux basaux

Les noyaux basaux sont des groupes de cellules nerveuses situés dans les profondeurs du cerveau. Parmi elles figurent :

  • Le noyau caudé (une structure en C qui se termine par une queue effilée)

  • Le putamen

  • Le globus pallidus (situé dans le putamen)

  • Le noyau sous-thalamique

  • Le locus niger

Ces noyaux basaux participent au contrôle des mouvements volontaires et à la coordination des changements posturaux.

Causes

Les causes de la maladie de Parkinson restent incertaines. Selon une théorie, la maladie de Parkinson peut résulter de dépôts anormaux de synucléine (une protéine dans le cerveau qui aide les cellules nerveuses à communiquer). Ces dépôts, appelés corps de Lewy, peuvent s’accumuler dans plusieurs zones cérébrales, en particulier dans le locus niger (à la base du cerveau) et interférer avec les fonctions cérébrales. Les corps de Lewy s’accumulent souvent dans d’autres parties du cerveau et du système nerveux, ce qui suggère qu’ils peuvent intervenir dans d’autres troubles. Dans la démence à corps de Lewy, des corps de Lewy se forment sur ​​toute la couche externe du cerveau (cortex cérébral). Les corps de Lewy peuvent également jouer un rôle dans la maladie d’Alzheimer, ce qui pourrait expliquer pourquoi environ un tiers des personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont des symptômes typiques de la maladie d’Alzheimer et pourquoi certaines personnes atteintes de la maladie de Parkinson développent des symptômes de syndrome parkinsonien.

Environ 15 à 20 % des personnes touchées par la maladie de Parkinson ont des parents qui souffrent ou ont souffert de la maladie. Ainsi, la génétique peut jouer un rôle.

Le saviez-vous ?

  • Bien d’autres maladies et médicaments peuvent provoquer des symptômes similaires à ceux de la maladie de Parkinson.

  • La maladie de Parkinson est parfois difficile à diagnostiquer chez les personnes âgées, car le vieillissement provoque certains des mêmes symptômes.

Symptômes

La maladie de Parkinson débute de façon insidieuse et évolue progressivement.

Les premiers symptômes sont

  • Des tremblements chez environ deux tiers des personnes

  • Des problèmes de mouvement ou une diminution de l’odorat chez la plupart des autres personnes

Les tremblements ont typiquement les caractéristiques suivantes :

  • Ils sont grossiers et rythmés

  • Ils surviennent habituellement dans une main pendant que celle-ci est au repos (un tremblement de repos)

  • Ils impliquent souvent un mouvement de la main qui semble faire rouler de petits objets (mouvement d’émiettement)

  • Ils diminuent lors des mouvements intentionnels de la main et disparaissent au cours du sommeil

  • Ils peuvent être aggravés par le stress émotionnel ou la fatigue

  • Ils peuvent finalement atteindre l’autre main, les bras ainsi que les membres inférieurs

  • Ils peuvent toucher les mâchoires, la langue, le front et les paupières, mais pas la voix

Certains patients ne présenteront jamais de tremblement.

La maladie de Parkinson provoque généralement aussi les symptômes suivants :

  • Raideur (rigidité) : Les muscles deviennent raides, rendant le mouvement difficile. Lorsqu’un médecin essaie de fléchir l’avant-bras d’une personne ou de l’étendre, le bras résiste au mouvement, et lorsqu’il finit par bouger, le mouvement se fait par à-coups, à l’image d’une roue dentée (on parle alors de rigidité saccadée).

  • Mouvements ralentis : Les mouvements deviennent lents et difficiles à initier, et les personnes ont tendance à moins bouger. Lorsque les personnes bougent moins, le mouvement devient plus difficile, car les articulations se raidissent et les muscles s’affaiblissent.

  • Difficultés à maintenir l’équilibre et la posture : La posture devient voûtée et l’équilibre est difficile à maintenir. C’est pourquoi les personnes ont tendance à basculer en avant ou en arrière. Leurs mouvements étant lents, ils ne parviennent pas à mobiliser aisément leurs mains pour éviter la chute.

La marche devient difficile, en particulier le premier pas. Une fois ce premier pas amorcé, le patient se déplace à petits pas, gardant les bras pliés à la taille et en ne balançant les bras que très légèrement ou pas du tout. L’arrêt et le demi-tour sont réalisés avec difficulté. À un stade évolué de la maladie, certains patients s’arrêtent brusquement en marchant avec la sensation d’avoir les pieds collés au sol (appelé congélation). D’autres patients accélèrent involontairement le pas et piétinent afin d’éviter la chute. Ce symptôme est appelé festination.

La raideur et la limitation de la mobilité peuvent favoriser la douleur et la fatigue. La raideur musculaire vient perturber de nombreux mouvements : se tourner dans le lit, monter ou descendre de voiture, et se relever d’un fauteuil moelleux. Les tâches courantes de la vie quotidienne (comme s’habiller, se coiffer, manger et se brosser les dents) prennent plus de temps.

Les personnes ayant souvent du mal à contrôler les petits muscles de leurs mains, les tâches quotidiennes, comme boutonner sa chemise et lacer ses chaussures, deviennent de plus en plus difficiles. La majorité des personnes atteintes de la maladie de Parkinson présentent une écriture tremblante, de petite taille (micrographie), car l’initiation et le maintien de chaque trait de stylo sont difficiles. Les personnes peuvent penser à tort que ces symptômes démontrent une faiblesse. Pourtant, la force et les sensations sont généralement normales.

Le visage devient inexpressif (tel un masque) car les muscles qui en contrôlent les expressions ne bougent pas autant qu’ils le feraient normalement. Ce manque d’expression peut être confondu avec la dépression, ou une dépression existante peut de ce fait être négligée. (La dépression est fréquente chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.) Finalement, l’expression du visage devient vide, éteinte, la bouche reste ouverte et le clignement des yeux est intermittent. Souvent, les personnes salivent ou s’étouffent, car les muscles du visage et de la gorge sont raides, rendant la déglutition difficile. La voix est d’intensité réduite, monotone avec de possibles bégaiements secondaires à la difficulté d’articulation des mots.

La maladie de Parkinson provoque également d’autres symptômes :

  • Des troubles du sommeil, notamment l’insomnie, sont fréquents, souvent parce que les personnes ont fréquemment besoin d’uriner ou parce que les symptômes s’aggravent la nuit, et que se retourner dans le lit devient difficile. Un trouble du sommeil à mouvements oculaires rapides (MOR) se développe fréquemment. Dans ce trouble, les membres, qui ne bougent normalement pas lors du sommeil MOR, peuvent soudainement et violemment bouger, car les personnes vivent leurs rêvent, blessant parfois la personne dormant à côté. Le manque de sommeil peut contribuer à la dépression et à la somnolence le jour.

  • Des problèmes urinaires peuvent survenir. La miction peut être difficile à démarrer et à maintenir (appelé miction lente à venir). Les personnes peuvent avoir un besoin impérieux d’uriner (impériosité). L’incontinence est fréquente.

  • La constipation peut se développer en raison des fonctions intestinales ralenties. L’inactivité et la lévodopa, le médicament principal administré pour traiter la maladie de Parkinson, peuvent aggraver la constipation.

  • Une baisse soudaine et excessive de la pression artérielle peut se produire quand une personne se lève (hypotension orthostatique).

  • Des squames (dermatite séborrhéique) apparaissent souvent dans le cuir chevelu et au niveau du visage, et parfois sur d’autres régions.

  • La perte d’odorat (anosmie) est fréquente, mais il arrive que les personnes ne s’en rendent pas compte.

  • Une démence se déclare chez environ un tiers des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Chez de nombreux autres parkinsoniens, la pensée est perturbée, mais il peut arriver que les patients ne le reconnaissent pas.

  • Une dépression peut apparaître, parfois des années avant que les personnes présentent des troubles du mouvement. La dépression tend à s’aggraver en même temps que la maladie d’Alzheimer. La dépression peut également aggraver les troubles du mouvement.

  • Des hallucinations, des idées délirantes et une paranoïa peuvent survenir, particulièrement en cas de démence. Les personnes peuvent voir ou entendre des choses qui ne sont pas présentes (hallucinations) ou avoir des convictions fermes malgré des preuves évidentes qui les contredisent (idées délirantes). Elles peuvent devenir méfiantes et penser que les autres leur veulent du mal (paranoïa). Ces symptômes sont considérés comme des symptômes psychotiques, parce qu’ils représentent une perte de contact avec la réalité. Les symptômes psychotiques sont la raison la plus fréquente de placement des personnes atteintes de la maladie de Parkinson en établissement spécialisé. Ces symptômes augmentent le risque de décès.

Les symptômes mentaux, notamment les symptômes psychotiques, peuvent être dus à la maladie de Parkinson ou à un médicament pris pour la traiter.

Les médicaments utilisés pour traiter la maladie de Parkinson ( Les médicaments utilisés pour traiter la maladie de Parkinson :) peuvent également causer des problèmes, tels qu’un comportement obsessionnel compulsif ou des difficultés à contrôler les envies irrépressibles, ce qui entraîne, par exemple des jeux d’argent ou un comportement d’entassement compulsifs.

Diagnostic

  • Évaluation du médecin

  • Parfois, tomodensitométrie ou imagerie par résonance magnétique

  • Parfois, utilisation de la lévodopa pour vérifier si elle est efficace

La maladie de Parkinson est probable si les personnes présentent les symptômes suivants :

  • Mouvements amoindris et lents

  • Tremblements caractéristiques

  • Rigidité musculaire

  • Amélioration nette et durable (soutenue) en réponse à la lévodopa

À un stade précoce, il peut être difficile de poser un diagnostic, car les symptômes initiaux sont souvent subtils. Le diagnostic est particulièrement difficile chez les personnes âgées, car le vieillissement peut provoquer les mêmes symptômes que la maladie de Parkinson, comme des troubles de l’équilibre, des mouvements lents, une rigidité musculaire et une posture voûtée. Il arrive que le tremblement essentiel soit confondu avec la maladie de Parkinson.

Pour exclure les autres causes des symptômes, les médecins posent des questions sur les troubles précédents, l’exposition à des toxines et la prise de médicaments qui pourraient provoquer le syndrome parkinsonien.

Examen clinique

Pendant l’examen clinique, les médecins demandent aux personnes d’effectuer certains mouvements, ce qui peut les aider à établir le diagnostic. Par exemple, chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, le tremblement disparaît ou s’atténue lorsque les médecins leur demandent de se toucher le nez avec le doigt. De même, les personnes atteintes de cette maladie ont du mal à réaliser des mouvements en alternance rapide, comme placer leurs mains sur leurs cuisses, puis faire rapidement pivoter leurs mains d’avant en arrière à plusieurs reprises.

Examens

Il n’existe aucun test ou examen radiologique permettant de confirmer directement le diagnostic. Cependant, une tomodensitométrie (TDM) et une imagerie par résonance magnétique (IRM), peuvent être effectuées à la recherche d’une éventuelle lésion structurelle pouvant être responsable des symptômes. La tomographie d’émission monophotonique (TEM) et la tomographie par émission de positons (TEP) peuvent détecter les anomalies cérébrales qui sont typiques de la maladie. En revanche, la SPECT et la TEP ne sont actuellement utilisées que dans les centres de recherche et ne font pas la distinction entre la maladie de Parkinson et d’autres maladies provoquant les mêmes symptômes (syndrome parkinsonien).

Si le diagnostic est incertain, les médecins peuvent administrer de la lévodopa, un médicament utilisé pour traiter la maladie de Parkinson. Si la lévodopa entraîne une nette amélioration, la maladie de Parkinson est probable.

Traitement

  • Mesures générales destinées à prendre en charge les symptômes

  • Kinésithérapie et ergothérapie

  • Lévodopa/carbidopa et autres médicaments

  • Parfois, stimulation du cerveau profond

Les mesures générales utilisées pour traiter la maladie de Parkinson peuvent aider les personnes à mieux fonctionner.

De nombreux médicaments permettent d’améliorer la motricité et l’autonomie des personnes pendant de nombreuses années. Le pilier du traitement de la maladie de Parkinson est

  • Lévodopa/carbidopa

D’autres médicaments, généralement moins efficaces que la lévodopa, peuvent être utiles chez certaines personnes, en particulier celles qui tolèrent mal la lévodopa ou qui y sont résistants. Cependant, aucun médicament ne peut guérir la maladie.

Deux ou plusieurs médicaments peuvent être utilisés. Pour les personnes âgées, les doses sont souvent réduites. Les médicaments qui provoquent ou aggravent des symptômes, en particulier les antipsychotiques, sont évités.

Les médicaments utilisés pour traiter la maladie de Parkinson peuvent avoir des effets secondaires gênants. Si les personnes remarquent des effets inhabituels (tels que des difficultés à contrôler les envies irrépressibles ou une confusion), elles doivent les signaler à leur médecin. Elles ne doivent pas interrompre leur traitement sans avis médical.

La stimulation du cerveau profond, une intervention chirurgicale, est envisagée chez les personnes qui ont une maladie avancée mais pas de démence ni de symptômes psychiatriques, et dans les cas où les médicaments sont inefficaces ou comportent des effets secondaires graves.

Consignes générales

Différentes mesures simples peuvent aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à maintenir leur mobilité et leur autonomie :

  • Poursuivre autant d’activités quotidiennes que possible

  • Suivre un programme d’exercice régulier

  • Simplifier les tâches quotidiennes, par exemple, en remplaçant les boutons des vêtements par des bandes Velcro ou en achetant des chaussures sans lacets

  • Utiliser des dispositifs d’assistance, comme des tirettes de fermeture éclair et des tire-boutons

Les kinésithérapeutes et les ergothérapeutes peuvent aider les personnes à apprendre à intégrer ces mesures dans leurs activités quotidiennes, ainsi que recommander des exercices pour améliorer le tonus musculaire et maintenir l’amplitude des mouvements. Les thérapeutes peuvent également recommander des aides mécaniques, comme des déambulateurs, pour aider les personnes à conserver leur autonomie.

De simples changements dans l’environnement domestique permettent d’aider le patient atteint de la maladie de Parkinson à se sentir en sécurité :

  • Enlever les tapis pouvant gêner la personne et la faire trébucher

  • Installer des barres de soutien aux toilettes et dans d’autres endroits du domicile diminue le risque de chute

Ce qui suit peut aider à atténuer la constipation :

  • Un régime riche en fibres, y compris des aliments comme des pruneaux et des jus de fruits

  • Faire de l’exercice physique

  • Boire beaucoup de liquides

  • Prendre des émollients fécaux (comme du séné concentré), des suppléments (comme le psyllium) ou des laxatifs stimulants (comme le bisacodyl par voie orale) afin de favoriser un transit intestinal régulier

Les troubles de la déglutition peuvent limiter l’apport alimentaire, le régime doit donc être nutritif. Faire l’effort de renifler plus profondément améliore l’odorat et augmente l’appétit.

Lévodopa/carbidopa

Habituellement, la lévodopa, qui est administrée avec la carbidopa, est le premier médicament utilisé. Ces médicaments pris par voie orale sont la base du traitement de la maladie de Parkinson. Mais lorsqu’elle est prise sur une longue période, la lévodopa peut avoir des effets secondaires et perdre en efficacité. Certains experts ont donc suggéré que l’utilisation d’autres médicaments au préalable et l’utilisation plus tardive de la lévodopa pourraient s’avérer bénéfiques. Toutefois, des données indiquent aujourd’hui que les effets secondaires et la baisse d’efficacité après une utilisation prolongée résultent probablement de l’aggravation de la maladie de Parkinson et ne seraient pas liés à la période d’initiation du médicament. Néanmoins, la lévodopa pouvant perdre en efficacité après plusieurs années d’utilisation, les médecins peuvent prescrire un autre médicament chez les personnes de moins de 60 ans, qui prendront encore longtemps des médicaments pour traiter la maladie. Les autres médicaments pouvant être utilisés incluent l’amantadine et les agonistes de la dopamine (médicaments qui agissent comme la dopamine, stimulant les mêmes récepteurs sur les cellules du cerveau). Ces médicaments sont utilisés, car la production de dopamine est réduite dans la maladie de Parkinson.

La lévodopa réduit la raideur musculaire, améliore la motricité et réduit considérablement le tremblement. La prise de lévodopa améliore de manière significative la symptomatologie clinique des patients parkinsoniens. Ce médicament permet à beaucoup de patients qui souffrent de la maladie de Parkinson à un stade modéré de réacquérir un niveau d’activité relativement normal et, en cas d’alitement, permet au patient de marcher de nouveau.

Il est rare que la lévodopa aide les personnes ayant d’autres troubles pouvant provoquer des symptômes similaires à ceux de la maladie de Parkinson (syndrome parkinsonien), comme l’atrophie multisystématisée et la paralysie supranucléaire progressive.

La lévodopa est un précurseur de la dopamine. C’est-à-dire qu’elle est convertie en dopamine dans l’organisme. La conversion a lieu dans les noyaux basaux, où la lévodopa aide à compenser la baisse de dopamine due à la maladie. Toutefois, avant que la lévodopa atteigne le cerveau, une partie du médicament est convertie en dopamine dans l’intestin et dans le sang. La présence de dopamine dans l’intestin et le sang accroît le risque d’effets secondaires comme les vomissements, l’hypotension orthostatique et les bouffées de chaleur. La carbidopa est administrée avec la lévodopa pour empêcher cette dernière d’être convertie en dopamine avant d’atteindre les noyaux basaux. Par conséquent, les effets secondaires sont moindres, et davantage de dopamine est mise à disposition dans le cerveau.

Pour atteindre la dose optimale individuelle de lévodopa, le médecin doit trouver un juste équilibre entre le contrôle de la maladie et la survenue d’effets secondaires tolérables. Ces effets secondaires comprennent

  • Mouvements involontaires (de la bouche, du visage et des membres) appelés dyskinésie

  • Cauchemars

  • Hallucinations et paranoïa

  • Modifications de la tension artérielle

  • Confusion

Après une prise de lévodopa pendant au moins 5 ans, plus de la moitié des personnes commencent à alterner rapidement entre une bonne réactivité au traitement et une absence de réponse ; cet effet est appelé « on-off ». En quelques secondes, la personne peut passer d’un état de mobilité relative à un état de blocage moteur complet. Les périodes de mobilité après chaque dose sont de plus en plus courtes et les symptômes peuvent survenir avant la dose suivante programmée (effets off). De même, les symptômes peuvent s’accompagner de mouvements involontaires dus à l’utilisation de lévodopa, notamment des mouvements de contorsions ou une hyperactivité. L’une des solutions suivantes peut être utilisée pour contrôler les effets off pendant un certain temps :

  • Prendre des doses inférieures et plus fréquentes

  • Passer à une forme de lévodopa libérée plus progressivement dans le sang (formulation à libération contrôlée)

  • Ajouter un agoniste de la dopamine ou de l’amantadine

Cependant, au bout de 15 à 20 ans, ces effets off deviennent plus difficiles à contrôler. La chirurgie est alors envisagée.

Une formulation de lévodopa/carbidopa (disponible en Europe) peut être administrée à l’aide d’une pompe connectée à une sonde d’alimentation insérée dans l’intestin grêle. Cette formulation est en cours d’étude pour traiter les personnes qui présentent des symptômes graves non soulagés par les médicaments et qui ne peuvent pas subir d’intervention chirurgicale. Cette formulation semble fortement réduire les périodes off et améliorer la qualité de vie.

Autres médicaments

D’autres médicaments, généralement moins efficaces que la lévodopa, peuvent être utiles chez certains patients qui tolèrent mal la lévodopa ou qui y sont résistants.

Les agonistes de la dopamine, qui agissent comme la dopamine, peuvent être utiles à n’importe quel stade de la maladie. Ceux-ci incluent

  • Pramipexole et ropinirole (par voie orale)

  • Rotigotine (par patch transdermique)

  • Apomorphine (par injection sous-cutanée)

Étant donné que l’apomorphine agit rapidement, on l’utilise pour inverser les effets off de la lévodopa, lorsque le mouvement est difficile à initier. Ainsi, le médicament est appelé traitement de sauvetage. Il est habituellement utilisé lorsque les personnes sont bloquées dans une position, les empêchant, par exemple, de marcher. Les personnes touchées ou une autre personne (comme un membre de la famille) peuvent injecter le médicament jusqu’à 5 fois par jour si nécessaire. Dans certains pays, l’apomorphine est disponible dans une formulation qui peut être administrée par une pompe chez les personnes présentant des symptômes graves pour lesquelles l’intervention chirurgicale n’est pas une option.

La rasagiline et la sélégiline font partie d’une classe de médicaments appelés inhibiteurs de la monoamine-oxydase (inhibiteurs de la MAO). Elles bloquent la dégradation de la dopamine et permettent l’allongement de la durée d’action de celle-ci. Théoriquement, lorsqu’ils sont pris avec certains aliments (comme certains fromages), certaines boissons (comme du vin rouge) ou certains médicaments, les inhibiteurs MAO peuvent avoir un effet secondaire grave appelé crise hypertensive. Cependant, cet effet est peu probable lorsque la maladie de Parkinson est traitée, car les doses utilisées sont faibles et le type d’inhibiteur de la MAO utilisé (inhibiteurs de la MAO de type B), particulièrement la rasagiline, est moins susceptible d’avoir cet effet.

Les inhibiteurs de la catéchol O-méthyltransférase (COMT) (entacapone et tolcapone) ralentissent la décomposition de la lévodopa et de la dopamine, prolongeant leurs effets, et semblent donc constituer un complément utile à la lévodopa. Ces médicaments sont uniquement utilisés avec la lévodopa. La tolcapone n’est que peu utilisée car dans de rares cas, elle endommage le foie. Toutefois, la tolcapone est plus forte que l’entacapone et peut s’avérer plus utile si les effets off sont sévères ou durables.

Certains médicaments anticholinergiques (administrés pour leur effet anticholinergique) sont efficaces pour diminuer la gravité du tremblement et peuvent être utilisés dans les premiers stades de la maladie de Parkinson. Les médicaments anticholinergiques fréquemment utilisés incluent la benztropine et le trihexyphénidyle. Les médicaments anticholinergiques sont particulièrement utiles chez les très jeunes personnes pour qui le symptôme le plus gênant est le tremblement. Ces médicaments ne sont pas utilisés chez les personnes âgées, en raison de leurs effets secondaires (confusion, somnolence, sécheresse buccale, vision trouble, vertiges, constipation, difficultés à uriner et perte du contrôle de la vessie), et parce que ces médicaments, pris pendant une longue période, augmentent le risque de déclin cognitif. Ils peuvent réduire le tremblement en bloquant l’action de l’acétylcholine (neurotransmetteur), et il semblerait que le tremblement soit induit par un déséquilibre entre l’acétylcholine (en excès) et la dopamine (en défaut).

Parfois, d’autres médicaments avec des effets anticholinergiques, comprenant certains antihistaminiques et antidépresseurs tricycliques, sont utilisés en association avec la lévodopa. Toutefois, au vu de l’efficacité très légère de ces médicaments et du nombre important d’effets anticholinergiques gênants, ces médicaments sont rarement utilisés pour traiter la maladie de Parkinson.

L’amantadine, un médicament parfois utilisé dans le traitement de la grippe, est employée dans les formes modérées de la maladie de Parkinson, seule ou en association avec la lévodopa. L’amantadine a probablement de nombreux effets qui font qu’elle est efficace. Par exemple, elle stimule les cellules nerveuses pour libérer de la dopamine. Elle sert le plus souvent à contrôler les mouvements involontaires qui sont des effets secondaires de la lévodopa.

Le propranolol, un bêta-bloquant, peut être utilisé pour réduire la gravité d’un tremblement si celui-ci est aggravé par le maintien d’un membre dans une position nécessitant de résister à la force de gravité (par exemple, tenir les bras écartés). Ces tremblements sont appelés tremblements posturaux.

Les médicaments utilisés pour traiter la maladie de Parkinson :

Médicament

Quelques effets secondaires

Commentaires

Précurseur de la dopamine

Lévodopa (administrée avec de la carbidopa)

Pour la lévodopa : mouvements involontaires (de la bouche, du visage et des membres), cauchemars, tension artérielle basse quand la personne se lève (hypotension orthostatique), constipation, nausées, somnolence, confusion, hallucinations, paranoïa, palpitations et bouffées de chaleur

Si ces médicaments sont soudainement arrêtés, syndrome malin des neuroleptiques (avec une forte fièvre, une hypertension artérielle, une raideur musculaire, des lésions musculaires et le coma), qui peut mettre la vie en danger

Cette association constitue le traitement principal. La carbidopa augmente l’efficacité de la lévodopa et en diminue les effets secondaires. Après plusieurs années de traitement, l’efficacité de cette association peut diminuer.

Agonistes de la dopamine

Pramipexole

Ropinirole

Somnolence, nausées, hypotension orthostatique, mouvements involontaires, confusion, trouble obsessionnel compulsif, nouvelles envies irrépressibles ou augmentation des envies enrépressibles (comme les jeux d’argent) et hallucinations

Si ces médicaments sont soudainement arrêtés, syndrome malin des neuroleptiques

Au début de la maladie, ces médicaments peuvent être utilisés seuls ou avec de petites doses de lévodopa pour éventuellement retarder les effets secondaires de la lévodopa. À un stade plus avancé de la maladie, les agonistes de la dopamine sont utiles quand les effets « on-off » de la lévodopa la rendent moins efficace. Ces médicaments sont particulièrement utiles chez les personnes de moins de 65 ans.

Apomorphine

Nausées intenses, vomissements et protubérances (nodules) sous la peau au niveau de l’injection

Ce médicament à action rapide est injecté sous la peau. Il est utilisé comme traitement de sauvetage pour inverser les effets « off » de la lévodopa.

Rotigotine

Somnolence, nausées, hypotension orthostatique, confusion, trouble obsessionnel compulsif, nouvelles envies irrépressibles ou augmentation des envies irrépressibles (comme les jeux d’argent), hallucinations, prise de poids (possiblement due à une rétention hydrique) et parfois irritation de la peau à l’endroit d’application du patch

Ce médicament est disponible sous forme de patch cutané. Il est utilisé seul au début de la maladie. Le patch est porté de façon continue pendant 24 heures, puis enlevé et remplacé. Le patch doit être placé à différents endroits tous les jours pour réduire le risque d’irritation de la peau.

Inhibiteurs de la MAO-B

Rasagiline

Nausées, insomnie, somnolence et gonflement dus à une accumulation de liquides (œdème)

La rasagiline peut être administrée seule pour retarder la prise de lévodopa, mais elle est souvent associée à la lévodopa. Dans le meilleur des cas, la rasagiline est modérément efficace.

Sélégiline

En administration avec la lévodopa, aggravation des effets secondaires de la lévodopa, y compris nausées, confusion, insomnie et mouvements involontaires

La sélégiline peut être administrée seule pour retarder la prise de lévodopa, mais elle est souvent associée à la lévodopa. Dans le meilleur des cas, la sélégiline est modérément efficace.

Inhibiteurs de la COMT

Entacapone

Tolcapone

En administration avec la lévodopa, aggravation des effets secondaires de la lévodopa, y compris nausées, confusion et mouvements involontaires

Diarrhée, dorsalgie et coloration orange de l’urine

Rarement, en administration avec le tolcapone, risque de lésions hépatiques

Ces médicaments peuvent être utilisés en association avec la lévodopa aux stades évolués de la maladie pour augmenter l’intervalle entre les prises de lévodopa. Ils sont uniquement utilisés avec la lévodopa.

Lorsqu’ils utilisent du tolcapone, les médecins effectuent régulièrement des analyses de sang pour déterminer si le foie fonctionne bien ou s’il est endommagé (bilan hépatique)

Médicaments ayant des effets anticholinergiques*

Benztropine

Trihexyphénidyle

Les antidépresseurs tricycliques (comme l’amitriptyline) utilisés en cas de dépression

Certains antihistaminiques (comme la diphénhydramine)

Somnolence, confusion, sécheresse buccale, flou visuel, étourdissement, constipation, difficultés de miction, perte du contrôle vésical et altération de la régulation de la température corporelle

Au début de la maladie, ces médicaments peuvent être administrés en monothérapie chez les personnes jeunes dont les symptômes les plus gênants sont les tremblements. Ces médicaments peuvent atténuer le tremblement, mais n’ont pas d’effets sur les mouvements lents ou la raideur musculaire.

Médicament antiviral

Amantadine

Nausées, étourdissement, insomnie, anxiété, confusion, œdème, difficultés de miction, aggravation du glaucome et décoloration tachetée de la peau en raison de vaisseaux sanguins dilatés (livedo réticulaire)

Dans de rares cas, si ces médicaments sont arrêtés ou si la dose est réduite, le syndrome malin des neuroleptiques peut survenir

L’amantadine est administrée seule au stade précoce de la maladie lorsque celle-ci est modérée, mais peut devenir inefficace au bout de quelques mois. Plus tard, elle est utilisée en association avec la lévodopa pour soulager les mouvements involontaires provoqués par la lévodopa.

Bêtabloquant

Propranolol

Spasme des voies respiratoires (bronchospasme), rythme cardiaque anormalement lent (bradycardie), insuffisance cardiaque, hypotension artérielle, augmentation de la glycémie, réduction de la circulation périphérique, insomnie, fatigue, essoufflement, dépression, rêves réalistes, hallucinations et dysfonction sexuelle

Le propranolol peut être utilisé pour réduire la sévérité des tremblements aggravés par le maintien d’un membre dans une position nécessitant de résister à la force de gravité (tremblements posturaux).

Le propranolol peut augmenter le taux de sucre sanguin chez les personnes atteintes de diabète. Il peut également camoufler les signaux d’alerte d’une hypoglycémie (faible taux de sucre). (Prendre un médicament contre le diabète peut diminuer de manière trop importante les taux de sucre dans le sang.) Cet effet est risqué pour les diabétiques.

*Les médicaments ayant des effets anticholinergiques sont rarement utilisés pour traiter la maladie de Parkinson, car ils n’ont une efficacité que très légère et sont associés à des effets secondaires gênants.

MAO-B = monoamine oxydase de type B ; COMT = catéchine O-méthyltransférase.

Stimulation cérébrale profonde

Les personnes atteintes de mouvements involontaires dus à l’utilisation à long terme de la lévodopa peuvent bénéficier de la stimulation cérébrale profonde. De minuscules électrodes sont implantées chirurgicalement dans une partie des noyaux basaux. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou la tomodensitométrie (TDM) sont utilisées pour localiser la zone spécifique à stimuler. En stimulant cette partie, la stimulation cérébrale profonde réduit souvent fortement les mouvements involontaires et les tremblements et réduit la phase off des effets « on-off ».

Dans certains pays, les médecins résèquent ou utilisent une petite sonde électrique pour détruire une petite zone du cerveau gravement touchée. Cette intervention réduit les symptômes. Elle peut être suivie d’une stimulation du cerveau profond d’une autre partie du cerveau.

Cellules souches

La greffe de cellules souches dans le cerveau, autrefois considérée comme un traitement possible de la maladie de Parkinson, a démontré son inefficacité et est associée à des effets secondaires gênants.

Traitement des symptômes mentaux

Les symptômes psychotiques et autres symptômes mentaux, causés par la maladie de Parkinson elle-même, un médicament ou autre chose, sont traités.

L’utilisation de certains médicaments antipsychotiques (quétiapine, clozapine ou pimavansérine) pour traiter les symptômes psychotiques des personnes âgées atteintes de la maladie de Parkinson et de démence n’est pas recommandée. Cependant, ces médicaments restent parfois utilisés, car, contrairement à d’autres antipsychotiques, ils n’aggravent pas les symptômes de la maladie de Parkinson.

Les antidépresseurs sont utilisés dans le traitement de la dépression. Les antidépresseurs ayant des effets anticholinergiques (tels que l’amitriptyline) sont parfois utilisés. Ils peuvent également contribuer à diminuer les tremblements. Cependant, de nombreux autres antidépresseurs sont très efficaces et ont moins d’effets secondaires. Ils incluent les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), tels que la fluoxétine, la paroxétine, la sélégiline, le citalopram et l’escitalopram, et d’autres antidépresseurs, tels que la venlafaxine, la mirtazapine et le bupropion.

Le traitement des symptômes mentaux peut contribuer à réduire les problèmes de mouvement, à améliorer la qualité de vie et parfois à repousser la nécessité de placer la personne dans un établissement spécialisé.

Soignants et problèmes de la phase terminale

La maladie de Parkinson est une maladie évolutive, et les patients finissent par avoir besoin d’aide pour le bon déroulement des activités quotidiennes, comme manger, prendre un bain, s’habiller et soigner son hygiène personnelle. Les soignants doivent bénéficier d’un apprentissage sur les conséquences physiques et psychologiques de la maladie de Parkinson afin de permettre aux patients d’améliorer leur autonomie, autant que possible. La prise en charge de ces patients est exténuante et stressante ; les soignants doivent pouvoir bénéficier de soutiens.

À un stade avancé, les parkinsoniens deviennent sévèrement handicapés et perdent leur mobilité. Ils peuvent ne plus être en mesure de manger, malgré une assistance. Une démence se développe chez environ un tiers d’entre eux. La déglutition devenant de plus en plus difficile, le décès consécutif à une pneumonie par inhalation (infection pulmonaire due à l’inhalation de liquides de la bouche ou de l’estomac) est un risque. Dans la majorité des cas, la maison de santé offre la meilleure prise en charge.

Avant que les personnes atteintes de cette maladie ne deviennent totalement handicapées, il est utile qu’elles établissent des directives préalables de prise en charge pour la phase terminale.

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