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Procédures spécifiques de don du sang

Par Ravindra Sarode, MD, Professor of Pathology, Director of Transfusion Medicine and Hemostasis, and Chief of Pathology and Medical Director of Clinical Laboratory Services, The University of Texas Southwestern Medical Center

Aphérèse de plaquettes

Dans l’aphérèse de plaquettes, le donneur ne donne que ses plaquettes et non le sang complet. Le sang total est prélevé puis une machine en sépare les différents constituants, extrait sélectivement les plaquettes et réinjecte le reste du sang au donneur. Ce dernier récupère la plus grande partie de son sang ; il peut ainsi donner 8 à 10 fois plus de plaquettes qu’il n’en donnerait lors d’un don de sang ordinaire. Il peut aussi donner des plaquettes plus souvent, tous les 3 jours (mais sans dépasser 24 dons par an). Une aphérèse de plaquettes dure 1 à 2 heures, alors que le prélèvement du sang complet dure une dizaine de minutes.

Don double de globules rouges

Dans le don de globules rouges appelé don double, une personne donne deux fois plus de globules rouges qu’avec un don unique de sang total. Ce don double est possible parce que la personne ne donne que les globules rouges au lieu du sang total. Le sang total est prélevé du donneur, puis une machine en sépare les différents constituants, extrait sélectivement les globules rouges et réinjecte le reste des composants du sang (plaquettes et plasma) au donneur. Du liquide est aussi administré au donneur par voie intraveineuse, sinon la tension artérielle du donneur pourrait diminuer au point de provoquer des symptômes, comme sensation de vertige et perte de connaissance. Après un don double de globules rouges, les personnes peuvent se sentir moins aptes à exercer une activité physique intense pendant quelques jours. Un don double de globules rouges peut être réalisé aussi fréquemment que tous les 112 jours (toutes les 16 semaines). Certains experts recommandent de prendre une supplémentation en fer après un don double de globules rouges afin que l’organisme puisse remplacer les globules rouges du don plus rapidement.

Transfusion autologue

Dans une transfusion autologue, le donneur reçoit son propre sang. Par exemple, quelques semaines avant une intervention chirurgicale, le malade peut donner plusieurs unités de son sang qui lui seront transfusées si nécessaire pendant ou après l’intervention chirurgicale. La personne prend une supplémentation en fer après avoir donné son sang afin de compenser le déficit en cellules sanguines, avant l’opération. De plus, lors de certaines interventions chirurgicales et dans certains types de lésions, le sang qui est perdu peut être recueilli et réinjecté immédiatement au patient (récupération du sang peropératoire). La transfusion autologue élimine les risques d’incompatibilité et de transmission de maladie, sauf si le sang d’une autre personne est transfusé par erreur. Toutefois, cette technique n’est pas utilisée aussi souvent que la transfusion classique, car l’approvisionnement en sang est dans l’ensemble très sûr grâce à une sélection et des tests rigoureux des donneurs. En outre, les patients âgés peuvent ne pas tolérer le don de sang avant une intervention chirurgicale, car elles sont plus susceptibles de développer des effets secondaires pendant la transfusion, comme une hypotension et des évanouissements. Elles ont également plus de risques d’avoir une faible numération globulaire. De plus, la transfusion autologue coûte plus cher que la transfusion classique.

Dons directs ou affectés

On peut faire un don de sang de façon nominative au sein de sa famille ou entre amis si le donneur et le receveur ont un groupe sanguin et un rhésus compatibles. Connaître le nom du donneur est rassurant pour certains, bien que le don en provenance d’un membre de la famille ou d’un ami ne soit pas nécessairement plus sûr que celui provenant d’un inconnu. Le sang d’un membre de la famille est testé comme tous les autres échantillons sanguins, puis irradié pour éviter la survenue de la maladie du greffon contre l’hôte, qui, bien que rare, survient plus fréquemment lorsque le donneur et le receveur sont apparentés.

Aphérèse de cellules souches hématopoïétiques

Dans cette procédure, le donneur donne uniquement des cellules souches hématopoïétiques (cellules non différenciées qui peuvent se transformer en n’importe quel type de cellule sanguine), et non du sang total. Avant le don, le donneur reçoit l’injection d’une protéine particulière (un facteur de croissance) qui stimule la libération dans le sang par la moelle osseuse de cellules hématopoïétiques. Le sang total est prélevé, puis une machine en sépare les différents constituants, extrait sélectivement les cellules souches hématopoïétiques, avant de réinjecter le reste du sang au donneur. Les donneurs et les receveurs de cellules souches doivent être compatibles en termes de types de leucocytes (antigène leucocytaire humain, HLA), un type de protéine que l’on trouve sur certaines cellules, et non en termes de groupe sanguin. Les cellules souches hématopoïétiques sont parfois utilisées pour soigner la leucémie, le lymphome, ou d’autres cancers du sang. C’est ce que l’on appelle la greffe de cellules souches. Le receveur peut recevoir ses propres cellules souches ou celles d’un autre donneur.

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