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Examens pour les maladies des yeux

Par Kathryn Colby, MD, PhD, Louis Block Professor and Chair, Department of Ophthalmology & Visual Science, University of Chicago School of Medicine

Pour le confirmer ou pour déterminer l’étendue et la gravité de la maladie, on peut avoir recours à divers examens. Chaque œil doit être évalué séparément.

Angiographie

En général, l’angiographie implique l’injection de colorant dans les vaisseaux sanguins pour les rendre visibles sous imagerie. L’angiographie de l’œil, toutefois, utilise un colorant pour rendre les vaisseaux sanguins plus visibles quand les médecins les examinent directement ou les photographient.

L’angiographie à la fluorescéine permet à l’ophtalmologiste de visualiser clairement les vaisseaux sanguins de la partie postérieure de l’œil. Il injecte dans une veine du bras de la personne un colorant fluorescent, visible dans la lumière bleue. Le colorant circule dans le système sanguin de la personne, y compris dans les vaisseaux de la rétine. Immédiatement après l’injection de colorant, il obtient une série rapide de photographies de la rétine, de la choroïde, de la papille optique, de l’iris, ou un ensemble. Le colorant rend les vaisseaux sanguins fluorescents, ce qui les met en évidence. L’angiographie à la fluorescéine est particulièrement utile pour le diagnostic de dégénérescence maculaire, thrombose rétinienne et rétinopathie diabétique. Ce type d’angiographie est aussi utilisée pour évaluer les personnes qui peuvent nécessiter de procédures au laser sur la rétine.

L’angiographie à l’indocyanine verte permet aux médecins de voir les vaisseaux sanguins de la rétine et de la choroïde. Comme dans l’angiographie à la fluorescéine, un colorant phosphorescent est injecté dans une veine. Ce type d’angiographie donne davantage de détails des vaisseaux sanguins de la choroïde que l’angiographie à la fluorescéine. L’angiographie à l’indocyanine verte est utilisée pour montrer la dégénérescence maculaire et détecter le développement de nouveaux vaisseaux sanguins dans l’œil.

Électro-rétinographie

L’électro-rétinographie permet à l’ophtalmologiste d’évaluer le fonctionnement des photorécepteurs de la rétine en mesurant la réponse de cette dernière à des flashs. Il instille, au préalable, un collyre pour anesthésier et dilater les pupilles. Une électrode d’enregistrement, semblable à une lentille de contact, est posée sur la cornée et une autre sur la peau du pourtour orbitaire. Les yeux doivent rester ouverts. Le médecin éteint la lumière dans la salle et la personne regarde fixement une source lumineuse. L’activité électrique engendrée par la rétine en réponse aux éclairs est enregistrée par les électrodes. L’électro-rétinographie est surtout utile pour évaluer des maladies comme la rétinite pigmentaire dans laquelle sont atteints les photorécepteurs.

Échographie

L’œil peut être examiné par échographie (Échographie). Le médecin appuie doucement une sonde sur la paupière fermée et les ultrasons traversent sans douleur le globe oculaire. Les ondes sonores réfléchies créent une image bidimensionnelle de l’intérieur de l’œil. L’échographie est utile quand l’ophtalmoscope ou la lampe à fente ne réussissent pas à visualiser la rétine, en raison de l’opacification de l’intérieur de l’œil ou d’un facteur quelconque qui bloque le faisceau lumineux. L’échographie peut être utilisée pour déterminer la nature des structures anormales, comme une tumeur, à l’intérieur de l’œil, ou un décollement de la rétine. L’échographie peut également être utilisée pour explorer les vaisseaux sanguins qui irriguent l’œil (échographie Doppler) et pour déterminer l’épaisseur de la cornée dans la pachymétrie.

Pachymétrie

La pachymétrie (mesure de l’épaisseur de la cornée) est très importante dans la chirurgie de la réfraction oculaire, comme dans le kératomileusis in situ avec laser (laser in situ keratomileusis, LASIK).

La pachymétrie est habituellement réalisée en utilisant l’échographie. Pour pratiquer la pachymétrie échographique, le médecin instille un collyre anesthésique dans l’œil et place une sonde sur la surface cornéenne. La pachymétrie optique est une méthode qui ne nécessite pas l’instillation de collyre anesthésique puisque les instruments ne touchent pas l’œil.

Tomographie à cohérence optique

La tomographie à cohérence optique (TCO) fournit des images à haute résolution des structures postérieures de l’œil, comme la rétine, la choroïde et l’humeur vitrée. La TCO peut être utilisée pour identifier le gonflement de la rétine. La TCO est similaire à l’échographie mais utilise la lumière au lieu du son. Les médecins utilisent la TCO pour voir les maladies de la rétine, y compris la dégénérescence maculaire, les maladies qui causent la néovascularisation dans l’œil et le glaucome.

Tomodensitométrie (TDM) et imagerie par résonance magnétique (IRM)

Ces procédés d’imagerie (aussi Tomodensitométrie (TDM) et Imagerie par résonance magnétique (IRM)) peuvent être utilisés pour fournir des informations détaillées sur les structures internes de l’œil et les structures osseuses adjacentes (orbite). Ces techniques sont utilisées pour évaluer les traumatismes de l’œil, en particulier si les médecins soupçonnent la présence d’un corps étranger dans l’œil, de tumeurs de l’orbite et du nerf optique et d’une névrite optique.