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Thyroïdite subaiguë

(Thyroïdite granulomateuse ; thyroïdite de De Quervain ; thyroïdite à cellules géantes)

Par Jerome M. Hershman, MD, MS, Distinguished Professor of Medicine Emeritus; Director of the Endocrine Clinic, David Geffen School of Medicine at UCLA;West Los Angeles VA Medical Center

La thyroïdite subaiguë est une inflammation aiguë de la thyroïde, probablement due à un virus.

La thyroïdite subaiguë débute en général soudainement. Dans cette maladie, l’inflammation induit la libération par la thyroïde de quantités excessives d’hormones, et conduisent à l’hyperthyroïdie qui est presque toujours suivie d’une hypothyroïdie transitoire avec ensuite la reprise d’une fonction thyroïdienne normale.

Symptômes

La thyroïdite subaiguë succède souvent à une infection virale et commence par ce que la plupart des personnes définissent comme un mal de gorge, mais qui est en fait une douleur du cou à hauteur de la thyroïde. De nombreuses personnes qui ont une thyroïdite subaiguë se sentent extrêmement fatiguées. La thyroïde devient de plus en plus douloureuse et les personnes présentent habituellement une fébricule (37 à 38 °C). La douleur peut alterner d’un côté à l’autre du cou, et s’étendre à la mâchoire et à l’oreille. Initialement, la thyroïdite subaiguë est souvent confondue avec un trouble dentaire, une infection de la gorge ou de l’oreille.

Diagnostic

  • Bilan thyroïdien

Le diagnostic de la thyroïdite subaiguë est basé sur les symptômes et les résultats de l’examen, ainsi que les tests de la fonction thyroïdienne.

Traitement

  • Parfois médicaments pour soulager la douleur et l’inflammation

La plupart des personnes guérissent. En général, la maladie disparaît spontanément en quelques mois, mais peut parfois réapparaître ou, plus rarement, peut léser la thyroïde au point de provoquer une hypothyroïdie définitive.

L’aspirine ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent soulager la douleur et traiter l’inflammation. Dans les cas graves, les médecins peuvent recommander la prise de corticoïdes, tels que la prednisone, dont la dose est progressivement diminuée sur 6 à 8 semaines. Si la prise de corticoïdes est arrêtée soudainement ou trop tôt, les symptômes récidivent. Si les symptômes de l’hyperthyroïdie sont sévères, les bêtabloquants peuvent être utilisés.