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Trouble du masochisme sexuel

Par George R. Brown, MD, Mountain home VAMC, Johnson City, TN;East Tennessee State University

Le masochisme sexuel consiste en des actes lors desquels une personne éprouve de l’excitation sexuelle à se faire humilier, frapper, attacher ou agresser de toute autre façon. Le trouble du masochisme sexuel est un masochisme sexuel qui provoque une souffrance importante ou perturbe considérablement le fonctionnement quotidien.

Le masochisme sexuel est une forme de paraphilie. La plupart des personnes qui ont des tendances masochistes ne souffrent pas de trouble du masochisme sexuel.

Une certaine dose de sadisme et de masochisme est souvent simulée dans des relations sexuelles équilibrées, et les partenaires qui ont la même orientation l’acceptent. Par exemple, l’utilisation de foulards de soie pour feindre d’attacher le partenaire et le fait de lui donner des fessées douces pendant l’activité sexuelle sont des pratiques courantes entre partenaires consentants et ne sont pas considérées comme sadomasochistes.

La plupart des masochistes ont des relations avec un partenaire consentant qui peut présenter un sadisme sexuel. Dans ces relations, l’humiliation et les coups sont seulement simulés, les participants sachant qu’il s’agit d’un jeu et évitant soigneusement toute humiliation ou blessure réelle.

En revanche, le trouble du masochisme sexuel implique un ou les deux éléments suivants :

  • La personne souffre de son comportement ou est incapable de fonctionner en raison de son comportement.

  • Les actes entraînent de graves blessures physiques ou psychologiques, voire la mort, comme cela peut être le cas dans l’asphyxiophilie.

Le traitement du masochisme est généralement inefficace.

Asphyxiophilie (asphyxie auto-érotique)

L’asphyxiophilie est considérée comme un sous-type du trouble du masochisme sexuel. Les asphyxiophiles s’étouffent ou s’étranglent partiellement en se passant un nœud autour du cou, ou laissent un partenaire le faire.

Ils utilisent, généralement, des vêtements (comme des foulards ou des sous-vêtements) pour faire le nœud-coulant. Ils attachent parfois le nœud à un objet de la pièce (une poignée de porte ou un barreau de lit par exemple). La diminution temporaire d’oxygène au niveau cérébral au moment de l’orgasme est considérée comme une source de potentialisation du plaisir sexuel, mais cette pratique peut accidentellement entraîner des lésions cérébrales ou la mort.