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Douleurs lombaires

Par Alfred J. Cianflocco, MD, FAAFP, Department of Orthopaedic Surgery, Cleveland Clinic

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Les douleurs lombaires sont très fréquentes et le deviennent de plus en plus avec l’âge. Elles affectent en effet plus de la moitié des personnes de plus de 60 ans. Elles représentent l’un des motifs les plus fréquents de consultation médicale. Les douleurs lombaires sont très coûteuses en termes de remboursement de frais médicaux, de prestations d’invalidité et d’absentéisme au travail. Le nombre de lésions lombaires liées au travail est cependant en voie de diminution, peut-être grâce à une prise de conscience de ce problème et à l’amélioration des mesures préventives.

Le rachis (colonne vertébrale) est composé de vertèbres. Les vertèbres sont recouvertes d’une fine couche de cartilage, séparées et protégées par des disques absorbeurs de chocs constitués d’une matière gélatineuse et de cartilage. Elles sont maintenues en place par des ligaments et des muscles, à savoir :

  • Deux muscles iliopsoas, qui longent les deux côtés de la colonne

  • Deux muscles érecteurs du rachis, qui longent l’arrière de la colonne

  • De nombreux muscles paraspinaux courts, qui passent entre les vertèbres

Ces muscles contribuent à stabiliser la colonne. Les muscles abdominaux (qui s’étendent de la partie inférieure de la cage thoracique au bassin) participent également à la stabilisation du rachis en soutenant le contenu abdominal.

À l’intérieur de la colonne vertébrale se trouve la moelle épinière ( Moelle épinière et Présentation des troubles de la moelle épinière). Le long de la moelle épinière émergent les nerfs spinaux à travers des espaces ménagés entre les vertèbres pour se connecter à l’ensemble des nerfs de l’organisme. La partie du nerf spinal la plus proche de la moelle épinière s’appelle la racine. Compte tenu de leur situation, les racines des nerfs spinaux peuvent être comprimées (compressées) en cas de blessure de la colonne, induisant une douleur.

La colonne inférieure (lombaire) relie le thorax au bassin et aux jambes, en permettant des mouvements de rotation, de flexion et de torsion. Elle donne également de la force, pour se tenir debout, marcher et porter des charges. Ainsi, la région lombaire est impliquée dans presque toutes les activités de la vie quotidienne. Une douleur lombaire peut limiter de nombreuses activités et diminuer la qualité de vie.

Types

Les types fréquents de douleurs dorsales comprennent la douleur locale, irradiée et projetée.

Une douleur locale peut survenir dans une zone précise de la région lombaire. C’est le type de douleur dorsale le plus fréquent. Elle trouve généralement son origine dans une entorse musculaire, une tension ou une autre lésion. La douleur peut être constante et diffuse ou, parfois, être intermittente et aiguë. Une douleur soudaine peut être ressentie si la cause est une blessure. Une douleur locale peut être aggravée ou soulagée par un changement de position. La région lombaire peut être douloureuse au toucher. Des spasmes musculaires peuvent se produire.

Une douleur irradiée est une douleur constante et diffuse qui descend de la région lombaire vers les jambes. Elle peut être accompagnée d’une douleur aiguë intense. Elle n’affecte en général que le côté ou l’arrière de la jambe et non la jambe entière. Elle peut s’étendre jusqu’au pied ou s’arrêter au genou. Une douleur irradiée indique généralement la compression d’une racine nerveuse, causée par un trouble comme une hernie discale, une arthrose ou une sténose du canal vertébral ( Compression de la moelle épinière). Tousser, éternuer, étirer ou fléchir le buste, en gardant les jambes droites, peut déclencher la douleur. Si la pression sur la racine nerveuse est importante ou si la moelle épinière est également compressée, la douleur peut être accompagnée d’une faiblesse musculaire de la jambe, d’une sensation de fourmillement, voire d’une perte de sensibilité et du contrôle de la vessie ainsi que des intestins (incontinence).

Une douleur projetée est ressentie sur un site différent de celui qui est effectivement à l’origine de la douleur ( Qu’est-ce qu’une douleur projetée ?). Par exemple, certaines personnes souffrant d’un infarctus du myocarde ressentent une douleur dans le bras gauche. La douleur projetée dans la région lombaire est souvent profonde et diffuse et il est difficile de la localiser exactement. Les mouvements ne l’aggravent généralement pas, contrairement à la douleur provoquée par un trouble musculosquelettique.

Causes

La plupart des douleurs dorsales sont causées par des affections de la colonne vertébrale ainsi que des muscles, des ligaments et des racines nerveuses qui l’entourent ou des disques situés entre les vertèbres. Souvent, dans ces cas-là, il n’est pas possible d’identifier une cause particulière unique. Quelle que soit la cause, de nombreux facteurs tels que la fatigue, l’obésité ou le manque d’exercice physique peuvent aggraver les douleurs dorsales. De même, toute affection douloureuse de la colonne vertébrale peut induire un raidissement (spasme) des muscles entourant la colonne. Ce spasme aggrave la douleur existante. Le stress peut aggraver les douleurs lombaires, mais le mécanisme de déclenchement n’est pas clair.

Il arrive qu’une douleur dorsale soit causée par des troubles extérieurs à la colonne vertébrale, affectant, par exemple, les reins ou les voies urinaires, le tube digestif ou les vaisseaux sanguins.

Causes fréquentes

La cause de douleur dorsale la plus fréquente consiste en

  • des tensions musculaires et des entorses ligamentaires

Les tensions musculaires et les entorses ligamentaires peuvent se produire après avoir porté des charges, à la suite d’une activité physique, ou encore après un mouvement inhabituel (provoqué par une chute ou un accident de voiture par exemple). Les tensions et les entorses peuvent se produire non seulement après avoir soulevé une charge lourde, mais également après une opposition avec un adversaire pendant une partie de football américain, lorsqu’on se retourne soudainement pour dribbler après un rebond au basket, ou lors d’un faux mouvement au golf ou avec une batte de base-ball. La région lombaire est plus susceptible d’être lésée en cas de mauvaise condition physique ou de faiblesse des muscles soutenant le dos. De plus, une mauvaise posture, le port de charge effectué dans de mauvaises conditions, un surpoids ou la fatigue peuvent également contribuer aux lombalgies.

On compte parmi les autres causes fréquentes de douleurs lombaires

  • Arthrose

  • Fractures par compression

  • Hernies ou ruptures discales

  • Sténose lombaire

  • Spondylolisthésis

  • Fibromyalgie

L’arthrose (arthrite dégénérative) provoque la détérioration du cartilage qui recouvre et protège les vertèbres. On estime que cette affection est due, au moins en partie, à l’usure provoquée par les mouvements répétés au fil des années. Une personne qui soumet à des contraintes de façon répétitive une articulation ou un groupe d’articulations est plus susceptible de souffrir d’arthrose. Les disques intervertébraux se détériorent, entraînant un rétrécissement des espaces entre les vertèbres et souvent la compression des racines rachidiennes. Des projections irrégulières de tissus osseux (éperons) peuvent se développer sur les vertèbres et comprimer les racines rachidiennes. Tous ces changements peuvent provoquer des lombalgies et des raideurs dorsales.

Les fractures par compression (écrasement) se produisent en général lorsque la densité osseuse diminue en raison d’une ostéoporose, qui apparaît fréquemment avec l’âge. Les vertèbres sont particulièrement sensibles aux effets de l’ostéoporose. Les fractures par compression (causant parfois une douleur dorsale sévère soudaine) peuvent s’accompagner d’une compression des racines des nerfs spinaux (susceptibles d’induire une douleur dorsale chronique). Cependant, la plupart des fractures dues à l’ostéoporose se situent dans la partie supérieure ou moyenne du dos, et provoquent une douleur dans ces régions plutôt que dans les lombaires.

Une rupture ou une hernie discale peut induire une lombalgie. Le disque est constitué d’une partie externe dure et d’une partie interne de consistance molle, semblable à de la gélatine. Si un disque est pincé brusquement entre deux vertèbres successives (par exemple lorsque l’on soulève une charge trop lourde), la partie externe peut se fissurer (rupture) et provoquer une douleur. La partie interne du disque peut alors faire saillie au travers de cette fissure de la partie externe et former une hernie. Cette saillie peut à son tour comprimer, irriter ou même léser la racine du nerf spinal adjacent, provoquant de nouvelles douleurs. Une rupture ou une hernie discale est souvent également à l’origine de sciatiques.

Une hernie discale

Le revêtement solide d’un disque intervertébral du rachis peut se déchirer (rupture) et provoquer une douleur. La partie interne, molle et gélatineuse, peut sortir de la capsule (faire une hernie) et aggraver la douleur. La douleur est due à la pression de la hernie sur les racines des nerfs spinaux adjacents. Il arrive qu’une racine nerveuse devienne enflammée ou soit lésée.

Plus de 80 % des hernies discales se produisent dans la région lombaire. Elles sont surtout observées chez les personnes âgées de 30 à 50 ans. Entre ces âges, la capsule s’affaiblit. La partie interne, soumise à une pression élevée, peut s’introduire dans une fissure ou au niveau d’un point de faiblesse de la paroi externe et faire saillie à l’extérieur. Après 50 ans, la partie interne du disque commence à se durcir, rendant la hernie moins probable.

Le disque peut faire hernie à la suite d’un traumatisme brutal ou de lésions mineures répétées. Le surpoids ou le fait de soulever des objets lourds, surtout si cela est fait incorrectement, augmente le risque.

Il est fréquent qu’un disque hernié, même s’il apparaît protubérant lors d’un examen par imagerie comme l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou la tomodensitométrie (TDM), n’induise aucun symptôme. Les hernies discales qui n’induisent pas de symptôme sont plus fréquentes avec l’âge. Une hernie discale peut toutefois causer une douleur légère à invalidante. Les mouvements intensifient souvent la douleur.

Le siège de la douleur dépend du disque hernié et de la racine nerveuse affectée. La douleur peut être perçue le long du trajet du nerf comprimé par le disque hernié. Par exemple, un disque hernié entraîne en général une sciatique, douleur qui suit le nerf sciatique, jusqu’au bas de la jambe.

Un disque hernié peut également induire un engourdissement et une faiblesse musculaire. Si la pression exercée sur la racine nerveuse est forte, les membres inférieurs peuvent être paralysés. Dans de rares cas, le disque peut appuyer sur la moelle épinière elle-même, entraînant éventuellement une faiblesse ou une paralysie des deux jambes. En cas d’atteinte de la queue de cheval (le faisceau de nerfs issu de l’extrémité inférieure de la moelle), une perte de contrôle de la vessie ainsi que des intestins peut se produire. Si ces symptômes graves se manifestent, une prise en charge médicale immédiate est nécessaire.

La plupart des personnes guérissent sans traitement, généralement dans un délai de trois mois, mais souvent beaucoup plus rapidement. L’application de froid (des poches de glace par exemple) ou de chaud (une bouillotte par exemple) ou encore la prise d’antalgiques en vente libre peut aider à soulager la douleur. Une intervention chirurgicale est parfois nécessaire pour retirer tout ou partie du disque ainsi qu’une partie de la vertèbre. Chez 10 à 20 % des personnes opérées pour une sciatique causée par une hernie discale, une autre rupture discale se produit.

Qu’est-ce qu’une sciatique ?

Les deux nerfs sciatiques sont les nerfs les plus gros et les plus longs de l’organisme. Chacun est presqu’aussi large qu’un doigt. De chaque côté du corps, le nerf sciatique chemine à partir de la partie inférieure du rachis, en passant derrière l’articulation de la hanche, à travers la fesse, jusqu’à l’arrière du genou. Là, il se divise en plusieurs branches qui continuent vers le pied. Lorsque le nerf sciatique est pincé, enflammé ou lésé, une douleur, la sciatique, peut irradier tout au long du nerf jusqu’au pied. La sciatique affecte environ 5 % des personnes souffrant de douleurs dorsales.

Chez certaines personnes, on ne détecte aucune cause. Chez d’autres, il peut s’agir d’une hernie discale, de projections osseuses anarchiques dues à une arthrose, d’une sténose du canal vertébral ou d’un œdème dû à une entorse ligamentaire. Rarement, une maladie osseuse de Paget, une lésion nerveuse due au diabète (neuropathie diabétique), une tumeur ou une accumulation de sang (hématome) ou de pus (abcès) se trouve à l’origine de la sciatique. Certaines personnes paraissent prédisposées à la sciatique.

Habituellement, la sciatique touche un seul côté. Elle peut entraîner une sensation de picotements ou une douleur continue ou transfixiante. Un engourdissement peut être ressenti au niveau de la jambe ou du pied. Marcher, courir, monter des marches, tendre la jambe et parfois tousser ou s’étirer intensifie la douleur, qui est soulagée par le redressement du dos ou la position debout.

Souvent, les douleurs disparaissent spontanément. Le repos, le fait de dormir sur un matelas ferme, la prise d’acétaminophène ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en vente libre et l’application de chaleur ou de froid peuvent constituer un traitement suffisant. De nombreuses personnes sont soulagées, la nuit, par une position latérale, les genoux fléchis, séparés par un coussin. Il peut être utile d’étirer les muscles postérieurs de la cuisse délicatement après un échauffement.

Occasionnellement, d’autres traitements peuvent être utilisés, en fonction de la cause de la sciatique. Il peut s’agir de physiothérapie, de l’injection de corticostéroïdes dans le dos, d’anticonvulsivants, d’antidépresseurs tricycliques ou, pour une douleur sévère et persistante, d’une intervention chirurgicale.

La sténose lombaire est un rétrécissement du canal rachidien (qui court à travers le centre de la colonne et qui contient la moelle épinière) au niveau des lombaires. Il s’agit d’une cause fréquente de douleur lombaire chez les personnes âgées. Une sténose du canal vertébral peut aussi se développer chez des personnes d’âge moyen nées avec un canal vertébral plus étroit. Elle est induite par des troubles tels qu’une arthrose, un spondylolisthésis, une polyarthrite rhumatoïde, une spondylarthrite ankylosante ou une maladie osseuse de Paget. La sténose du canal vertébral peut provoquer une sciatique ou une lombalgie.

La spondylolisthésis consiste en un déplacement partiel d’une vertèbre lombaire. Elle affecte généralement les personnes souffrant d’une malformation osseuse congénitale fréquente (spondylarthrose) qui affaiblit une partie des vertèbres. Généralement, durant l’adolescence ou au début de l’âge adulte (souvent chez les athlètes), une lésion mineure entraîne la fracture d’une partie de la vertèbre. Elle glisse alors vers l’avant, sur celle qui se trouve au-dessous. Si elle glisse loin, cela peut provoquer une douleur. La spondylolisthésis peut également affecter des adultes plus âgés. Les personnes souffrant de spondylolisthésis sont à risque de développer une sténose lombaire.

La fibromyalgie ( Fibromyalgie) est une cause fréquente de douleur corporelle et parfois lombaire. Ce trouble induit une douleur chronique diffuse au niveau des muscles et des tissus mous, dans des zones extérieures à la région lombaire.

Le saviez-vous ?

  • Le renforcement des muscles abdominaux, de même que des muscles dorsaux, contribue à prévenir la douleur lombaire.

Causes moins fréquentes

Les causes moins fréquentes, graves, comprennent

  • les infections rachidiennes

  • les tumeurs rachidiennes

  • un renflement (anévrisme) au niveau de la grande artère qui traverse l’abdomen (anévrisme de l’aorte abdominale)

  • certains troubles digestifs, tels qu’un ulcère gastroduodénal perforé, une diverticulite ou une pancréatite

  • certaines affections des voies urinaires telles que des infections rénales, des calculs rénaux ou des infections de la prostate

  • certains troubles pelviens tels qu’une grossesse extra-utérine, une infection pelvienne ou encore un cancer des ovaires ou des organes reproducteurs

Les causes moins fréquentes qui ne sont pas aussi graves comprennent le zona ainsi que plusieurs types d’arthrites inflammatoires comme la spondylarthrite ankylosante.

Évaluation

Le médecin s’efforce d’identifier toute pathologie grave. Étant donné que les douleurs lombaires sont souvent causées par plusieurs problèmes, il est parfois impossible de diagnostiquer une cause unique. Il est possible que le médecin ne puisse que dire que la cause est un trouble musculosquelettique et qu’elle n’est pas grave.

Signes avant-coureurs

Chez les personnes souffrant de douleurs lombaires, certains symptômes et caractéristiques doivent éveiller l’attention. Ceux-ci incluent

  • un antécédent de cancer

  • une douleur persistant depuis plus de 6 semaines

  • un engourdissement, une faiblesse au niveau d’une ou des deux jambes, une difficulté à vider sa vessie (rétention d’urine) ou une perte de contrôle sur la vessie ou les intestins (incontinence), symptômes suggérant une lésion nerveuse

  • fièvre

  • perte de poids

  • une douleur sévère la nuit

  • une douleur chez une personne âgée de 55 ans ou plus, sans explication évidente (comme une blessure)

  • prise de médicaments supprimant le système immunitaire, infection par le VIH ou SIDA, injection de drogues, intervention chirurgicale récente ou blessure, pathologies qui augmentent le risque d’infection

  • difficulté à respirer, pâleur, vertiges, sueurs soudaines, accélération du rythme cardiaque ou perte de conscience, symptômes suggérant un anévrisme de l’aorte abdominale

  • vomissements, douleur abdominale sévère ou encore selles noires ou sanglantes, symptômes suggérant un trouble digestif

  • difficulté à uriner, présence de sang dans les urines ou crampes sévères sur un côté, irradiant vers l’aine, symptômes suggérant une affection des voies urinaires

Quand consulter un médecin

Il convient de consulter immédiatement un médecin en cas de fièvre ou de symptômes suggérant une lésion nerveuse, un anévrisme de l’aorte abdominale, un trouble digestif ou une affection des voies urinaires. Une personne qui présente un autre signe d’avertissement doit voir un médecin dans la journée. Si la douleur n’est pas sévère et que la personne ne présente pas d’autre signe d’avertissement autre qu’une douleur depuis plus de 6 semaines, elle peut attendre quelques jours avant de voir un médecin.

Que fait le médecin

Le médecin pose d’abord des questions sur les symptômes et les antécédents médicaux du patient. Le médecin réalise ensuite un examen clinique. Ce qu’il trouve au cours de l’examen des antécédents et de l’examen clinique suggère souvent une étiologie et les analyses qui doivent être effectuées ( Quelques causes et caractéristiques de la douleur lombaire).

Le médecin pose des questions au sujet de la douleur :

  • Comment est la douleur ?

  • Quelle est son degré d’intensité ?

  • Où siège-t-elle et où irradie-t-elle ?

  • Qu’est-ce qui la soulage ou l’aggrave (par exemple, un changement de position ou le port d’un poids) ?

  • Quand et comment a-t-elle démarré ?

  • Existe-t-il d’autres symptômes (tels qu’un engourdissement, une faiblesse, une rétention urinaire ou une incontinence) ?

Certaines caractéristiques de la douleur peuvent donner des indices quant à une cause possible :

  • Une douleur située dans une région sensible au toucher et aggravée par un changement de position ou lors du port d’un poids est généralement locale.

  • Une douleur n’affectant qu’un côté du dos n’implique probablement pas la colonne vertébrale.

  • Une douleur qui irradie vers la jambe, telle qu’une sciatique, est généralement causée par la compression de la racine d’un nerf spinal.

  • Une douleur modérée ou sévère, non affectée par un changement de position du dos et non accompagnée de sensibilité, peut être une douleur projetée.

  • Une douleur constante, sévère, s’aggravant progressivement et non soulagée par le repos, surtout si elle maintient la personne éveillée la nuit, peut indiquer un cancer ou une infection.

L’examen clinique se concentre sur la colonne vertébrale ainsi que sur l’évaluation des nerfs, jusqu’à l’aine et aux jambes, afin de rechercher d’éventuels signes de compression de racines nerveuses. Les signes de compression d’une racine nerveuse comprennent la faiblesse de l’un des groupes musculaires d’une jambe, des réflexes anormaux (testés en tapant sur les tendons situés sous le genou et derrière la cheville), une moindre sensibilité au niveau de l’aine, une rétention d’urine ainsi qu’une incontinence urinaire ou fécale.

Le médecin peut demander à la personne d’effectuer certains mouvements afin de déterminer le type de douleur. Il peut, par exemple, lui demander de s’allonger, puis de lever la jambe sans plier le genou et ensuite de se lever et de se pencher. Le médecin peut également examiner l’abdomen de la personne, à la recherche d’une éventuelle sensibilité ou d’une masse, notamment chez les personnes de plus de 55 ans, susceptibles de présenter un anévrisme de l’aorte. Chez les hommes, il examine la prostate par toucher rectal et chez les femmes, les organes reproducteurs internes par examen pelvien.

Avec des informations sur la douleur, les antécédents médicaux de la personne ainsi que les résultats de son examen clinique, le médecin dispose des éléments nécessaires pour déterminer la cause.

Quelques causes et caractéristiques de la douleur lombaire

Cause

Caractéristiques fréquentes*

Tests

Causes fréquentes

Entorses et tensions

Douleur qui

  • affecte souvent un côté ou les deux côtés de la colonne vertébrale

  • s’aggrave en cas de mouvement et s’atténue avec le repos

  • apparaît généralement sur des mouvements de levage, de flexion ou de torsion

Un examen médical

Arthrose, parfois avec compression de la racine d’un nerf spinal

Douleur au milieu du dos qui, parfois,

  • descend le long d’une jambe

  • est accompagnée d’un engourdissement et/ou d’une faiblesse

  • est aggravée par la toux, un éternuement ou une distension

Généralement chez les personnes âgées, avec douleur et/ou déformations au niveau d’autres articulations

Radiographies

Fractures par compression

Douleur au milieu du dos, démarrant parfois soudainement

Généralement chez les personnes âgées ou souffrant d’ostéoporose

Radiographies

Hernie discale, généralement avec compression de la racine d’un nerf spinal

Douleur au milieu du dos qui, généralement,

  • descend le long d’une jambe

  • est accompagnée d’un engourdissement et/ou d’une faiblesse

  • est aggravée par la toux, un éternuement, un mouvement d’extension ou de flexion vers l’avant

Un examen médical

Parfois, une IRM ou CT

Sténose lombaire

Douleur au milieu du dos qui

  • est aggravée par le redressement du dos (lorsqu’on marche ou qu’on se penche en arrière)

  • est soulagée par un mouvement de flexion vers l’avant

  • peut descendre le long d’une jambe ou des deux

Généralement chez les personnes âgées

Un examen médical

Parfois, IRM

Spondylolisthésis, parfois avec compression de la racine d’un nerf spinal

Douleur au milieu du dos qui, parfois,

  • descend le long d’une jambe

  • est accompagnée d’un engourdissement et/ou d’une faiblesse

  • est aggravée par la toux, un éternuement ou une distension

Souvent chez les sportifs adolescents ou jeunes adultes, suite à une lésion mineure, ou chez les adultes plus âgés

Radiographies

Fibromyalgie

Douleur et raideur dans de nombreuses régions du corps (pas seulement les lombaires)

Certaines zones sont sensibles au toucher

Souvent, troubles du sommeil

Le plus souvent chez les femmes âgées de 20 à 50 ans

Un examen médical

Causes moins fréquentes

Spondylarthrite ankylosante (inflammation de la colonne et des grandes articulations)

Raideur, souvent pire au réveil

Perte progressive de souplesse au niveau du dos, amenant souvent le dos à se pencher vers l’avant

Parfois rougeur oculaire douloureuse et/ou douleur au niveau d’autres articulations

Souvent chez les hommes jeunes

Radiographies

Analyses de sang

Compression de la moelle épinière

Douleur au milieu du dos

Engourdissement et faiblesse généralement des deux jambes

IRM

Syndrome de la queue de cheval

Engourdissement au niveau de l’aine et autour de l’anus

Perte de contrôle de la vessie et/ou des intestins (incontinence)

IRM

Zona

Douleur au niveau d’une bande de peau, du côté gauche ou droit, mais pas des deux

Généralement des vésicules se formant sur la bande douloureuse quelques jours après le commencement de la douleur

Un examen médical

Cancer

Douleur s’aggravant progressivement, quelle que soit la position ou l’activité

Parfois perte d’appétit et/ou de poids

Généralement radiographie

IRM ou TDM

Infection

  • Au niveau des vertèbres (ostéomyélite)

  • Au niveau des disques (discite)

  • Autour de la moelle épinière (abcès épidural rachidien)

Douleur constante, s’aggravant progressivement, quelle que soit la position ou l’activité

Parfois fièvre et/ou sueurs nocturnes

Souvent chez les personnes qui ont subi une intervention chirurgicale au niveau du dos, qui souffrent d’un trouble immunitaire, qui prennent des médicaments supprimant le système immunitaire ou qui prennent des médicaments par voie IV

Généralement radiographie

IRM ou TDM

Analyses de sang

*Les caractéristiques sont les symptômes et les résultats de l’examen clinique. Les caractéristiques mentionnées sont typiques, mais ne sont pas toujours présentes.

Si la douleur disparaît sans traitement et qu’aucun signe d’alerte n’est présent, il n’est pas forcément nécessaire de procéder à un examen.

TDM = tomodensitométrie ; IV = intraveineux ; IRM = imagerie par résonance magnétique.

Tests

En général, aucun test n’est nécessaire dans la mesure où la plupart des douleurs dorsales sont la conséquence de tensions et d’entorses ou d’autres troubles musculosquelettiques mineurs et disparaissent dans les 6 semaines. Un examen d’imagerie est souvent nécessaire si

  • une autre cause est suspectée.

  • des signes d’alerte sont présents.

  • la douleur dorsale persiste.

les radiographies des lombaires ne montrent que les os. Cela peut aider à détecter des modifications dégénératives causées par l’arthrose, des fractures par compression, une spondylolisthésis ou une spondylarthrite ankylosante. Toutefois, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou la tomodensitométrie (TDM) fournit des images des os plus nettes et, en particulier l’IRM, peut montrer les tissus mous (notamment les disques ainsi que certains nerfs). L’IRM ou la TDM est généralement nécessaire lorsque le médecin recherche un éventuel trouble induisant de légères modifications au niveau des os ainsi que des affections des tissus mous. Par exemple, l’IRM ou la TDM peut permettre de confirmer ou d’exclure le diagnostic de hernie discale, de sténose du canal vertébral, de cancer et généralement d’infection. Ces tests permettent également d’indiquer si des nerfs sont comprimés.

En cas de suspicion d’une compression de la moelle épinière, on réalise immédiatement une IRM. Dans de rares cas, quand les résultats de l’IRM ne sont pas évidents, il est nécessaire de réaliser une myélographie ( Tests à la recherche de troubles du cerveau, de la moelle épinière et du système nerveux : Myélographie) couplée à une TDM. Dans de rares cas, en cas de suspicion de cancer ou d’infection, il est nécessaire de prélever du tissu (biopsie). Occasionnellement, on pratique une électromyographie ainsi que des études de conduction nerveuse ( Tests à la recherche de troubles du cerveau, de la moelle épinière et du système nerveux : Électromyographie et études de conduction nerveuse) afin de confirmer la présence, le lieu et parfois la durée et la sévérité de la compression d’une racine nerveuse.

Prévention

Le moyen le plus efficace de prévenir les douleurs lombaires consiste à pratiquer régulièrement un exercice physique. L’exercice aérobique ainsi qu’un renforcement musculaire spécifique et les exercices d’étirement peuvent s’avérer utiles.

Les activités aérobiques, telles que la nage ou la marche, améliorent le bien-être général et renforcent la tonicité musculaire.

Certains exercices de renforcement et d’étirement des muscles de l’abdomen, des fesses et du dos (muscles centraux) peuvent contribuer à stabiliser le rachis et réduire les tensions sur les disques qui protègent la colonne, ainsi que sur les ligaments qui la maintiennent en place.

Les exercices de renforcement musculaire comprennent l’inclinaison du bassin ou les flexions abdominales. Les exercices d’étirement comprennent l’étirement des jambes en position assise ou l’étirement en amenant les genoux sur le thorax. Les exercices d’étirement peuvent augmenter les douleurs dorsales chez certaines personnes et ils doivent donc être pratiqués avec précaution. D’une manière générale, tout exercice qui provoque ou aggrave une douleur dorsale doit être arrêté. Les exercices doivent être répétés jusqu’à la perception d’une fatigue musculaire légère, mais pas au-delà. Il est important de bien respirer pendant toute la durée de l’exercice. Les personnes qui souffrent de douleurs dorsales doivent demander conseil à un médecin avant de débuter une activité physique.

Exercices visant à prévenir les douleurs lombaires

Inclinaison du bassin

S’allonger sur le dos, les genoux fléchis, les talons sur le sol et le poids sur les talons. Appuyer le dos sur le sol, contracter les fesses (en les soulevant d’environ 1,5 cm du sol) et contracter les muscles abdominaux. Maintenir cette position en comptant jusqu’à 10. Répéter 20 fois.

Flexions abdominales

S’allonger sur le dos, les genoux fléchis et les pieds appuyés sur le sol. Croiser les mains sur la poitrine. Contracter les muscles abdominaux, soulever lentement les épaules à environ 25 cm du sol en gardant la tête en arrière (le menton ne doit pas toucher la poitrine). Puis relâcher les muscles abdominaux, abaisser lentement les épaules. Réaliser 3 séries de 10 exercices.

Étirement genou-thorax

S’allonger sur le dos. Placer les deux mains derrière un genou et le ramener sur la poitrine. Compter jusqu’à 10. Abaisser lentement la jambe et renouveler de l’autre côté. Réaliser cet exercice 10 fois.

Étirement des jambes en position assise

S’asseoir par terre les genoux droits, mais légèrement fléchis (non bloqués) et les jambes les plus écartées possible. Poser les deux mains sur le même genou. Déplacer lentement les mains vers la cheville. Arrêter en cas de douleur et ne pas poursuivre au-delà d’une position qui ne peut être maintenue confortablement pendant 10 secondes. Revenir lentement à la position assise. Faire de même avec l’autre jambe. Répéter cet exercice 10 fois pour chaque jambe.

L’exercice physique peut également contribuer à maintenir un poids idéal. Les exercices de mise en charge peuvent contribuer à préserver la densité osseuse. Ainsi, l’activité physique peut diminuer le risque de développer deux affections susceptibles de favoriser la survenue de lombalgies, l’ostéoporose et l’obésité.

Le maintien d’une posture correcte lors de la position debout ou assise réduit les tensions exercées sur le dos. La position avachie doit être évitée. Le fauteuil peut être ajusté à une hauteur qui permette aux pieds de reposer à plat sur le sol, les genoux légèrement fléchis et le dos bien appuyé sur le dossier. Si le fauteuil ne soutient pas les lombaires, on peut placer un coussin derrière le dos. Il est souhaitable de s’asseoir en ayant les pieds sur le sol, plutôt que d’avoir les jambes croisées. Il faut, de plus, éviter les stations debout ou assise prolongées. Si ces stations debout ou assise prolongées ne peuvent pas être évitées, un changement fréquent de position peut réduire les tensions exercées sur le dos.

Il est recommandé de dormir dans une position confortable et sur un matelas ferme. Les personnes qui dorment sur le dos peuvent placer un coussin sous leurs genoux. Les personnes qui dorment sur le côté peuvent utiliser un oreiller afin de maintenir leur tête en position neutre (non penchée vers le lit ni vers le plafond). Elles doivent placer un autre oreiller entre leurs genoux et fléchir légèrement les hanches et les genoux.

Apprendre la méthode correcte pour soulever les charges permet de prévenir les lésions dorsales. Les hanches doivent se trouver dans l’alignement des épaules (c’est-à-dire non tournées d’un côté ou de l’autre). Il ne faut pas se pencher avec les jambes presque droites en tendant les bras pour attraper un objet. Il convient, au contraire, de fléchir les hanches et les genoux. Se pencher de cette façon permet de maintenir le dos plus droit et d’amener les bras au niveau de l’objet, les coudes étant sur le côté. Ensuite, en maintenant l’objet près du corps, on le soulève en tendant les jambes. De cette façon, ce sont les jambes et non le dos qui portent l’objet. Porter un objet au-dessus de la tête ou exercer un mouvement de torsion en le soulevant augmente le risque de lésion dorsale.

L’arrêt du tabac est également recommandé.

Traitement

Si une cause particulière peut être diagnostiquée, le trouble peut être traité. On administre, par exemple, des antibiotiques pour traiter une infection de la prostate. Il n’existe cependant pas de traitement particulier pour les douleurs musculosquelettiques dues aux tensions et aux entorses, non plus que pour de nombreuses autres causes musculosquelettiques. Mais de nombreuses mesures d’ordre général peuvent s’avérer utiles. Elles sont généralement également utilisées en cas de compression de la racine d’un nerf spinal.

Consignes générales

Les mesures comprennent notamment

  • la modification des activités

  • la prise de médicaments soulageant la douleur

  • l’application de chaud ou de froid sur la zone douloureuse

  • la pratique d’exercices physiques

Si la lombalgie est d’apparition récente, le traitement initial consiste à éviter toute activité entraînant une tension ou une douleur au niveau de la colonne vertébrale, comme le port d’objets lourds et les flexions. L’alitement n’accélère pas la disparition des douleurs et la plupart des spécialistes recommandent la poursuite d’activités modérées. Le repos au lit, s’il est nécessaire pour soulager une douleur sévère, ne doit pas durer plus de 1 ou 2 jours. Un alitement plus long affaiblirait les muscles centraux et augmenterait la raideur, aggravant ainsi la douleur dorsale et prolongeant le temps de récupération. Ni le port d’un corset ni les tractions ne sont efficaces. Les tractions peuvent retarder la guérison.

L’acétaminophène est généralement recommandé pour soulager la douleur, sauf en cas d’inflammation. Dans ce cas, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en vente libre ou sur ordonnance ( Antalgiques non opiacés : Anti-inflammatoires non stéroïdiens) peuvent soulager la douleur et réduire l’inflammation. Si le paracétamol ou les AINS ne soulagent pas suffisamment la douleur, des antalgiques opiacés ( Antalgiques opiacés) peuvent s’avérer nécessaires.

Des myorelaxants, tels que le carisoprodol, la cyclobenzaprine, le diazépam, la métaxalone, ou le méthocarbamol, sont parfois administrés afin de soulager les spasmes musculaires, mais leur utilité est controversée. Ces médicaments ne sont pas recommandés chez les personnes âgées, qui peuvent plus facilement manifester des effets secondaires.

L’application de chaleur ou de froid peut être utile ( Traitement de la douleur et de l’inflammation). Le froid est généralement préférable à la chaleur dans les deux jours qui suivent une lésion. La glace ou la poche de froid ne doivent pas être directement appliquées sur la peau. Elles doivent être enveloppées (par exemple dans du plastique) et placées sur une serviette ou un linge. La glace est retirée après 20 minutes, puis réappliquée durant 20 minutes, sur une période de 60 à 90 minutes. Cette méthode peut être répétée plusieurs fois pendant les premières 24 heures. Du chaud, à l’aide d’une bouillotte, peut être appliqué pendant les mêmes durées. Étant donné que la peau du dos peut être insensible à la chaleur, il convient d’appliquer la bouillotte avec précaution pour éviter les brûlures. Il ne faut pas l’utiliser au moment de se coucher, pour éviter le risque de s’endormir la bouillotte toujours sur le dos.

Un massage peut accélérer la disparition de la douleur musculosquelettique due aux spasmes musculaires, aux tensions ou aux entorses. Certaines études suggèrent que l’acupuncture pourrait offrir des bénéfices similaires, mais d’autres suggèrent peu ou pas de bénéfice. Une manipulation de la colonne, pratiquée par un chiropraticien ou certains autres praticiens (tels qu’un ostéopathe), peut également accélérer la disparition de la douleur due aux spasmes musculaires, aux tensions ou aux entorses. Elle peut, cependant, comporter des risques pour les personnes souffrant d’ostéoporose ou d’une hernie discale.

Après diminution de la douleur, une activité modérée, après avis d’un médecin ou d’un kinésithérapeute, peut accélérer la guérison et la récupération. Des exercices spécifiques visant à renforcer et détendre le dos ainsi qu’à renforcer les muscles centraux sont habituellement recommandés pour empêcher la douleur lombaire de devenir chronique ou récurrente.

D’autres mesures préventives (l’adoption d’une posture correcte, l’utilisation d’un matelas ferme avec des oreillers disposés de façon convenable, l’emploi d’une méthode adéquate pour soulever les charges et l’arrêt du tabac) doivent être mises en place ou poursuivies. En réponse à ces mesures, la plupart des épisodes de douleur dorsale disparaissent en quelques jours à 2 semaines. Tous traitements confondus, 80 à 90 % de ces épisodes se résolvent en 6 semaines.

Traitement de la douleur chronique

Si la lombalgie est chronique, des mesures complémentaires sont nécessaires. Des exercices aérobiques, ainsi qu’une perte de poids, si elle s’avère nécessaire, peuvent être recommandés. Si les antalgiques sont inefficaces, d’autres traitements peuvent être envisagés.

On peut procéder à une électrostimulation nerveuse transcutanée (Transcutaneous electrical nerve stimulation, TENS) ( Traitements antalgiques non médicamenteux). Le dispositif TENS produit une légère sensation de picotement en générant un faible courant oscillatoire. Ce courant peut bloquer la transmission de certaines sensations de douleur de la moelle épinière au cerveau. Le courant peut être appliqué sur la zone douloureuse plusieurs fois par jour, pendant une durée allant de 20 minutes à plusieurs heures par séance, en fonction de l’intensité de la douleur.

Parfois, un corticostéroïde (tel que la dexaméthasone ou la méthylprednisolone) ainsi qu’un anesthésiant local (tel que la lidocaïne) peuvent être injectés à intervalles réguliers dans l’espace épidural, entre la colonne et la couche extérieure du tissu recouvrant la moelle épinière. Ces injections sont plus efficaces pour une sciatique causée par une hernie discale que pour une sténose lombaire. Cependant, elles ne sont en général efficaces que pendant quelques jours à quelques semaines. Elles sont principalement utilisées pour soulager suffisamment la douleur afin de pouvoir démarrer un programme d’exercice physique, qui pourra soulager la douleur à long terme.

Chirurgie pour la douleur dorsale

Si une hernie discale entraîne une sciatique persistante ou chronique, une faiblesse, une perte de sensibilité ou de contrôle de la vessie et des intestins, une ablation chirurgicale du disque (discectomie) et, dans certains cas, d’une partie de la vertèbre (laminectomie) peuvent être nécessaires. Une anesthésie générale est habituellement nécessaire. L’hospitalisation dure en général un à deux jours. Souvent, des techniques microchirurgicales, avec une petite incision et une rachianesthésie régionale (qui n’engourdit qu’une partie spécifique du corps), peuvent être utilisées pour retirer la portion herniée du disque. L’hospitalisation n’est pas nécessaire. Cependant, en pratiquant une incision de taille limitée, le chirurgien peut ne pas avoir une très bonne visibilité et ne pas parvenir à éliminer tous les fragments du disque hernié. Après l’intervention, quelle que soit la technique utilisée, la grande majorité des personnes peuvent reprendre toutes leurs activités après quelques semaines. Plus de 90 % des personnes guérissent complètement.

En cas de sténose sévère du canal vertébral, on peut retirer chirurgicalement une grande partie d’une vertèbre afin d’élargir le canal rachidien. Une anesthésie générale est habituellement nécessaire. L’hospitalisation dure en général 4 à 5 jours. 3 à 4 mois peuvent être nécessaires avant la reprise d’une activité normale. Environ deux tiers des personnes récupèrent de façon complète ou satisfaisante. Quant aux autres, cette intervention chirurgicale prévient l’aggravation des symptômes.

Si la colonne est instable (à cause, par exemple, d’une arthrose sévère), une intervention chirurgicale peut être pratiquée afin de fusionner des vertèbres. Cependant, cette fusion diminue la mobilité et peut entraîner une tension supplémentaire sur le reste du rachis.

Points-clés

  • Les douleurs lombaires sont très fréquentes et généralement causées par un trouble musculosquelettique de la colonne vertébrale ainsi que d’autres facteurs comme la fatigue, l’obésité ou le manque d’exercice physique.

  • Chez les personnes jeunes, elles sont rarement graves et les examens sont généralement superflus, à moins que les symptômes ne persistent plusieurs semaines.

  • Une personne qui présente des signes d’alerte ou qui a plus de 55 ans doit consulter un médecin sans délai.

  • Un renforcement des muscles abdominaux et dorsaux peut contribuer à prévenir les types les plus fréquents de lombalgies.

  • Dans la plupart des cas, l’évitement des activités qui exercent une tension sur le dos, la prise d’antalgiques et parfois l’application de glace ou de chaleur constituent un traitement suffisant.

  • L’alitement prolongé ainsi que les tractions sont susceptibles de retarder la récupération.

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