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Syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH)

Par James L. Lewis, III, MD, Attending Physician, Brookwood Baptist Health and Saint Vincent’s Ascension Health, Birmingham

Le syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH) apparaît lorsqu’une quantité excessive d’hormone antidiurétique (vasopressine) est sécrétée par l’hypophyse dans certaines conditions inappropriées, poussant l’organisme à retenir les liquides et abaissant la natrémie par dilution.

La vasopressine (également appelée hormone antidiurétique) permet de réguler la quantité d’eau présente dans l’organisme en contrôlant la quantité d’eau excrétée par les reins. La vasopressine diminue l’excrétion d’eau par les reins. Par conséquent, une quantité d’eau plus importante est retenue dans l’organisme, ce qui dilue le taux de sodium dans l’organisme. Un faible taux de sodium est appelé hyponatrémie.

L’hypophyse produit et sécrète de la vasopressine de façon appropriée lorsque le volume sanguin (quantité de liquides dans les vaisseaux sanguins) ou la pression artérielle diminue ou lorsque les taux d’électrolytes (comme le sodium) deviennent trop élevés.

La sécrétion de vasopressine est considérée comme inappropriée si elle survient dans les situations suivantes

Dans ces situations, lorsque de la vasopressine est sécrétée, l’organisme retient trop de liquides et la natrémie diminue.

Causes du SIADH

De nombreuses pathologies augmentent le risque de développer un SIADH. Le SIADH peut apparaître lorsque la vasopressine est produite ailleurs que dans l’hypophyse, comme cela peut être le cas dans certains cancers du poumon et dans d’autres cancers. Le SIADH est fréquent chez les personnes âgées et relativement courant chez les personnes hospitalisées.

Le SIADH comprend une longue liste de causes possibles qui nécessitent généralement des tests supplémentaires pour les détecter.

Quelles sont les causes du SIADH ?

Type de trouble

Exemples

Cerveau ou système nerveux

Saignement (hémorragie) dans les couches de tissu qui recouvrent le cerveau

Encéphalite (inflammation du cerveau)

Blessure à la tête

Troubles de l’hypothalamus, y compris les tumeurs (rare)

AVC

Tumeurs

Poumon

Insuffisance respiratoire aiguë

Cancers

Cancer du cerveau

Cancer de l’intestin grêle

Autres

Chirurgie

Malnutrition

SIADH = syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique.

Symptômes du SIADH

Les symptômes du SIADH sont généralement ceux d’un faible taux de sodium dans le sang (hyponatrémie) qui l’accompagne. Les symptômes incluent l’indolence et la confusion.

Diagnostic du SIADH

  • Analyses de sang et d’urine

Les médecins suspectent un SIADH en fonction de la situation et des symptômes du patient.

Des analyses de sang et d’urine sont réalisées pour mesurer les taux de sodium et de potassium et pour déterminer la concentration du sang et de l’urine (osmolalité). Les médecins écartent également les autres causes possibles d’excès de la vasopressine (comme la douleur, le stress, les médicaments ou le cancer).

Une fois le SIADH diagnostiqué, les médecins tentent d’en identifier la cause et de la traiter de façon à ce que le taux de sodium se normalise.

Traitement du SIADH

  • Restriction de la consommation de liquides

Ils limitent les apports liquidiens et traitent la cause si possible.

Des liquides, notamment des liquides contenant des concentrations très élevées de sodium (solution saline hypertonique), sont parfois administrés par voie intraveineuse. Ces traitements doivent être administrés avec précaution pour éviter une augmentation trop rapide de la natrémie.

Si la natrémie continue de baisser ou n’augmente pas malgré la limitation des apports liquidiens, les médecins peuvent prescrire des médicaments tels que la déméclocycline ou le lithium, qui diminuent l’effet de la vasopressine sur les reins, ou des médicaments plus récents tels que le conivaptan et le tolvaptan, qui bloquent les récepteurs de la vasopressine et empêchent les reins de réagir à la vasopressine.

Ressources dans cet article